Category Archives: Juillet 2014

La Planète Des Singes – L’Affrontement

Écrit par Quentin Didier


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Souvenez-vous, il y a presque trois ans, le premier opus de la nouvelle génération de « La Planète Des Singes » débarquait sur grand écran. Grand succès critique et public (plus de 3 millions d’entrées), ce « Origines » avait largement réussi à redorer une saga bien entachée par Tim Burton dix ans auparavant. Sa recette magique : éviter de tomber dans tous les travers des blockbusters actuels. Autant dire que ce second volet était attendu de pied ferme… Mais comme le bon vin, l’attente de « La Planète Des Singes : L’Affrontement » n’en sera pas… vain. Matt Reeves ajoute une nouvelle pierre à ce qui pourrait être la plus grande saga de cette décennie.

Ce qui est assez magique avec cette nouvelle version de « La planète Des Singes » c’est que même si presque tout change (réalisateur, compositeur, acteurs, décors) le résultat ne bouge absolument pas. Cet « Affrontement » réussit à garder cette touche si caractéristique du premier : l’humain avant l’action. Ô fans de blockbusters écervelés qui recherchez à tout prix de la castagne non-stop, passez immédiatement votre chemin avant de cracher votre venin. Si c’était moins flagrant dans le premier opus, ce second est dans tous les sens du terme assez difficile à regarder et est bien loin du petit divertissement tout public qu’il pourrait laisser paraître !

La Planète des singes : l'affrontement : Photo

Pour l’heure, le film est une suite directe du premier… enfin 10 ans plus tard. Après qu’un virus se soit répandu dans tous les recoins de la planète, un groupe de survivants (pour ne pas dire une mini-ville) tente de survivre. Bientôt à court d’électricité, ils n’ont d’autre choix que de rejoindre un barrage un peu plus loin afin de le refaire fonctionner s’ils veulent continuer à vivre comme de gens civilisés… comme des humains en somme  ! Mais sur leur route se trouvent César et sa famille, qui ne se réjouissent pas du tout à l’idée de retrouver des humains. Les premiers rapports sont houleux … si un compromis semble possible, la menace d’un affrontement plane sur toutes les têtes.

L’ouverture en deux temps est terriblement efficace. D’une part, elle fait écho au générique de fin du premier opus et d’une autre part, porté par une soundtrack puissante, Matt Reeves choisit d’en mettre plein la vue tout de suite et de nous annoncer la couleur : l’animal ici est embelli … presque humain … Reeves, réalisateur du célèbre « Cloverfield » semble maîtriser avec mention son sujet. Dommage qu’il se contente d’une vieillotte apparition du titre en guise de générique.

Pendant une heure ensuite, la mise en place se met en marche délicatement. C’est très jouissif de voir comment ces deux colonies (humains et singes) essayent de cohabiter ensemble.  Alors que certains trouveront cela (très) long, il suffit de lâcher prise  et de se laisser transporter pour ne pas voir le temps passer. Regarder pendant dix minutes une bande de singes se parler entre eux à coup de langue des signes ou tout simplement les voir parler comme des humains aurait pu être totalement ridicule. Et bien là pas un seul instant !  La « Performance Capture » donne un résultat au-delà du sublime. Certes le travail d’Andy Serkis pour César est sans appel, mais oublier le reste de la bande serait un véritable blasphème.  Et que dire de ces scènes de partage entre « humains et bêtes » qui ne sont pas sans rappeler l’émotion que James Franco et César nous avait donné préalablement. Maurice, l’orang-outan côte à côte avec un adolescent et unis par un livre … un bébé singe qui fuit les bras d’un des siens pour s’agripper et jouer avec des humains… ce second opus recèle de petits moments forts sans jamais tomber dans le pathos. Et puis comme si ça ne suffisait pas, cette mise en place est l’occasion de s’intéresser de près à ce qui va être l’origine d’un conflit sans précédent. C’est l’éternelle question…  Comment deux groupes distincts vont se retrouver à se faire la guerre ? Quel va être l’élément déclencheur ?  « La Planète Des Singes : L’Affrontement » choisi de ne pas tomber dans la facilité et met en place un véritable jeu de chat et de la souris qui prendra progressivement de l’ampleur ! Entre temps, le spectateur, comme prisonnier d’une montagne russe ne saura plus où donner de la tête tant le conflit et l’amour se confrontent sans cesse entre les deux camps. Alors qu’on me dise sur le champ qui s’est ennuyer pendant la première heure ??

