Category Archives: Août 2013

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde

Écrit par Werner Dejaeghere

Le Dernier Pub Avant LA Fin Du Monde est et de loin la comédie de l’année et peut-être même de la décennie, ni plus ni moins. Edgar Wright conclu sa « trilogie » Cornetto (The Three Flavours Cornetto Trilogy), « trilogie » débuté avec Shaun Of The Dead (culte) et suivi par Hot Fuzz (moins connu, mais bien mieux), ils ont pour seuls rapport les Cornetto (forcément!), le gag de la palissade pas assez solide, mais surtout le trio Edgar WrightSimon PeggNick Frost et bien sûr les trois films sont des parodies ou plutôt des hommages de genre (zombie, policier et maintenant science-fiction). Ce Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde est une comédie sur fond de S.F. de genre invasion (oui Wright est un geek), la science-fiction n’est bien sûr qu’un prétexte pour réaliser une comédie et tout simplement amuser…ce qui est totalement réussi.

Synopsis:

L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde). Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L’incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd’hui de son meilleur ami d’antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi. Gary est comme un poisson dans l’eau. Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d’une pinte chacun par pub. À leur arrivée à Newton Haven, le club des cinq retrouve Sam, la sœur d’Oliver pour qui Gary et Steven en pincent toujours. Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d’accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c’est l’avenir, non seulement le leur, mais celui de l’humanité entière, et arriver à «La Fin du Monde» devient le dernier de leurs soucis…

(Source: AlloCiné)

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde est avant tout un pur bijou d’écriture, car tout du scénario au mouvement des corps, en passant par les dialogues et les répliques est d’une extrême précision, on pense même à Mel Brooks. Edgar Wright signe une comédie hilarante, mais aussi d’une intelligence exceptionnelle au niveau de la technicité, il nous offre quelque chose de très populaire tout en imprégnant son film à 100% de son univers geek, il arrive à toucher tout le monde avec un objet S.F. complètement barré, car cet homme (et Simon Pegg, qui est co-scénariste) à tout compris à la comédie.

Le Dernier pub avant la fin du monde : Affiche

Le scénario est très bon, c’est un bijou d’écriture où tout est formidablement bien construit. Tout est calculé pour faire rire au bon moment et surtout au moment voulu. Les personnages sont très écrits, d’une grande profondeur et surtout d’une grande humanité. Ils sont terriblement attachants, on se prends directement d’amour pour ces quadra grisonnant. Les dialogues sont hilarant et très inventif, mais le plus impressionnant c’est que ça l’est durent tout le film.  On ne peut s’empecher de rigoler devant dans de bonne idées.

Les acteurs sont très bons. Simon Pegg est parfait et avec quelque expérience en plus que les autres prouve qu’il est un des meilleurs acteurs comiques moderne et que par bribes (car le film ne lui laisse pas l’exploiter) il est un très bon acteur dramatique, Nick Frost est très bon est apporte énormément de profondeur à son personnage, Paddy Considine est bon, mais un peu trop en retrait par rapport à la douce folie qu’il peut apporter, Rosamund Pike est à côté, Eddie Marsan est bon, Martin Freeman est toujours juste, mais il encore quelque tic de jeu assez déplaisant.

La mise en scène est très bonne. D’une intelligence rare, la mise en scène est au service de la narration et apporte beaucoup d’effet à certains gags. Elle est surtout très précise, voir chorégraphié et maîtrisé. La photographie de Bill Pope est très belle, mais encore une fois c’est très sombre. Il n’empêche qu’il y a un travail assez exceptionnel sur la lumière. Steven Price signe une B.O. à l’image du film survolté et ultra-efficace.

Le Dernier pub avant la fin du monde : Photo Eddie Marsan, Martin Freeman, Nick Frost, Paddy Considine, Simon Pegg

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde est un film complètement fou, qui se démarque des autres comédies de par son intelligence et son très bon dosage des tons qui alternent à la perfection comédie pure, action et moment plus intimiste. Le film d’Edgar Wright est un vrai travail d’auteur qui fait même parfois pensé à du Tarantino (le twist de milieu de film est aussi surprenant que celui de Une Nuit En Enfer).

