Category Archives: Février 2014

NON-STOP – C’est très Bateau !

Écrit par Quentin Didier

Un huis clos à éliminations, réalisé par Jaume Collet-Serra (« House Of Wax » et surtout l’ébouriffant « Esther« ), il ne m’en faut guère plus pour sauter sur le prochain vol.  À mon arrivée à l’aéroport, j’attendis dans un immense hall que l’avion décolle. Ordinaire, sans réelle saveur et avec un grain assez dérangeant, je suis loin de m’envoyer en l’air! Pas de retard, les choses se font assez vites, mais pour autant je ne suis pas très satisfait de ce prologue… qui aurait dû pour le coup servir de préliminaire! Attendons de voir une fois dans l’appareil… Mais voilà, plus les secondes avancèrent, plus l’inquiétude me guettait! Oui, j’ai la phobie de l’avion. Pourtant, mon dernier voyage s’était très bien passé. Cela remonte à environ 9 ans où je souhaitais délaisser la capitale Allemande pour la « Big Apple » ! Un trajet certes très mouvementé, mais où la compagnie de la douce Jodie Foster avait su m’occuper et me faire perdre la tête sans jamais me la prendre! Je  marchai donc vers cet immense avion en repensant à ce sympathique vol pour me rassurer.

Arrivé devant l’engin, je fus très bien accueilli par un trio de choc. Un certain Liam Neeson me rassura en se comparant à un retraité des films de « pan pan » (je mis quelques secondes avant de comprendre qu’il ne s’agissait pas de « Bambi ») et que par conséquent il avait l’habitude de gérer. Cela me fit bien rire parce que je le vis plus comme un cliché sur pattes. Père d’une fille morte, marshall border-line et alcoolique par dessus tout (oui je veux bien croire qu’il a de la bouteille mais je crains le scénario low cost!). À côté de lui, je vis la ravissante Julianne Moore. Enfin… excusez moi c’était un pléonasme que je reprenais tout le temps il y a quelques années. Après l’avoir revu aujourd’hui, je me suis mis une claque en me disant que finalement les cougars ce n’est pas trop pour moi, c’est vraiment trop répugnant!  Mes yeux eux-mêmes se  détournèrent de la quinquagénaire vers une charmante créature du nom de Michelle Dockery. Je l’avais déjà vu dans « Downton Abbey » où elle aimait plus se faire servir que de servir les autres. Comme quoi les gens changent (n’est ce pas Julianne? Je t’aime bien quand même! allez sans rouquine… euh enfin sans rancune!). Michelle avait le petit surnom de Nancy, qui à chaque prononciation dans le film, m’apportait ce petit frisson nécessaire avec la chaleur qu’il faisait aujourd’hui (oui Nancy, apporte-moi de la fraîcheur!!).  Du début du vol jusqu’à sa fin, Nancy était toujours là pour moi et pour me rassurer sur la direction que prenait l’engin. C’est donc plutôt bien accueilli et avec le refrain de « Saga Africa » en tête (« attention les secousses ») que j’attendis le décollage tout émoustillé.

Sans encombres et assez rapidement, nous atteignîmes notre vitesse de croisière. Mais voilà, je n’ai pas demandé un ticket pour « Costa Croisière » moi! Bien sûr, sinon ce n’est pas drôle, il y eut quelques turbulences, mais cela restait beaucoup trop gentil. Nous sommes dans un endroit très restreint, impossible de regarder ailleurs donc vaux mieux que le spectacle qui soit devant vos yeux soit suffisamment gratiné (c’est une sorte de mise en abyme du cinéma en somme!). Ce n’est malheureusement pas le cas. Mes (ex) amis passagers d’il y a 9 ans ont reproché à la compagnie de trop en faire. Mais moi je n’étais pas de cet avis. Qu’est ce que ce fut amusant de descendre dans les soutes, de se demander sans cesse ce qui était vrai et ce qu’il ne l’était pas, de rechercher un gamin disparu dans un tout petit espace… Puis même l’avion était beaucoup plus classe (1!). Là c’est beaucoup trop sage, trop classique. À croire qu’en près de dix ans, les idées des scénaristes et des décorateurs sont à la baisse. Jaume Collet-Serra nous propose juste de suivre la trace d’un marshall qui recherche un tueur au sein de l’appareil. Soit il vire (anagramme du mot « ivre ») de l’argent sur un compte (qui s’avère être le sien en plus) soit toutes les 20 minutes, l’un des passagers ira directement au paradis sans même retoucher le sol.  Bon, en plus de ne pas avoir d’idées, le film reprend les mêmes bases que « Flight Plan » en nous faisant douter de la sincérité du héros, sauf que là, qui peut croire plus de 3 secondes que Liam Neeson est dans le coup (faudrait pas que les ménagères fassent une syncope non plus!). Alors oui je décrie beaucoup ce voyage, mais quand je parlais de croisière tout à l’heure, ce n’est pas qu’un défaut à 100%.

