The Sessions

Écrit par Werner Dejaeghere

The Sessions c’est l’archétype même du film indépendant grand public, sujet tabou et peu exploité donc intéressant pour les cinéphiles comme les amateurs des films du samedi soir, performances d’acteurs à récompense, un grand classicisme au niveau de la mise en scène, des bons sentiments, scènes osé et rarement vu cela donne un tire-larme gênant et lourdingue.

Synopsis:

Mark fait paraître une petite annonce : « Homme, 38 ans, cherche femme pour relation amoureuse, et plus si affinités. En revanche paralysé… Amatrices de promenade sur la plage s’abstenir… ». L’histoire vraie et bouleversante d’un homme que la vie a privé de tout, et de sa rencontre avec une thérapeute qui va lui permettre d’aimer, « comme tout le monde ».

(Source: AlloCiné)

Ben Lewin signe un film qui aurait pu nous intéresser, car le sujet est original et intéressant, mais il raconte de manière trop anecdotique son histoire. On est devant un film légèrement maladroit, car tout ce qui est raconté est mal raconté, voilà pourquoi sa narration et ses images suscite la gêne, car en plus de ça Lewin est pudique.

The Sessions : affiche

Le scénario de départ est bon sauf qu’on s’ennuie très vite la faute à un ensemble lourdingue, c’est rempli de bons-sentiments, c’est maladroit et un peu bête, mais surtout carrément gnangnan. Les personnages manquent de profondeur, ils sont clichés et mal amenés on a beaucoup de mal à s’accrocher à eux, car on ne les comprends pas. Les dialogues sont pompeux et lourdingue, ils sont parfois même d’une bêtise infligeante!

Les acteurs sont mauvais. John Hawkes est bon, il fut et c’est normal nominé au Golden Globe du Meilleur acteur dans un film dramatique, Helen Hunt est mauvaise, elle fut tout de même nominé à l’Oscar et au Golden Globe de la Meilleure actrice dans un second rôle, William H. Macy est toujours juste, Moon Bloodgood est magnifique.

La mise en scène est d’un affreux classicisme et dès qu’elle essaie d’être inventive ça ne prend pas. Ben Lewin filme les corps avec ses pieds, c’est d’une platitude et d’une lourdeur incroyable. La photographie de Geoffrey Simpson est assez jolie. Marco Beltrami signe une B.O. belle et efficace.

The Sessions : photo Helen Hunt, John Hawkes

The Sessions est une bonne idée manqué, car tout y est raté et lourd ou maladroit (on ne sait pas trop). La compassion envers les personnages, la narration plate et ennuyeuse, des dialogues emplis de bon sentiment et gnangnan à souhait et des acteurs dans la surenchère.

Ben Lewin a essayé de porter un regard sur le sexe chez les handicapés sauf qu’il passe à côté de son sujet, il nous signe-là qu’une banale comédie romantique avec pour seul point d’originalité un héros handicapé. Le regard est lourd et maladroit et sa façon de nous la raconter et ennuyeuse. Lewin nous arnaque et signe un film indépendant aussi chiant et cliché qu’un film d’amour grand public.

The Sessions c’est long, jolie, lent, gnangnan, cliché, maladroit, ennuyeux et surtout lourdingue.

The Sessions : affiche

The Sessions de Ben Lewin: 1/5

(sortie le 06/03/2013)

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Filed under Mars 2013

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