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde est un peu le mélange des derniers films de Wright, car il a appris et utilisé ses connaissances pour faire son film de la meilleure des façons. Il a le classicisme très anglais de Shaun Of The Dead, l’inventivité comique de Hot Fuzz et surtout la technique très chorégraphié et libre (tout en restant très précise) de Scott Pilgrim. Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde est le film qui fait réellement décollé la carrière d’Edgar Wright, car c’est un peu le film de la maturité et c’est ici qu’il arrête d’être un auteur qui fait des films et se transforme en un vrai (bon) réalisateur. Le Dernier Pub Avant LA Fin Du Monde est un vrai régal durant lequel on ne s’ennui jamais et où on rigole tout le temps, le genre de comédie comme on en aimerait voir plus souvent. Edgar Wright nous offre un film survolté et hilarant…la comédie de l’année!

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde de Edgar Wright: 5/5

(sorti le 28/08/2013)

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Red 2

Écrit par Werner Dejaeghere

Red 2 est le divertissement qu’on attendait plus et pourtant rien ne destinait le film de Dean Parisot a être l’un des meilleurs film de l’été, car après le premier et mauvais Red cette suite suite on ne l’attendait vraiment pas. Red 2 même si il est très mal réalisé passe comme une lettre à la poste et est même très réussi, Dean Parisot alterne avec rythme et brio les séquences d’humour et d’actions sans jamais ennuyer.

Synopsis:

Lorsque l’agent retraité de la CIA Franck Moses apprend la mort de son ancien collègue Marvin, il se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter qu’il va au-devant de gros problèmes… Arrêté et interrogé par le FBI au sujet d’un mystérieux « Projet Nightshade », il ne doit son salut qu’à l’intervention de Marvin qui avait simulé sa mort. Ils se lancent alors dans une course poursuite à travers le monde pour découvrir le secret du « Projet Nightshade ».

(Source: AlloCiné)

Red 2 est un « petit » blockbuster où tout le monde semble s’amuser et donc forcément nous amuse. C’est très facile et son scénario est des plus basiques, mais le film de Dean Parisot est une réussite totale dans ce qu’il entreprends d’être, c’est-à-dire un divertissement simple et bourrés d’action tout en nous offrant des acteurs grisonnant remit au goût du jour. Le film est souvent très drôle, le plus souvent grâce à John Malkovich, mais surtout grâce à un bon sens de la comédie. Le scènes d’action intéresse certes moins, mais elles se regardent sans déplaisir et l’ensemble est même très accrocheur. Il y a parfois quelques longueurs et la fin va à quelques facilités, mais on passe un bon moment.

Red 2 : Affiche

Le scénario est très bon, car avec une intrigue toute simple et une approche classique, le film accroche et ennuie jamais. Il cale parfois en route, mais ne manque pas rythme. Les personnages sont bien écrits, ils leurs manquent un peu d’épaisseur. Ils sont attachants et surtout ils s’accordent parfaitement entre eux. Les dialogues sont souvent très drôles et surtout très bien construit. C’est souvent très inventif, même si c’est parfois des gags un peu usé.

Les acteurs sont très bons. Bruce Willis cabotine un peu, mais on s’y est habitué, John Malkovich est parfait en trublion siphonné, Mary Louise-Parker est bonne, mais si on l’a connu plus expressive, Helen Mirren est sublime et illumine le film dès son apparition et même si elle a peut a joué, elle le joue bien, Anthony Hopkins surjoue en permanence, Catherine Zeta-Jones est mauvaise, elle ne fait que jouait de ss charmes sans rien apporter à son personnage, Byung-Hun Lee est la grosse énigme, on ne c’est pas si c’est un mauvais acteur ou si il est juste mauvais dans ce film ci, car dans le récent J’Ai Rencontré Le Diable il était très bon, Neal McDonough est juste très mauvais. À noter aussi la seule séquence de David Thewlis où il est vraiment excellent.

La mise en scène est mauvaise. Certes il y a rien à filmer, mais il n’y a jamais une seule idée de mise en scène et ça rend même parfois certaines scène assez plate. C’est très mal réalisé. La photographie de Enrique Chediak est assez jolie, mais peut s’avérer être parfois des plus banale, il y a quelque touche assez belle à voir par moment. Alan Silvestri signe une très bonne B.O., mais qui ne s’accorde pas bien avec le reste du film. C’est souvent une musique bêtement collé sur une scène, mais il reste encore une fois très efficace.

Red 2 : Photo Bruce Willis, John Malkovich, Mary-Louise Parker

Red 2 est une grosse surprise, car on s’attendait vraiment à ce qu’il soit si bon et pourtant ce joyeux blockbuster et un divertissement de très grande qualité comme on devrait en faire plus souvent. Dean Parisot à réussi à détourner ce qui faisait le ratage du premier et nous offre un film sympathique et très réussi, sans révolutionner le cinéma Red 2 est un plaisir qu’il serait bête de se refuser. La force du film se sont surtout ses acteurs qui y croient et nous amuse tout s’amusant.