Certes il n’y a pas de haut dans le film, mais guère de bas non plus. On ne s’ennuie pas de trop, Liam Neeson fait peut-être du Liam Neeson (la ménagère!!) mais ça reste efficace. On se prend petit à petit au jeu, on essaye de trouver le tueur bien qu’on sait que ce ne sera pas la révélation du siècle. La faute principalement au manque de travail des personnages. On se doute bien que le final ne vas pas faire voler en éclat tout ce que l’on pensait savoir… mais quand même… ils auraient pu éviter de tomber dans la facilité! Sans spoiler, ce final n’apporte rien, ne sert à rien et pire, il laisse nos personnages principaux de côté, alors que ces derniers avaient fait l’objet d’un minimum de travail (pas de trop non plus, faut pas pousser!) sur leur passé. Pas besoin d’un second opus sur les « 10 ans après la tragédie », mais un final un peu plus travaillé ça n’aurait pas été du luxe. Alors on finit par se demander à quoi servait certains personnages (la gamine, Julianne Moore, le pilote amoureux) si ce n’est jouer des suspects (ou coupables… mystère!) qui ne sont même pas travaillés comme il se doit. On m’avait vendu le film comme un cluedo… effectivement! Imaginez les trois paquets de cartes (et non de clope… Liam sort de cette critique!). On tire au hasard le coupable, on fait de même avec le mobile et puis le lieux (ça va on a échappé au canot de sauvetage… parce que pour le coup ont aurait bu la tasse!). Ce qui est dommage quand on sait que dans la dernière demi heure, le film s’amuse avec nous comme de vulgaires pantins. Ils nous fait avoir la certitude de trouver le meurtrier en mettant quelques minimes indices par ci par là et nous fait changer d’avis 5 minutes plus tard. L’on s’attendait donc à un petit twist agréable. Après l’atterrissage et au vu de ce final, je m’empressai donc de contacter la compagnie aérienne pour réparation. En cours de vol, Liam Neeson nous a dit qu’on serait remboursé et qu’on aurait des vols gratuits toute l’année (en même temps il ne s’est pas foulé y en a pas tant que ça des films aériens qui sortent!). Naïf comme je suis et radin comme ils sont, je peux me le mettre où je pense mon remboursement. Néanmoins, c’est avec quelques bons souvenirs en tête que je retourne à mon train-train quotidien! Sans faire dans le sublime, la caméra de Jaume Collet-Serra est loin d’être nauséeuse. En témoigne la fameuse (fumeuse pour Liam) scène d’action dans les toilettes. Pour nous faire un peu plus passer le temps j’aurais aimé une B.O. un peu plus puissante, mais c’est la crise partout, quand y a plus de carburant on fait avec! Contrairement à « Flight Plan« , « Non-Stop » ne s’attarde pas sur du drame. Bon choix pour les deux. Là où le scénario du premier nous le permettait, le second aurait filé droit dans le mauvais gout !

