16 Ans…Ou Presque

Écrit par Werner Dejaeghere

16 Ans…Ou Presque est la comédie ultra-conne par excellence, car en voulant faire un portrait de l’adolescence en exagérant le trait, le film en devient affligeant de débilité. Malgré tout le premier film de Tristan Séguéla est un petit plaisir qui serait bête de se refuser, car 16 Ans…Ou Presque et tout de même très drôle et amusant, ce qui en ces temps de crise cinématographique est assez rare.

Synopsis:

A 34 ans, Arnaud Mustier, avocat et philosophe, est un symbole de réussite et d’excellence. Pour son frère Jules, 16 ans, il est surtout chiant, très très chiant ! Jusqu’au jour où Arnaud est pris d’étranges pulsions et se découvre quelques boutons d’acné. Le diagnostic tombe : il souffre d’un syndrome rare de puberté tardive. Emporté par un tourbillon hormonal, et en compagnie de son frère et sa bande, il va découvrir la jeunesse qu’il n’a jamais eue.

(Source: AlloCiné)

Avant de parler du film, il faut mettre directement les choses au claire, ce n’est pas parce qu’un film parle de l’adolescence ou mets en scène un ado que c’est un teen-movie (dernier exemple en date Sublimes Créatures, que beaucoup prennent pour un teen-movie, alors que ce n’est qu’un film fantastique pour ado!). 16 Ans…Ou Presque est un pur film comique, ni plus ni moins. Le premier film de Tristan Séguéla est malgré toute sa connerie et tout ses clichés un bon film et une très bonne comédie régressive française qui arrive à nous amuser. Le film ne s’égare jamais et l’ensemble à même un certain charme, on est parfois désolé de tant de débilité, mais tout passe.

16 ans ou presque : Affiche

Le scénario est bon, car très bien écris. Il ne raconte au final rien de très malin et il est même très con, mais tout est très bien raconté et très tenu, c’est un vrai bon scénario. Les personnages sont clichés, car très exagéré. Il n’empêche qu’ils sont assez mal construit et ils leurs manquent cruellement d’épaisseur, ils n’en reste pas moi attachants. Les dialogues sont très inventifs, parfois un peu pompeux. Il y a de vrai invention comique qui font souvent sourire, sans jamais nous rendre hilare.

Les acteurs son très bons. Laurent Lafitte est parfait et prouve qu’il peut vraiment tout jouer, car après avoir était l’amant de Fanny Ardant dans Les Beaux Jours il redevient ado le temps d’un film avec la même aisance de jeu, la plupart des jeunes acteurs sont toujours juste et il y a en même qu’on aimerait revoir dans un autre film, Jonathan Cohen dans le peu de scène qu’il a arrive vraiment a apporté quelque chose à son personnage.

La mise en scène est bonne. C’est assez simple dans sa réalisation, mais il y a pas mal d’effet de style très efficace et très bien fais. La photographie de Pierre Aïm est très jolie, il y a quelque scène très travaillé, mais par moment et surtout sur les scènes en extérieur c’est beaucoup trop simple. Julien Jabre et Michael Tordjman signent une B.O. est bonne et efficace, mais sans grande originalité. Il lui manque le petit truc qui se démarque, car elle ne fait qu’utiliser des hits qui marchent.

16 Ans…Ou Presque n’est pas une surprise, car la bande-annonce vu on n’a vu tout le film. Tristan Séguéla essaye vraiment d’apporter quelque chose de frais à la comédie française comme un Les Gamins, mais le fait qu’il utilise la comédie régressive pour faire rire rebute souvent. Il y un vrai travail d’écriture sur le scénario qui se raconte en toute simplicité, les gags sont drôles, mais jamais hilarant et parfois assez consternant. Au s’amuse beaucoup à condition de mettre son cerveau sur veille.

16 Ans…Ou Presque est une comédie réussi dans la mesure où elle peut plaire à beaucoup de monde, surtout au jeune public et peut même un petit succès à la manière de Les Profs en début d’année. Il y a des idées, une véritable envie de faire un film et pas seulement un film hyper calibré, les intentions de Tristan Séguéla sont louables et même à applaudir, mais l’ensemble reste tout de même très bas du front et parfois désolant de réelle débilité. Quand la comédie française essaye de faire du régressif à l’américaine, ça donne 16 Ans…Ou Presque et c’est plutôt pas mal.

16 Ans…Ou Presque de Tristan Séguéla: 2,5/5

(sorti le 18/12/2013)

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Filed under Décembre 2013

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