Red 2 est avant tout très bien écrit, tout y est très simple et même assez classique et pourtant tout fonctionne, on prends un vrai plaisir à suivre ces vieux briscards de Paris à Mouscou. Dean Parisot signe un film pas aussi bête qu’il en a l’air, car au-delà tu fais que c’est quand même assez simpliste dans ce qu’il raconte et dans sa réalisation, le film à une vraie intelligence dans l’écriture et dans le sens du gag. Red 2 est un enchantement, car c’est le genre de blockbuster qui fait toujours mouche et qui nous emballe forcement.

Red 2 de Dean Parisot: 4/5

(sortie le 28/08/2013)

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Magic, Magic

Écrit par Werner Dejaeghere

Magic, Magic est une sacré surprise et certainement pas dans le bon sens du terme, car au vu de sa bande-annonce on s’attendait à un thriller psychologique à l’ambiance malsaine et poisseuse, presque à du Polanski. Sebastián Silva nous offre un thriller alambiqué et raté qui ressemble plus à un remake fauché du déjà très mauvais Carrie Au Bal Du Diable. Le réalisateur avec ses références essaye d’offrir un digne successeur au grand thriller, mais en vain.

Synopsis:

Pendant ses vacances au Chili, Alicia, une jeune américaine réservée, se retrouve embarquée par sa cousine Sara et sa bande d’amis sur une île isolée.
Personne ne fait vraiment d’effort pour intégrer Alicia. Elle se replie de plus en plus sur elle-même et commence à perdre peu à peu ses facultés mentales sans que le groupe n’y prenne garde…

(Source: AlloCiné)

Au-delà du fait que c’est raté, Magic, Magic est réellement incompréhensible, car rien est expliqué. Sebastián Silva signe un énigme trop flou au niveau de son scénario qui va nul part et ses personnages qui sont très bien construit, on les comprends pas. Magic, Magic a comme oublié de nous raconter le début de son histoire et nous balance une situation qu’on doit essayer de comprendre sur le tas, mais surtout le film de Sebastián Silva ne cherche pas de solution que sur sa fin qui va dans la facilité.

Magic Magic : Affiche

Le scénario est mauvais. On comprends rien et il y a un moment où on essaye même plus de comprendre, on regarde les images. Malgré tout le film se laisse suivre sans que l’on s’ennuie. Les personnages sont très bien construit et sont d’une grande profondeur, mais ils sont très mal amenés. On n’explique pas leurs motivations et c’est vraiment dérangeant. Les dialogues sont bien écrit. Parfois simple et même drôle, ils disent juste ce qu’ils faut sans en dire trop, ni ennuyer.

Les acteurs sont très bons. Juno Temple continue son exploration des personnages borderlines et le joue a merveille, Michael Cera est très bon en jeune homme quelque peu dérangé, Emily Browning est à côté, malgré tout son talent elle apporte peu à son personnage, Augustín Silva est toujours juste et apporte beaucoup de fraîcheur au film, Catalina Sandino Moreno est bonne.

La mise en scène est très bonne. C’est d’ailleurs un des gros attraits du film, plein d’inventivité et assez impressionnante par moment. La photographie de Christopher Doyle (directeur de la photographie de quasiment tout les Wong Kar-Wai et quelques Gus Van Sant) est très belle, il y a un vrai travail sur la lumière qui crée une véritable ambiance. Daniel Bensi signe une B.O. efficace, mais trop minimaliste pour pleinement convaincre.

Magic Magic : Photo Emily Browning, Michael Cera

Magic, Magic est pas l’objet ultra tendu auquel on s’attendait, mais un film qui essaie de se créer sa propre identité tout en restant fort accrocher à ses références. Sebastián Silva signe un film aux intentions louables, mais ils n’arrivent jamais à aller au bout de ses idées à cause du manque d’explication. Toutes les tentatives d’essayer de créer quoique ce soi au profit de la narration est vaine et même complètement raté, car le film est trop flou pour créer quelque chose.

Magic, Magic était un film plein de promesse et qui au final n’en tiendra aucune, la faute à un scénario trop brouillon et aux idées pas très clair. Le film est un mystère pour le spectateur à tout les niveaux, ce qui ne serait pas un problème si il se dévoilerait au fil de l’histoire, mais non. Sebastián Silva ne fait que filmer avec certes un certains talent une histoire qui va nulle part et qui fini par nous perdre, il manque au film une intensité et une vraie accroche qu’on ne trouvera jamais. Magic, Magic est tout simplement raté, rien de plus rien de moins.