Jaume Collet-Serra prend le ruban comme fil conducteur de son film. Je lui aurais plutôt vu les grosses ficelles. Pour autant, tous les ingrédients sont là pour que « Non-Stop » soit un film sans prétention mais largement divertissant. Un trio d’acteurs au poil (y en a bien une qui passerait à la casserole pour moi!), une ambiance correcte… dommage que le film oublie le virage final et se prend cette grosse claque que l’on attend toujours…

Non-Stop : Photo Liam Neeson

NON-STOP (2,25/5) – Réalisé par Jaume Collet-Serra – Sortie le 26 Février 2014

Un commentaire

Filed under Février 2014

American Bluff

Écrit par Werner Dejaeghere

American Bluff est très compliqué a aimer du fait de sa grande insolence, mais le septième film de David O. Russell est assurément un bon film. O. Russell est un très bon réalisateur, il maîtrise parfaitement ses films, mais il ne peut s’empêcher de plaire au grand public et son American Bluff ne fait pas exception. Il en résulte et ceux comme sur chacune des ses réalisations un film qui se contente de nous divertir (seul Les Rois Du Désert avait réellement quelque chose à dire), mais c’est toutes la force du cinéma de O. Russell c’est sa forme parfaite en tout point. American Bluff est donc un excellent film d’arnaque.

Synopsis:

Entre fiction et réalité, AMERICAN BLUFF nous plonge dans l’univers fascinant de l’un des plus extraordinaires scandales qui ait secoué l’Amérique dans les années 70. Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte…

(Source: AlloCiné)

American Bluff a comme première qualité ses personnages et encore une fois ça vaut pour les autres films du réalisateur, des personnages en béton, vivant et d’une grande profondeur et ils font vivre le film. Si l’année passée O. Russell réussissait à nous faire apprécier son Happiness Therapy une romcom des plus classiques c’est parce que ses personnages nous faisaient croire à tout. American Bluff est comme un grand hommage aux films du genre tout en aillant sa propre identité, les drames familiaux, les relations amoureuses avec un vraie réflexion sur l’amour , l’Amérique et son immigration qui vit mal tout y est plus poussé que dans la normale des films d’arnaque. David O. Russell nous livre une sorte de peinture rêvée des années 70 avec ses costumes ringards, ses décors kitsch et ses coiffures ridicules. On se croirait à une fête costumée  avec au milieu un juke box dont le réalisateur aurait soigneusement choisi chaque titre pour coller à l’ambiance du film. On adore ou on déteste.

Le scénario est très bien tenu et on s’ennuie jamais malgré le nombre assez conséquent de longue séquence de dialogues, le gros défaut du film c’est qu’il est très explicatif et tout les twists ou situations nouvelles sont surlignés à l’extrême. Les personnages sont formidables et très bien écrits. D’une grande profondeur, ils sont attachants dès leurs apparitions. les dialogues n’ont rien a envier au plus grandes scènes de monologue, ils sont tout aussi savoureux par moment et on a même trois à un humour jubilatoire.

La mise en scène est parfaite, on ne lui reprochera seulement d’appuyer un peu trop et donc d’aller à quelques effets superflus, mais néanmoins agréables. La photographie de Linus Sandgren est absolument splendide, la lumière mets en valeur tout les décors, les acteurs (Amy Adams <3) et c’est un régal visuel. Danny Elfman nous a concocté une B.O. des plus géniale avec des titres incroyablement cool, même si elles ne servent en rien la narration, c’est un véritable plaisir de les écouter. Elle accentue parfois l’émotion, mais c’est rare voir involontaire.

Les acteurs sont tous incroyables. Christian Bale a beau être affublé d’une prothèse lui rajoutant au moins 20 kilos, il est d’une classe folle, Bradley Cooper améliore son jeu de film en film et nous sert une interprétation tout en nuance,  Amy Adams est éblouissante, elle crève l’écran et est absolument parfaite, Jeremy Renner est la grande surprise du film, si d’habitude il a un jeu relativement plat ici il joue tout en finesse et est même bon (enfin!), Jennifer Lawrence fait du Jennifer Lawrence et ça fonctionne, mais il y a rien de bien original là-dedans et elle nous exaspère vite.

American Bluff est un très bon film d’arnaque que l’on a plaisir à suivre, même si ce n’est pas toujours très intéressant. O. Russell en plus de parfaitement maîtriser son film, il y ajoute ce qu’il c’est faire de mieux…de l’humour, car il est un réalisateur de comédie avant tout. Cette  septième réalisation de David O. Russell est une totale réussite avec certes des défauts, mais il nous impressionne toujours grâce à sa forme époustouflante de technicité et sa constante justesse de ton. American Bluff ce n’est ni un O. Russell mineur, ni un grand d’ailleurs, il est un film de David O. Russell, un réalisateur qui réussi tout ce qu’il entreprend…dont ce film.

