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Cake

Écrit par Werner Dejaeghere

Quatrième film du réalisateur Daniel Barnz après les inédits Phoebe In Wonderland et Learning To Fly, mais surtout l’imbuvable et très mauvais Sortilège qui revisitait La Belle Et La Bête avec des clichés à la pelle. Cake lui n’est pas tant clichés que ça, mais est rempli de bon sentiment alors qu’il aborde le sujet de la mort, de la dépression sous un aspect dramatique, difficile donc de croire en quoique ce soit. Les sujets du film sont faciles à dire car évident, savoir de quoi veut parler le film est une énigme dans tout dans Cake est floue car Barnz emmène son film sur plein de piste différente pour aller nulle part et repart directement sur autre chose. Cake est d’autant plus frustrant que dans son exploration du deuil et de la mort il s’avérait intéressant.

Synopsis :

Claire Bennett va mal. Il n’y a qu’à voir ses cicatrices et ses grimaces de douleur dès qu’elle fait un geste pour comprendre qu’elle souffre physiquement. Elle ne parvient guère mieux à dissimuler son mal-être affectif. Cassante et parfois même insultante, Claire cède à l’agressivité et à la colère avec tous ceux qui l’approchent. Son mari et ses amis ont pris leurs distances avec elle, et même son groupe de soutien l’a rejetée. Profondément seule, Claire ne peut plus compter que sur la présence de sa femme de ménage Silvana, qui supporte difficilement de voir sa patronne accro à l’alcool et aux tranquillisants. Mais le suicide de Nina, qui faisait partie de son groupe de soutien, déclenche chez Claire une nouvelle fixation. Tout en s’intéressant à la disparition de cette femme qu’elle connaissait à peine, Claire en vient à s’interroger sur la frontière ténue entre vie et mort, abandon et souffrance, danger et salut. Tandis qu’elle se rapproche du mari de Nina et de leur fils, Claire trouvera peut-être un peu de réconfort…

(Source : AlloCiné)

Daniel Barnz livre une réalisation plate presque absente où de rare idée sont là, mais totalement inutile donc bien vaine. La photographie de Rachel Morrison est affreuse, tout y est moche même dans les moments où elle essaye d’y mettre enfin un peu de travail. Le film est dans son ensemble très laid. Tout est niveau zéro du travail, aucun effort est fait pour apporter un peu de personnalité au film. Mention spéciale pour Karyn Wagner et ses costumes d’une effroyable banalité.

Le casting pourtant plein de star est totalement sous-employé. Jennifer Aniston (Bruce Tout-Puissant, Comment Tuer Son Boss ?) en cassant son image est juste venu pour chercher un Oscar, mais elle n’est jamais bonne, ce mettre au naturelle et s’éloigner de ses rôles ne suffit pas à faire passer une absence de talent. L’éternel « Rachel de Friends » vient faire des grimaces durant tout le film (ce qui ne l’a pas empêché d’être nominé au Golden Globes de la Meilleure actrice dans un film dramatique). Adriana Barraza (Babel) fait le minimum syndical, mais reste plutôt bonne. Sam Worthington (Avatar, Le Choc Des Titans) se révèle meilleur qu’à l’accoutumée, sans pour autant briller. Anna Kendrick (In The Air, 50/50) est comme à son habitude d’une fadeur extrême. Pour les reste d’une casting ce n’est que des tout petit rôle tenu par des stars comme Chris Messina (Argo), Felicity Huffman (Desperate Housewives, Transamerica), William H. Macy (Fargo, Magnolia) ou encore Lucy Punch (Bad Teacher).

Il n’y a pas grand-chose à dire sur Cake à part qu’il soit mauvais, on ne peut difficilement lui trouver de qualité à part peut-être que malgré son incommensurable lourdeur, il se laisser suivre et que Barnz propose une autre vision du Los Angeles qu’on a l’habitude de voir au cinéma. Tout cela est très maigre à l’image du potentiel cinématographique du film qui ressemble à beaucoup de ses films qui n’existe que par et pour leur acteur/trice (ici Jennifer Aniston) et passe complètement à côté de ce qu’ils veulent dire, comme l’était l’imbuvable et encore plus mauvais Gimme Shelter de Ron Krauss qui est un modèle du genre (R.I.P. Vanessa Hudgens). Dans ce Cake indigeste, la cerise sur le gâteau est ce manque de traitement qui vient rendre le film sans intérêt aucun.

Pour le jeu de mot on se contentera de dire que Daniel Barnz mériterait des tartes. Tout simplement inutile.

Cake de Daniel Branz : 1/5

(sortie le 08/04/2015)

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