Magic Magic : Affiche

Magic, Magic de Sebastián Silva: 1/5

(sortie le 28/08/2013)

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Alabama Monroe

Écrit par Werner Dejaeghere

Alabama Monroe est d’ores et déjà l’un des plus grand film de l’histoire du cinéma belge. Félix Van Groeningen nous revient après son très remarqué La Merditude Des Choses avec une ballade country déchirante au cœur de la maladie et de l’amour. Alabama Monroe ne laissera pas indifférent, car on a rarement vu un film aussi bouleversant et qui traite avec une immense justesse de la maladie et surtout de l’amour sans jamais tomber dans le pathos. Entre deux éclats de rire et de musique bluegrass, Félix Van Groeningen nous terrasse d’émotions.

Synopsis:

Didier et Élise vivent une histoire d’amour passionnée et rythmée par la musique. Lui, joue du banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l’Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle…

(Source: AlloCiné)

Alabama Monroe est d’une grande simplicité dans son ensemble et c’est avec cette simplicité tout en y ajoutant une force brute des émotions qu’il arrive à toucher au plus profond du spectateur. Félix Van Groeningen signe un mélodrame sur la mort et  l’amour qui est d’une justesse incroyable, pendant 1H50 on voit des choses tragiques et bouleversante sans jamais se dire qu’il y a trop de drame dans le drame et il ne paraît jamais lourd. Alabama Monroe a avant tout l’intelligence de ne jamais virer dans le pathos.

Alabama Monroe : Affiche

Le scénario comme dans La Merditude Des Choses fait des allers-retours dans le temps pour mieux sublimer le présent, les personnages sont un peu écrits, mais d’une grande profondeur et d’une humanité certaines, ils sont d’une vérité extraordinaire.  Les dialogues sonnent toujours juste et surtout ils ne sont jamais lourdingue, malgré les pièges du sujet. On est impressionné par la force des mots.

Les acteurs sont très bons. Johan Heldenbergh est parfait et démontre qu’il a des meilleurs acteurs belge de sa génération, Veerle Baetens est magnifique en mère usé et en femme joyeuse, la petite Nell Cattrysse est très bonne et malgré son très jeune âge, son jeu impressionne plus d’une fois.

La mise en scène est très bonne. Même si ça ne décolle jamais vraiment, le mise en scène tout en pudeur apporte beaucoup d’émotions. La photographie de Ruben Impens est assez jolie, mais trop simple pour pleinement convaincre. Il manque au film la petite touche qui le rendrait sublime. Bjorn Eriksson signe une B.O. ultra-efficace et surtout superbe. Le bluegrass c’est avant tout de la country et la country c’est de la musique humaine et chaleureuse, à l’image du film.

Alabama Monroe : Photo Johan Heldenbergh, Veerle Baetens

Alabama Monroe est le plus américain des films belge et est un voyage au cœur des plaines (oui c’est des champs et alors?) flamande ou un voyage rempl(a)i(ne) de tragédie au cœur des Flandres. Félix Van Groeningen nous montre les méandres de l’amour et la folie que peut engendrer le malheur un peu comme dans Bellflower de Evan Glodell, la sauce trip fin du monde en moins.

Alabama Monroe est (avec Dead Man Talking) la surprise belge de l’année et dans les deux cas, l’émotion prime. Le film tire toute son intensité émotive de sa force brute et de ses émotions à fleur de peau, on se croirait même parfois chez Malick dans la profondeur des personnages et l’aura qu’ils dégagent, bien sûr Félix Van Groeningen ne fait pas dans le lyrisme. Alabama Monroe est un film terrassant d’émotions, mais qui n’oubli d’être joyeux. L’image de fin est un crève cœur rempli d’espoir.

Alabama Monroe de Félix Van Groeningen: 4/5

(sorti le 28/08/2013)

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LES FLINGUEUSES – Ça vaut pas 2 balles !

Écrit par Quentin Didier

En matière de goût, les Américains et nous, ne semblent pas du tout être sur la même longueur d’onde, comme destinés sans cesse à être, à la manière du blanc et du jaune d’œuf inlassablement séparés. Nos divergences se situent surtout au niveau des comédies US. Les biftecks en raffolent, autant que Melissa McCarthy des burgers ! En début d’année, « Arnaque À La Carte » fait péter les 135 millions de dollars. Pour nous, pauvres escargots que nous sommes, la digestion est plus dure, les 40 000 entrées ne sont même pas franchies. Pas étonnant donc que « Les flingueuses » de Paul Feig avoisine les 160 millions de recettes. Mais voilà, ne mélangeons pas les torchons et les serviettes, on peut avoir tous les chiffres en main et rater son gâteau ! Pour ma part, pour le rapport qualité / prix, on repassera ! Vous pensiez avoir tout vu avec « Arnaque à la carte » ? Affûtez vos couteaux, « Les flingueuses » vont vous tuer !

