FLOP 2014

Écrit par Werner Dejaeghere

2014 année cinématographique qui s’annonçait comme assez pauvre et surtout à l’agenda  en apparence chargé de mauvais films, résultat il ne fallait pas se fier aux apparences, car si les mauvais films étaient bel et bien présent (comme chaque année), il s’avère que ce n’est pas forcément ceux que l’on croyait. Et oui cette année c’était une année intermédiaire entre 2013 qui était excellente quand les films étaient bons (et ils étaient légions) et les mauvais étaient exécrables, en attendant 2015 qui s’annonçe énorme.

Je dis tout ça, mais je dois avouer de pas être totalement un bon spectateur pour le coup, car si l’année dernière ça me plaisait d’aller voir de mauvais film juste pour le plaisir de les descendre ou me rendre compte par moi même à quel point ils étaient mauvais, en 2014 j’ai privilégié les bons films. Donc c’est normal que ne se trouve pas dans ce Flop : Annabelle de John R. Leonetti, Divin Enfant de Olivier Doran, Dracula Untold de Gary Shore, Tarzan de Reinhard Klooss, SMS de Gabriel Julien-Laferrière, Piégé de Yannick Saillet, Grace De Monaco de Olivier Dahan ou encore The Ryan Initiative de Kenneth Branagh qui sont considérés souvent comme très mauvais ou au mieux juste mauvais, je les ai tout simplement pas vu par manque d’envie, de courage et surtout de temps.

Il est temps de dévoilé ce Flop 2014 en allant du meilleur des mauvais au pire des pires. C’est parti pour mes 20 daubes de l’année… (en cliquant sur les titres soulignés en bleu, vous tomberez sur la critique complète du film)

20. Et (Beaucoup) Plus Si Affinités de Michael Dowse (What If)

En soit, What If n’est pas désagréable à regarder et ce laisse voir sans problème, mais Michael Dowse en apportant non seulement une romcom déjà vu ajoute à cela des personnages absolument abject auxquels on juste envie de leurs dire « ta gueule ! », sans parler des situations gênantes et pas drôle. Malgré une certaine légèreté qui aurait pu fonctionner si le film n’était pas aussi repoussant et un Daniel Radcliffe réellement bon, What If est un petit objet qu’on aimera détester tellement il fait tout pour paraître bien.

19. Match Retour de Peter Segal (Grudge Match)

Il y a certainement eu pire cette année je dois bien l’avouer, j’ai même ri une voir deux fois, mais Match Retour m’a d’abord gonflé et puis étonnamment rendu triste la faute à Peter Segal qui ne rends pas hommage à Rocky, Raging Bull, mais surtout Sylvester Stallone et Robert De Niro (mon acteur préféré), non il offre une invitation à se ridiculiser autre travers de scènes pas drôle et surtout d’une infinie lourdeur. On aurait pu avoir avec un Match Retour un chouette petit délire pour les fans de l’univers, des films, un retour au source dans une sympathique, mais non Segal rate tout. Et en plus de ça le film essaye de sortir une espèce de critique du système hollywoodien à laquelle on ne croit pas une seule seconde. On sauvera de ce film Alan Arkin et Camden Gray qui sont géniaux.

18. The Face Of Love de Arie Posin

La romcom cette année c’était compliqué, The Face Of Love se place elle aussi comme un film très classique dans le genre, fin un film façon de parler, on est plus ici devant un téléfilm qui arrive en salle que grâce à son casting. Même le casting (en roue libre) n’y peut rien, Arie Posin signe une comédie romantique sans une seule once de charme qui ennuie et surtout mets mal à l’aise dans son propos. Téléfilm de luxe doté d’une trame mode Vertigo, mais Posin ne maîtrise rien et encore moins son film. Le seul bon point du film ira à Ed Harris particulièrement fascinant.