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Et puis le tant attendu « Affrontement » arrive … et ironie du sort, lui qui aurait dû exploser tout sur son passage à la vue de la longue mise en place, me laisse comme un arrière-gout inachevé en matière d’action (je suis un mec après tout !), mais n’en reste pas moins ultra efficace. C’est à ce moment-là que le film part un peu dans tous les (bons) sens et commence à mettre sérieusement mal à l’aise. Plus qu’un affrontement, cette guerre est presque une thèse sur l’humanisation de l’animal et par la même occasion une satire de ce qu’est devenu l’humain de nos jours. J’ai été beaucoup plus réceptif à ce message qu’à l’action en elle-même qui n’est qu’un combat de singes armés qui tirent dans tous les sens.

Exit Patrick Doyle qui nous avait offert une B.O. somptueuse (« Off You Go » reste un modèle du genre), c’est Michael Giacchino que l’on ne présente plus, qui prend les commandes. S’il évite allègrement les compositions pompeuses bien connues des blockbusters, l’on reste un peu sur notre faim.

La Planète des singes : l'affrontement : Photo Jason Clarke

Au casting, il fallait bien du lourd pour nous faire oublier James Franco et Freida Pinto. Sans faire d’étincelles, Jason Clarke, Gary Oldman et Keri Russel sont tout de même bons. Malgré tout, c’est cette retenu dans le jeu qui fait leurs points forts. L’on aurait pu s’attendre à un Gary Oldman en méchant insupportable, pas du tout. Rappelez-vous, on est loin de tomber dans les clichés des blockbusters. Hors de question d’avoir des personnages antipathiques (l’humain avant tout), hors de question de caser une sous intrigue sentimentale, hors de question de pulluler le film de blagues toutes les deux minutes… Qu’on le veuille ou non, « La Planète Des Singes : L’Affrontement » se mettra à dos tous les aficionados des films grands publics.

Un petit mot sur la 3D qui est aussi anecdotique que les petits défauts qui ponctuent le film.

Pari difficile mais pourtant réussi haut la main, Matt Reeves assure la relève de Rupert Wyatt dans un film moraliste, sensible et très sombre. Grâce à des scènes d’une puissance extrême et une limitation dans les décors, ce second volet à de quoi nous étouffer autant qu’il nous époustoufle ! Il m’est presque impossible de parler de Science Fiction tant le rendu est réaliste… Un grand travail qui surpasse même son prédécesseur et dont le troisième volet est (grandement !) attendu pour 2016 !

 La Planète des singes : l'affrontement : Affiche

LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT ( 3,75/5) – Réalisé par Matt Reeves – Date de Sortie : le 30 Juillet 2014

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Jimmy’s Hall

Écrit par Werner Dejaeghere

Nouveau cru du plus connu des cinéastes britanniques, Jimmy’s Hall arrive deux ans après le feel-good movie La Part Des Anges et un an après son documentaire L’Esprit De 45. Cette fois-ci il n’est plus question de comédie ou de documentaire pour Ken Loach, mais de biopic, biopic sur James Gralton militant communiste irlandais et pour le réalisateur c’est l’occasion pour son (apparemment) dernier film de parler de ce dont il parle le mieux, son pays et son histoire. Jimmy’s Hall que ça soit lors de sa projection en compétition au Festival de Cannes ou à sa sortie publique a divisé, certains parlent d’un film anecdotique et les autres d’un beau film qui clôt parfaitement la carrière de Loach. Les deux partis n’ont pas vraiment tort et c’est de là que le film tire sa réussite.

Synopsis :

1932 – Après un exil de 10 ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s’occuper de la ferme familiale.
L’Irlande qu’il retrouve, une dizaine d’années après la guerre civile, s’est dotée d’un nouveau gouvernement. Tous les espoirs sont permis…
Suite aux sollicitations des jeunes du Comté de Leitrim, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l’Eglise ou les propriétaires terriens, décide de rouvrir le « Hall », un foyer ouvert à tous où l’on se retrouve pour danser, étudier, ou discuter. À nouveau, le succès est immédiat. Mais l’influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes ne sont toujours pas du goût de tout le monde au village. Les tensions refont surface.