Il semblerait que Paul Feig ne sache pas que dans un cinéma, il y a des portes. Pour entrer, ok, ça je pense qu’il le sait, mais surtout pour sortir … et quand on veut. Même avec la préparation mentale de débranchage de cerveau qu’il a fallut opérer avant d’assister à la séance, le générique à bien du mal à passer, coincé là au milieu de la gorge comme un gnocchi pas cuit.  Dans le genre « hideux », il remporte haut les guns et sans conteste le … contest de la pire ouverture de l’année. Tel un poisson gigotant avant de passer à la marmite, on cherche déjà la sortie des yeux. Mais comme le petit poisson, on ne pourra échapper à notre sort, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça va chauffer par la suite (en même temps, c’est le titre en VO).

Les Flingueuses : Affiche

À l’origine, j’ai horreur des « buddy movie  », sachons le. Mais quand il se voit confronter deux actrices aussi «  talentueuses » (c’est comme les règles, elles ont leur période), il y a de quoi se laisser porter. L’une est agent spécial du FBI. Célibataire, elle vit cependant avec un balai bien au fond de son cul. L’autre, un simple agent de police avec qui c’est plutôt « Du balais !! ».  Par un simple hasard qui s’appelle le cliché, elles vont devoir faire équipe pour arrêter un baron de la drogue. Mais voilà, elles vont plus passer leur temps à se chamailler que faire leur boulot et ça, ça va pas nous le faire passer vite … notre temps à nous !

Critiquer « Les Flingueuses » en fait revient de l’ordre de l’impossible. Non pas que j’ai peur de me prendre une balle en pleine tête mais plutôt que 1)  on peut le voir à sa manière (non, je ne suis pas en train de le comparer à « The Tree Of Life » non plus, faut pas pousser le bouchon de champagne trop loin !). On peut l’apprécier le cerveau débranché, on peut le détester le cerveau en mode « On », tout dépend de ce qu’on a envie. 2) Parce qu’on ne retient rien, si ce n’est ce qu’on va manger ce soir en rentrant, parce que ça on a eu le temps d’y penser.

Les Flingueuses : Photo Melissa McCarthy, Sandra Bullock

La présentation des deux protagonistes est assez longue, franchement  mal foutu et guère drôle pour une accroche. Les choses vont légèrement s’arranger par la suite.  Ce n’est pas le film le plus drôle de l’année, ce qui lui aurait pu être valut d’avoir une tagline en ce contresens au lieu d’un jeu de mot ridicule que je n’ai pu m’empêcher d’employer à nouveau plus haut. Pourtant, parfois, ça fait mouche il faut l’avouer. On prend son pied, certes aussi difficilement que Melissa pourrait prendre le sien, mais on le prend !  Le film ne tombe donc pas complètement dans les choux.  Sandra Bullock et Mellissa McCarthy sont dans leur bon jour même si on a plus envie de leur dire « bonsoir ! ». Le vrai défaut du film réside dans son scénario. Dans sa construction tout d’abord. Jamais il n’arrive à trouver un point d’équilibre entre le policier et la comédie. Non, c’est un coup l’un, puis un coup l’autre… après avoir bu … un coup ! Par conséquent, on en vient assez horriblement à perdre le fil de l’histoire pourtant basique, parce que pendant une demi heure on n’en aura plus fait allusion. Ensuite, bien sûr dans son intrigue policière absolument nullissime. Mais c’est quoi ça ? Non je ne parle pas de Melissa McCarthy mais bien de cette intrigue inutile. A ce niveau là, on préfère deux heures de comédie pure et simple comme Paul Feig l’avait fait dans son précédent film.

Au fur et à mesure du temps, le film devient interminable, encore plus quand on ne suit pas du tout l’intrigue policière (on croit vraiment que ça peut se finir d’une minute à l’autre alors que non !).

Un peu mieux qu’ « Arnaque À La Carte » parce que plus drôle, il n’en reste pas moins un film à éviter. N’ayant pas vu (et n’ayant plus très envie maintenant) « Mes Meilleures Amies », le comparatif sera difficile.

Les Flingueuses : Affiche

LES FLINGUEUSES (1,5/5) – Réalisé par Paul Feig – Sortie le 21 Août 2013

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