17. Les Trois Frères, Le Retour de Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus

Les Inconnus font leur retour 18 ans après le premier film et il faut bien le dire, ils font peine à voir certes Les Trois Frères, Le Retour est amusant par moment car les trois bougres savent faire rire, mais leur film n’est rien d’autre qu’un assemblage de sketch sans réelle continuité d’où une histoire qui nulle part et se fondant sur trois idées pour faire tenir tout ça. En plus d’être souvent très lourd, Les Trois Frères, Le Retour est totalement ringard. 1H45 où l’on ce demande un peu ce qu’on fait là d’autant que le plaisir de revoir Les Inconnus cache la misère du film pas plus de quinze minutes.

16. Sarah Préfère La Course de Chloé Robichaud

D’habitude j’aurais tendance à sauver les films d’auteurs français un peu ennuyeux dû un rythme plat qui passionne guère, sauf qu’ici c’est québécois et en plus de ça il lui manque quelque chose, bien malin celui qui trouvera quoi tant le film pose des questions et surtout Sarah Préfère La Course est désespérément plat. Chloé Robichaud aborde ses thèmes avec une grande subtilité à tel point que le film paraît passif, comme si elle en avait juste rien à foutre de ce dont elle parle ou qu’elle montre. L’ennui est bel et bien présent dans Sarah Préfère La Course où faire un relais de visionnage semble la meilleure idée pour ne pas s’endormir.

15. Heli de Amat Escalante

Audacieux film qu’est Heli dans sa peinture du Mexique au travers d’image crue où la dénonciation emprunte beaucoup au documentaire, mais voilà à côté de ça Amat Escalante justement récompense du Prix de la Mise en scène à Cannes en 2013 propose du vraie bon cinéma où plan-séquence s’allie au propos, ce qui fait un peu tâche dans on dirait plus un exercice de style qu’autre chose. Heli est aussi doté d’un ennuie mortel, jamais il n’intéresse vraiment et pourtant la démarche était louable. Avec ce film Escalante ne laisse aucun souvenir.

14. Shirley, Un Voyage Dans La Peinture D’Edward Hopper de Gustav Deutsch (Shirley: Visions Of Reality)

Le projet de Gustav Deutsch était réellement très intéressant, proposer des tableaux vivants au travers des peinture d’Edward Hopper, ce qui était une assez bonne idée se transforme vite en un film sans intérêt où l’on s’ennuie ferme. Shirley: Visions Of Reality ne raconte absolument rien (ou plutôt donne un semblant de substance) et se révèle bien vain. Évidemment on soulignera l’esthétique du film absolument parfaite, mais ça ne compense l’ennuie polie qu’on l’on aura devant ce qui est plus une œuvre d’art qu’un film.

13. Puzzle de Paul Haggis (Third Person)

Certainement le film le plus long de 2014, 2H16 qui paraissent durer un siècle tant le film n’avance jamais. Third Person avait pourtant énormément de potentiel, il est donc d’autant plus triste de la mettre dans ce classement, mais Paul Haggis muni d’un casting de star (Liam Neeson, Adrien Brody ou encore Mila Kunis et Olivia Wilde) et surtout d’un scénario qui laissé entrevoir un grand film sur l’amour, mais non Third Person c’est tout d’abord de très mauvais acteur sauf Neeson qui n’a plus joué aussi bien depuis un bail, mais surtout des intrigues insignifiantes. Haggis signe un film très ennuyeux et surtout inintéressant malgré toute sa bonne volonté.

12. I, Frankenstein de Stuart Beattie

Énième relecture moderne de personnage mythique I, Frankenstein se tient là dans toute l’inutilité de la chose. Ennuyeux, laid et surtout inintéressant voilà tout le film de Stuart Beattie qui n’arrive même pas à divertir. Il n’y a rien d’autre à dire sur ce film si ce n’est qu’on en a rien à foutre. Il n’y a rien à sauver dans ce gros nanar qui n’en pas vraiment un. Aïe Frankenstein !