(Source : AlloCiné)

Quand Ken Loach parle de la vie de son héros, ses combats, l’Irlande il est certes très intéressant et même assez efficace, mais c’est effectivement anecdotique, ici ce sont les thèmes abordés découlant de son histoire qui font de Jimmy’s Hall une réussite. Loach arrive au travers d’un film dès plus classique a nous offrir une ode à la libre expression et surtout à la culture, tout s’entremêle à la perfection pour au final aboutir  sur un film touchant, prenant et tout en pudeur. Il faut aussi souligner la qualité de la reconstitution vraiment irréprochable.

Jimmy's Hall : Affiche

Jimmy’s Hall n’est certes pas un chef-d’œuvre, mais au moins un grand film. Le genre de film qui en 1H46 arrive à faire le tour de son sujet ou en tout cas en aborder touts les aspects, mais qui au-delà de ça arrive à délivrer un message et c’est assez remarquable. Ken Loach mêle grand film classique et jolie film intimiste pour livrer un modèle de biopic, le tout doté d’une réalisation soignée. Jimmy’s Hall va à l’essentiel que ça soit dans ses scènes de danse filmé en direct avec le groupe qui joue et qui procure une vraie sensation de bonheur, de proximité, ce qui rend le film très authentique.

Jimmy’s Hall a la capacité de ne jamais lasser ou de souffrir de son statut de « film d’époque » grâce à un casting convaincant qui croient au projet et ça ce ressent forcément, mais si le film est réussi c’est aussi car Ken Loach a réussi a nous intéresser à ses personnages tout en fêlure et leur combat pour lequel on se prends instantanément de passion. Jimmy’s Hall divise et c’est compréhensible dans le sens où Loach ne prends jamais réellement partis (un peu quand même), mais il se contente de raconter la vie de Gralton, oui, mais il le fait avec une telle efficacité qu’on ne peut qu’adhérer.

Jimmy's Hall : Photo Aileen Henry, Barry Ward, Denise Gough, Martin Lucey, Mikel Murfi

Pour son dernier film Ken Loach livre un bien jolie film et en quelque sorte une synthèse de son cinéma. Jimmy’s Hall c’est un peu « Ken Loach pour les Nuls », mais de ce classicisme du propos à la forme ressort une touchante sincérité et une belle proposition de cinéma. Si l’on peut regretter le film prenne un peu trop son temps, il le fait avec grâce et tendresse pour un résultat entre douceur et tragédie, Jimmy’s Hall c’est du mélo qui tombe jamais dans le pathos où tout est dosé à merveille. Le film n’est pas le sommet dans la carrière du cinéaste, mais on prends un réel plaisir à le suivre dans cette dernière aventure. Entre Grandeur et légèreté Ken Loach part sur la plus belle des notes. Du vraie bon cinéma.

Jimmy's Hall : Affiche

Jimmy’s Hall de Ken Loach : 3,5/5

(sortie le 02/07/2014)

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The Raid 2

Écrit par Werner Dejaeghere

Autant le dire dès le départ, The Raid 2 est déjà culte. Gareth Evans du haut de ses 34 ans et de son troisième film a déjà marqué au fer rouge (sang) le film d’action et d’art martiaux. On attendait de pied ferme cette suite car le premier avait fais certes sensation, mais n’avait pas réellement convaincu étant donné qu’il n’était pas vraiment raté grâce à des bastons et une réalisation impressionnante, mais pas vraiment réussi non plus la faute à un concept sous forme de huit-clos très bancal. Oubliez le premier The Raid, la suite vient vous mettre un gros uppercut dans la gueule.

Synopsis :

Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels et de fous furieux, laissant derrière lui des monceaux de cadavres de policiers et de dangereux truands, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son tout jeune fils…. Mais il se trompait. On lui impose en effet une nouvelle mission : Rama devra infiltrer le syndicat du crime, où coexistent dans une sorte de statu quo mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de « Yuda », un tueur sans pitié, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d’Uco, le fils d’un magnat du crime indonésien – son ticket d’entrée pour intégrer l’organisation. Sur fond de guerre des gangs, il risquera sa vie dans un dangereux jeu de rôle destiné à porter un coup fatal à l’empire du crime.

