LE LABYRINTHE – The Maze Runner

Écrit par Quentin DIDIER

Parler de « The Maze Runner » sans spoiler revêt de l’exercice de style le plus pointu. Et même en disant cela, j’en dis déja trop. Vous l’aurez compris, je vais me taire… À la prochaine et… Bon film !

Car oui, ce « The Maze Runner » est un bon film ! Dans un monde enseveli d’ « adaptations pour teenager », les places sont chères (sauf pour les moins de 14 ans me direz-vous !). Impossible de s’improviser le digne successeur d’Harry Potter ou d’Edward Cullen… Souvenez-vous, « Vampire Academy » de Mark Waters avait mordu la poussière en début d’année ou encore « Sublimes Créatures » de Richard LaGravenese adapté de « 16 Lunes » était bien loin de les avoir décrochées ! Paix à nos « Les Âmes Vagabondes » de Andrew Niccol également !

Sur le principe, le film a tout de la nouvelle franchise à succès. Premièrement, un casting qui parle ! Malgré leurs petites carrières, les acteurs principaux semblent déja voir été adoptés par le public. Dylan O’Brien arrache la vedette dans « Teen Wolf » alors qu’il n’est même pas le héros principal et Will Poulter a été littéralement inoubliable dans « Le Monde De Narnia : L’Odyssée Du Passeur D’Aurore » de Michael Apted ou « Les Miller, Une Famille En Herbe » de Rawson Marshall Thurber. Ajoutons à cela un melting pot dont en résulte un black, un chinois,un mec de GoT, une fille à l’allure fadasse qui nous rappelle Bella Swan, ou encore un petit obèse qui semble sortir de « Les Goonies » de Richard Donner, et le tour est joué. Deuxièment, il s’agit d’une adaptation d’un livre « Young Adult » mondialement connu et plutôt récent (2012 pour le premier opus). Enfin, troisièmement (quand je vous disais que cela relevait de l’exercice de style !) le film surfe sur une atmosphère sombre. S’il y a quelques années, la mode était au trio amoureux, les adolescents salivent désormais devant les dystopies (no futur my friends !!).

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« The Maze Runner » en action !

« The Maze Runner » est ce que l’on pourrait appeler un film efficace. Il fait son boulot pendant deux heures et nous laisse frustré une fois son temps de travail terminé ! Pendant une demie-heure, l’on pense assister au renouveau du genre. À bas les fioritures, vive le rythme ! Quasiment sans voix, l’on découvre Thomas projeté au sein de ce bloc entouré par un gigantesque labyrinthe… Quel est le but ? Comment sortir ? Trois ans déjà que le bloc se peuple d’un nouveau membre chaque mois. Trois ans déjà, qu’aucun indice n’a été trouvé. Trois ans déjà que les coureurs cherchent une issue le jour… trois ans déjà que certains y meurent la nuit une fois le labyrinthe fermé… Mais la venue de Thomas, va tout changer, pour le meilleur, comme pour le pire ! En cinq minutes à peine, le film pose un nombre incalculable de questions. Si sur le papier, je suis déja conquis, la réalisation de Wes Ball et la Bande-Originale ne cessent de bluffer. Épaté, Subjugué, rien ne semble contrecarrer la bonne marche de la future grande saga pour ados ! Et pourtant… qui mieux qu’un Labyrinthe sait qu’il ne faut jamais croire trop vite à l’arrivée…

Passé cette demie-heure, le film se contente de montrer et non de démontrer. Les choses se passent dans une fluidité navrante. Le labyrinthe, cet élément que l’on croit impénétrable, empli de mystère, s’avère à quelques exceptions près n’être qu’un vieux tas de briques. Il y avait tellement à faire pourtant… Alors oui, c’est divertissant, mais c’est surtout bien frustrant. La noirceur du film s’abaisse d’autant plus quand l’on comprend que ce dernier n’a pas été écrit par une lumière. Dans le même temps, Will Poulter semble n’être que l’ombre de lui même en jouant cette pâle de copie de ses rôles précédents. Si l’arrivée d’une fille dans ce bloc jusqu’alors 100% testostérone ne tombe pas dans les clichés du genre, force est de constater qu’elle est reliée au simple rôle de plante verte. Et ça pour le coup, ça ne s’arrose pas !

Qui s’y frotte s’y pique… Attention aux Grievers !

Et puis, il y a la fin… Cette fin qui vous surprendra si vous n’avez pas pris soin préalablement de vous renseigner sur le titre du second opus bien sûr. Rassurez-vous, malgré la frustration qu’elle engendre, nous assistons à dix bonnes dernières minutes envahies de révélations (après une heure et demie sans grande avancée, il était temps !). Rien à voir avec « Cube » de Vincenzo Natali donc, qui inversement avait su pendant tout le film nous satisfaire et avait laissé de côté le « pourquoi du comment » sans regret (à la vue des opus suivants). Comme pour la plupart de ces films où des gens sont enfermés sans savoir pourquoi, le dénouement est toujours subjectif. L’on peut adhérer, adorer ou le renier. S’il y a quelques instants, je vous disais qu’il n’y avait rien à arroser, c’est que pour moi, ce dénouement part un peu en queue de tir bouchon. C’est presque trop facile… et surtout… ça n’augure rien de bon pour la suite. Une impression de revivre l’époque de « Hunger Games » où le charme du pitch initial s’évade pour laisser place à quelque chose d’autres, quelque chose de (SPOILER) plus grand !

À défaut d’être un grand casse tête chinois, ce « Le Labyrinthe » est un pur divertissement américain. Contrairement au Maze Runner, nous n’espérons jamais le finir tant c’est jouissif. Que l’attente va être longue pour la suite…

P.S. : Ce film m’a étrangement (c’est vraiment du côté du ressenti final) fait pensé à « The Killing Room » de Jonathan Liebesman que je vous conseille vivement.

LE LABYRINTHE (2,75/5) – Réalisé par Wes Ball – Date de Sortie : 15 Octobre 2014 

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Filed under Octobre 2014

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