11. Lovelace de Rob Epstein et Jeffrey Friedman

Ah un biopic, que serait le cinéma sans eux, souvent très inutile et guère informatif Lovelace n’échappe pas la règle, ici on oscille entre raconté la personnalité de Linda Lovelace et raconter les événements autour du film Gorge Profonde bref vous l’aurez compris on ce fait chier ! Le duo Epstein/Friedman livre (pour faire dans le sujet) un film sans aucune profondeur si ce n’est dans son classicisme extrême. Illustration toc des 70’s, deux, trois voitures, des costumes et un néon reconstitution au top de la nullité pour un film construit au bulldozer sans aucun recul. Lovelace est un bien mauvais biopic, mais surtout un mauvais film avec en prime un casting ridicule.

10. Ablations de Arnold de Parscau

Arnold de Parscau a eu cette bonne idée de faire de son film, une espèce de trip influencé par David Lynch, le gros problème c’est que malgré toute la beauté de la chose ça ne convainc pas une seule seconde. Ablations ne va nul part pourtant il y avait plein de possibilité dans ce qu’il proposait, mais De Parscau surnage et signe une espèce de thriller de genre sombrant dans le grotesque. Tournant constamment en rond, n’intéressant jamais vraiment, Ablations ne s’affirmant jamais finit forcément par ennuyer. On saluera tout de même le travail esthétique.

9. Avis De Mistral de Rose Bosch

Rose Bosch signe non pas un film, mais ce qui ressemble plutôt à une longue pub pour l’huile d’olive Puget ou toute forme de cinéma est absente. Avis De Mistral est un cinéma de région comme on en fais et comme ne devrait plus en faire tellement c’est ringard dans ce que ça véhicule, Bosch y ajoute une sous-intrigue sous forme de retrouvailles familiales aussi indigeste qu’un Ricard resté trop longtemps au soleil. Avis De Mistral est tout simplement nul !

8. À Coup Sûr de Delphine de Vigan

À coup sûr Delphine de Vigan de fera pas carrière surtout quand on voit son À Coup Sûr qui est d’une pauvreté à tout les niveaux. Plutôt bien dialogués certes avec un casting assez agréable, mais son côté comique sans l’être tout en voulant l’être est bizarre ce qui en plus de ne rien donné est complètement ratée. À Coup Sûr fait parti de ces films « aussitôt vu, aussitôt oublié ».

7. Un Éte À Osage County de John Wells (August: Osage County)

Le film le plus épuisant de l’année, le plus bruyant, le plus classique peut-être aussi, John Wells dépoussière vieux film hollywoodien dans une réunion familiale de presque 2H où l’hystérie est totale et où tout le monde en fais des tonnes, Un Éte À Osage County est totalement ridicule dans tout ce qu’il raconte et montre. Gênant quand il est essaye d’être drôle, drôle quand il essaye d’être sérieux, balayant les enjeux les plus intéressant du film en cinq minutes tout dans ce film va dans l’outrance et la lourdeur. J’aurais pu parler du casting, mais non car c’est en parti à cause que le film est ce qu’il est… un supplice.

6. The Baby de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (Devil’s Due)

J’y sauverais le début qui est assez amusant à regarder, mais au-delà du fait soit très mauvais comme peut l’être les pires found-footage le gros problème de The Baby c’est qu’on arrive pas une seule seconde à s’y accrocher tellement c’est vide. Deux réalisateurs pour accoucher d’un film raté dans tout ce qu’il entreprends, incroyablement moche et surtout jamais crédible. La peur est évidemment au abonné absent.

5. Sous Les Jupes Des Filles de Audrey Dana

Une épreuve pour les nerfs que fut ce Sous Les Jupes Des FillesAudrey Dana ce joue des clichés pour mieux les embrassé où tout est d’une aberrante bêtise en plus d’être lourdingue à souhait. Sous Les Jupes Des Filles c’est une succession de sketch raté et pas drôle en plus d’être incroyablement con. Dana signe une espèce de comédie fait pour la femme, les ménagères y ont certainement trouvé leurs comptes, les autres trouvé l’ennuie.