American Bluff de David O. Russell: 4/5

(sortie le 05/02/2014)

Laisser un commentaire

Filed under Février 2014

LA VOLEUSE DE LIVRES – Et après ?

Écrit par Quentin Didier

Sur le papier (c’est le cas de le dire), « The Book Thief » avait de quoi nous vendre du rêve. Nous nous attendions à le dévorer avec autant de plaisirs qu’un gros mastodonte du haut de ses deux heures passées (certes, deux heures et dix minutes,  c’est pas la mer à boire vous allez me dire, mais des fois comme ici, ça peut le devenir!). Malheureusement, le résultat s’avère particulièrement décevant, nous amenant même, pauvres téléspectateurs dépouillés que nous sommes à  nous demander s’il  n’aurait peut-être pas fallu lire le film entre les lignes pour en comprendre vraiment l’intérêt. Parce que des films sur la Seconde Guerre mondiale, il y en a à la pelle, à la pioche et tout ce que vous voulez d’autres! Choisir d’adapter un roman de Markus Zusak sorti en 2005 et traitant de la guerre de 39/45 aurait dû présenter un minimum d’originalité, ici ce n’est pas le cas. Les puristes vont diront que le point de vue abordé change quand même, que l’on se retrouve plongé en pleine Allemagne nazis comme le personnage de Liesel complètement désarmé… mais à quoi bon insister là-dessus puisque tout est tellement gentillet que l’on se prendrait à regarder un épisode de « Plus Belle La Vie »…

Résumé (source AlloCiné) : 

L’histoire de Liesel, une jeune fille envoyée dans sa famille d’adoption allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle apprend à lire avec le soutien de sa nouvelle famille, et de Max, un réfugié Juif qu’ils cachent sous leurs escaliers. Pour Liesel et Max, le pouvoir des mots ainsi que leur propre imagination vont devenir leur seule échappatoire face à la guerre.

Utopiste, je croyais vraiment en ce projet. Mais force est de constater une nouvelle fois qu’en ayant toutes les armes en main, on peut perdre la guerre! Ainsi à la réalisation c’est Brian Percival, qui n’est autre que l’un des réalisateurs (du pilote notamment) de « Downton Abbey » et qui fut récompensé en 2011 pour son travail. À la composition, John Williams (le « milou » de Spielberg) aurait du lui aussi nous mener à la baguette! Et que dire du casting, Emily Watson et Geoffrey Rush auraient dû avoir de la bouteille (vague allusion à l’une dans « Les Cendres D’Angela » et à l’autre dans « Warrior’s Way »). Le tout mis ensemble, ça nous donne forcément une Bande Annonce qui  nous prend à rêver. Mais comme le dirait Calogero… « on peut rêver… » mais surtout « … se réveiller ». Et qu’y a-t-il après le rêve… et bien la désolation…

La Voleuse de livres : Affiche

On le sait, les Anglais sont des crèmes, et à ce titre Brian Percival ne déroge pas à la reine…enfin à la règle, en nous offrant une magnifique première minute de film. Le train, symbole du voyage, fera écarquiller les yeux des gourmands d’ « Harry Potter » ou de « Narnia » et la somptueuse voix off, métaphore de la mort (pour le coup c’est original) nous feront immédiatement embarquer dedans. Après, c’est l’erreur d’aiguillage, plus d’essence, mauvais itinéraire, grève ou qu’en sais-je, le film n’avance plus, pire, il devient presque un téléfilm (sacrilège ultime!)… nul doute que Brian Percival ne peut échapper à ses premiers amours * !

