The Raid 2

Écrit par Werner Dejaeghere

Autant le dire dès le départ, The Raid 2 est déjà culte. Gareth Evans du haut de ses 34 ans et de son troisième film a déjà marqué au fer rouge (sang) le film d’action et d’art martiaux. On attendait de pied ferme cette suite car le premier avait fais certes sensation, mais n’avait pas réellement convaincu étant donné qu’il n’était pas vraiment raté grâce à des bastons et une réalisation impressionnante, mais pas vraiment réussi non plus la faute à un concept sous forme de huit-clos très bancal. Oubliez le premier The Raid, la suite vient vous mettre un gros uppercut dans la gueule.

Synopsis :

Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels et de fous furieux, laissant derrière lui des monceaux de cadavres de policiers et de dangereux truands, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son tout jeune fils…. Mais il se trompait. On lui impose en effet une nouvelle mission : Rama devra infiltrer le syndicat du crime, où coexistent dans une sorte de statu quo mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de « Yuda », un tueur sans pitié, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d’Uco, le fils d’un magnat du crime indonésien – son ticket d’entrée pour intégrer l’organisation. Sur fond de guerre des gangs, il risquera sa vie dans un dangereux jeu de rôle destiné à porter un coup fatal à l’empire du crime.

(Source : AlloCiné)

Gareth Evans a su nous faire saliver avant qu’on puisse voir son film, à base de bande-annonce finement montée et laissant l’excitation à bonne hauteur puis vint des premiers retours dithyrambiques qui ne mentaient pas, mais qui ne laissé qu’à peine entrevoir la puissance du film. En plus d’offrir un modèle de suite, Evans livre un monument du film d’action, il élabore, fouille son histoire (ce qui n’était pas fort compliqué) pour mêler film de gangster / mafia et film d’art martiaux, c’est là que The Raid 2 impressionne. Le réalisateur fan d’un genre qui n’a jamais été noblement considéré mixe à la manière d’un Quentin Tarantino toutes ses influences, des influences qui vont de John Woo à Johnnie To en passant par Sam Peckinpah pour non pas rendre hommage, mais les refaçonner à sa sauce et ça fait forcément très mal.

The Raid 2 : Affiche

The Raid 2 est un spectacle ultra-jouissif où on commence le sourire au coin des lèvres au premier mort et le souffle coupé au dernier. Gareth Evans fait des arts martiaux un art tout court, une technique de combat qu’il filme avec ses techniques de cinéma pour livrer un travail d’orfèvre. Tout dans The Raid 2 relève du grand cinéma, tout y est travaillé, réfléchi et Evans fait du film d’action une espèce de ballet tout en brutalité couleur rouge carmin. Les coups ici c’est nous qui nous les prenons devant ce spectacle mené tambour battant, mais qui sait prendre son temps. Evans prends un malin plaisir à faire monter ses combats en intensité au fur et à mesure que le récit avance.

The Raid 2 petit film de mafia car il y a ici un scénario très simpliste, mais dès plus efficace. On suit cette histoire de gang et d’infiltration entre Infernal Affairs de Alan Mak et Wai Keung Lau et Donnie Brasco de Mike Newell sans déplaisir qui s’avère même assez prenante. Même si au final on se fout de l’histoire, le réalisateur a eu l’intelligence de ne pas négliger sa narration. Gareth Evans livre un pur film de cinéma et nous régale de bout en bout avec une réalisation totalement maîtrisé et immersive. The Raid 2 c’est aussi un casting de gueule porté par une sorte de surhomme dénommé Iko Uwais sans oublier Arifin Putra qui lui offre un jeu tout en finesse. Ils sont les deux « héros » du film, mais le reste du cast. est vraiment très bon aussi. Le film ne serait sans doute pas grand-chose sans sa musique qui n’hésite jamais à bousculer le spectateur autant que le mise en scène et cela rajoute encore plus d’intensité.

The Raid 2 : Photo Cecep Arif Rahman, Iko Uwais

Le film pourrait est coupé en deux parties, l’une accès sur sa narration avec des séquences de dialogues filmés un peu plus platement, mais qui permet au réalisateur d’approfondir ses personnages et son histoire, mais surtout de nous emmener là où il veut et où nous on veut dans une chorégraphie violente des corps sanguinolent. Si on regarde The Raid 2 c’est avant tout pour ses combats et on est tout sauf déçu, car Evans sait filmer. Toutes les scènes sont très lisibles et sont dosées à la perfection, les combats s’arrêtent ou commencent toujours au bon moment. Gareth Evans offre une sorte de porno du film d’action, car il dépasse toutes les limites pour livrer avec The Raid 2 un film coup de poing, coup de pied, coup de coude, coup de genoux, coup de marteau et même coup de voiture, mais pas que… On était pas prêt pour ça !

The Raid 2 est un film forcément culte et qui ne prendra sans doute jamais une seule ride, car il fait parti de ces grands films qui ne sont pas ancrés dans leurs époque et qui savent traverser les autres. Gareth Evans en plus de livrer un film de passionné, livre une œuvre passionnante et qui va passionner. Un régal de film d’action sous forme de grosse claque. The Raid 2 et d’ores et déjà un monument. Surpuissant.

The Raid 2 (Serbuan Maut 2 : Berandal) de Gareth Evans : 5/5

(sortie le 23/07/2014)

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Filed under Juillet 2014

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