4. La Liste De Mes Envies de Didier Le Pêcheur

Le précédent avait au moins l’intelligence d’être moderne, La Liste De Mes Envies est lui ringard, à base de femme qui aime la couture,  découvre les blogs, veule des centrales vapeur, bref ce film est clairement à rayer de la liste de vos envies. Didier Le Pêcheur signe une espèce de long reportage Sept-À-Huit qui n’en finit plus et qui n’intéresse pas une seule seconde. On pourrait se raccrocher au charme d’une comédie sans prétention, mais même pas étant donné que La Liste De Mes Envies n’est pas une comédie, plutôt un film social (raté) aux accents comiques. Le Pêcheur livre un film insupportable te bien inutile.

3. La Légende D’Hercule de Renny Harlin (The Legend Of Hercules)

Si vous n’avez pas compris juste en regardant l’affiche que ce film était une daubasse sans nom, vous pouvez filer chez un opticien et vite ! Renny Harlin mixe 300 et Gladiator dans une surenchère qui pique les yeux. On dirait rien d’autre sur La Légende D’Hercule sauf pour dire que c’est bel et bien une merde.

2. Gimme Shelter de Ron Krauss

Ridicule est le maître mot de Gimme Shelter qui entre son casting en roue libre qui joue de leurs transformations physique et une morale dégoulinante de bon sentiment à rajouter à ça une espèce de puritanisme caché, vous obtenez le film le plus repoussant de 2014. Ron Krauss avait pourtant de quoi faire un beau film sur la vie de cette ado cassée par la vie, mais en étant involontairement drôle à force d’en rajouter des tonnes, Gimme Shelter ne touche jamais et atteint les sommets du ridicule. Une grosse purge.

1. Adieu Au Langage de Jean-Luc Godard

Sans allez jusqu’à dire comme Durendal « c’est amusant que le personnage principal de son film soit un chien, parce qu’il est temps de le faire piquer… Je veux dire, c’est une catastrophe… à ce niveau-là, c’est… y faut… Ouais ! Injection létale, ouais. Cette espèce de vieux con, là, qui se permet de donner des leçons de cinéma à tout le monde, alors qu’il maîtrise même pas son outil à la base… », je vais pas être aussi méchant et pourtant il y a de quoi ! S’amusant avec la 3D pour nous brûler les yeux et nous retourner la tête, Godard nous sert un pensum philosophique chaotique où ce côtoie le rien et le vide. Torture 1H20 qui en paraissent trois tellement c’est pesant, le plus irritant avec Adieu Au Langage qui est un objet détestable sur tout ce qu’il entreprend, c’est que Godard maîtrise tout ! Tout pour nous livrer ça, c’est assez exaspérant. Il aurait mieux fais d’aller passer une journéed au Futuroscope pour jouer avec les nouvelles technologies.

Et Quentin qui a été beaucoup moins en salle que l’année dernière a comme souvent des goûts qui vont à l’encontre de la masse, mais cette année il a aussi réussi à la rejoindre ce qui prouve bel et bien que 2014 était une année intermédiaire en attendant 2015, non c’est vrai ça n’a pas de sens ce que je viens de dire, mais comme c’est tout des films autant dire n’importe quoi !

Flop 2015 de Quentin :

1. Ida de Pawel Pawlikowski

2. The Two Faces Of January de Hossein Amini

3. Supercondriaque de Danny Boon


4. Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu de Philippe de Chauveron


5. Les Gardiens De La Galaxie de James Gunn

Et voilà pour les pires films de 2014 qui ont chacun à leurs manières su nous ennuyer et surtout démontrer toute leurs nullités pour notre plus grand malheur.

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