Le décor semble être en carton et on ne peut vraiment pas s’enlever de la tête que l’on est en studio. Contrairement aux avions ennemis, le film est loin de décoller. Malgré la pluralité d’intrigues, le film semble interminable tant il traite de tout et n’importe quoi sans jamais rentrer dans le vif du sujet. Alors que vues indépendamment, les histoires sont vraiment bonnes…dommage! Une fille se retrouve dans un village Nazi dont elle n’en éprouve pas du tout les convictions (dix minutes à tout casser). Un jeune Juif se fait héberger illégalement dans leur maison (une heure mais c’est tellement inintéressant). Une histoire d’amour pré-adolescent impossible à cause des secrets de la guerre (« Twilight » fait mieux c’est pour dire!). Être appelé aux fronts malgré sa volonté (3 secondes chrono). Etre loin du front mais pas loin des menaces de bombardements (quelques scènes, mais aucun fil conducteur… mais où est passé le chauffeur!!!!).

Et puis comme ci cela ne suffisait pas, la réalisation de Brian Percival est d’une platitude inégalable. Inutile de se demander pourquoi le film n’a été distribué que dans deux cents salles même avec la méga réduction des moins de 14 ans. C’est simple, ils se seraient juste endormi devant et il n’y a pas grand-chose d’instructif là-dedans! Deux choses absentes ici. Premièrement la tension. La guerre n’aura jamais été aussi gentille, vraiment je pense que Casimir et les Bisounours doivent habiter juste à côté! La scène de la visite de la cave doit atteindre 10% de tension, la scène du sol pendant les bombardements fait exploser le compteur en frôlant avec les 20% (attention à la surchauffe!). Et deuxièmement, ce qui manque, c’est clairement de la poésie. En plus l’imaginaire, l’évasion… devraient être là puisque la littérature est au cœur de l’intrigue! Le film reste très terre à terre c’est vraiment dommage. On se demande finalement quel est le rôle de l’apprentissage de la lecture pendant tout le film! Ça nous apporte quoi à la finale? Nous offrir un semblant d’émotion pendant le deuxième bombardement (c’est raté!), accentuer la relation entre Liesel et le Juif au travers des lectures qu’elle lui fait (c’est raté aussi!), mettre notre héroïne en danger parce qu’elle va voler des livres chez le bourgmestre (c’est encore raté!). On retrouve vraiment cette idée de « je lance des choses sans les aboutir! ». Pour faire un lien sur la tension et la poésie, je citerais bien sûr la B.O. de John Williams qui ni dans un cas ni dans l’autre ne nous procurera la moindre émotion.

Mais souvenez-vous, Brian Percival est une crème ! Alors comme toutes crèmes anglaises qui se respectent, on finit bien les choses en nous offrant une magnifique dernière minute de toute beauté (c’était pas trop tôt!).

Je ne sais pas pourquoi mais durant le film je n’ai cessé de faire des parallèles (fallait bien que je m’occupe!) avec un autre film « Et Après (afterlife) » adapté d’un roman du même nom de Guillaume Musso. Est-ce l’idée de l’homme qui voit la mort? Les musiques parfois qui se confondent? Ou tout simplement les mêmes défauts… film poétique qui n’en a que le nom et dont la lenteur lui fait son renom! Privilégier quand même le film de 2007 qui, non seulement doté d’une très belle B.O., vous poussera à beaucoup plus de réflexion. Je ne parlerais même pas de la différence de cast tant les acteurs de « La Voleuse De Livres » semble largement en dessous. Mais où est passé la Emily Waston qui avait magistralement débuté sa carrière dans « Breaking The Waves » de Lars Von Trier? Pourquoi nous avoir collé Ben Schnetzer dans un rôle fort qui visiblement lui pesé trop sur les épaules. Et pourquoi tant de gnangnan dans le jeu de Sophie Nélisse?

Pour résumer « La Voleuse De Livres » je vous dirais simplement « Et après ? ». On voit le film… et après ? Qu’est ce qu’on en retient?… Ben pas grand-chose…

*On peut faire un parallèle amusant avec la saison 2 de « Dowton Abbey » où la guerre (la première cette fois-ci) est l’élément central. Les hommes partis au front n’ont qu’une envie, c’est de rentrer à Downton !

La Voleuse de livres : Affiche

LA VOLEUSE DE LIVRES (2/5) – Réalisé par Brian Percival – Sortie le 5 Février 2014

Un commentaire

Filed under Février 2014