(Source : AlloCiné)

Gareth Evans a su nous faire saliver avant qu’on puisse voir son film, à base de bande-annonce finement montée et laissant l’excitation à bonne hauteur puis vint des premiers retours dithyrambiques qui ne mentaient pas, mais qui ne laissé qu’à peine entrevoir la puissance du film. En plus d’offrir un modèle de suite, Evans livre un monument du film d’action, il élabore, fouille son histoire (ce qui n’était pas fort compliqué) pour mêler film de gangster / mafia et film d’art martiaux, c’est là que The Raid 2 impressionne. Le réalisateur fan d’un genre qui n’a jamais été noblement considéré mixe à la manière d’un Quentin Tarantino toutes ses influences, des influences qui vont de John Woo à Johnnie To en passant par Sam Peckinpah pour non pas rendre hommage, mais les refaçonner à sa sauce et ça fait forcément très mal.

The Raid 2 : Affiche

The Raid 2 est un spectacle ultra-jouissif où on commence le sourire au coin des lèvres au premier mort et le souffle coupé au dernier. Gareth Evans fait des arts martiaux un art tout court, une technique de combat qu’il filme avec ses techniques de cinéma pour livrer un travail d’orfèvre. Tout dans The Raid 2 relève du grand cinéma, tout y est travaillé, réfléchi et Evans fait du film d’action une espèce de ballet tout en brutalité couleur rouge carmin. Les coups ici c’est nous qui nous les prenons devant ce spectacle mené tambour battant, mais qui sait prendre son temps. Evans prends un malin plaisir à faire monter ses combats en intensité au fur et à mesure que le récit avance.

The Raid 2 petit film de mafia car il y a ici un scénario très simpliste, mais dès plus efficace. On suit cette histoire de gang et d’infiltration entre Infernal Affairs de Alan Mak et Wai Keung Lau et Donnie Brasco de Mike Newell sans déplaisir qui s’avère même assez prenante. Même si au final on se fout de l’histoire, le réalisateur a eu l’intelligence de ne pas négliger sa narration. Gareth Evans livre un pur film de cinéma et nous régale de bout en bout avec une réalisation totalement maîtrisé et immersive. The Raid 2 c’est aussi un casting de gueule porté par une sorte de surhomme dénommé Iko Uwais sans oublier Arifin Putra qui lui offre un jeu tout en finesse. Ils sont les deux « héros » du film, mais le reste du cast. est vraiment très bon aussi. Le film ne serait sans doute pas grand-chose sans sa musique qui n’hésite jamais à bousculer le spectateur autant que le mise en scène et cela rajoute encore plus d’intensité.

The Raid 2 : Photo Cecep Arif Rahman, Iko Uwais

Le film pourrait est coupé en deux parties, l’une accès sur sa narration avec des séquences de dialogues filmés un peu plus platement, mais qui permet au réalisateur d’approfondir ses personnages et son histoire, mais surtout de nous emmener là où il veut et où nous on veut dans une chorégraphie violente des corps sanguinolent. Si on regarde The Raid 2 c’est avant tout pour ses combats et on est tout sauf déçu, car Evans sait filmer. Toutes les scènes sont très lisibles et sont dosées à la perfection, les combats s’arrêtent ou commencent toujours au bon moment. Gareth Evans offre une sorte de porno du film d’action, car il dépasse toutes les limites pour livrer avec The Raid 2 un film coup de poing, coup de pied, coup de coude, coup de genoux, coup de marteau et même coup de voiture, mais pas que… On était pas prêt pour ça !

The Raid 2 est un film forcément culte et qui ne prendra sans doute jamais une seule ride, car il fait parti de ces grands films qui ne sont pas ancrés dans leurs époque et qui savent traverser les autres. Gareth Evans en plus de livrer un film de passionné, livre une œuvre passionnante et qui va passionner. Un régal de film d’action sous forme de grosse claque. The Raid 2 et d’ores et déjà un monument. Surpuissant.

The Raid 2 (Serbuan Maut 2 : Berandal) de Gareth Evans : 5/5

(sortie le 23/07/2014)

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SEXY DANCE 5 – Machine à Sou…K !

Écrit par Quentin Didier

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« Toujours plus loin, toujours plus chaud, toujours moins fort »

 

Bien que le réchauffement climatique n’ait pas encore atteint son pic (de Dante ?), Eric Charden nous le confiait déjà en 1979 : « l’été sera chaud » ! Alors sortez tous en petites tenues et venez jouer à la pêche aux moules dans tous les cinémas de France. Non je ne suis pas en train de vous parler de mollusques, mais bien de ces divines créatures siliconées du nom de « femmes ». Et à ce petit jeu, il paraît que le stand « Sexy Dance 5 » fait fureur en ce moment ! Sur le marché depuis 8 ans, la saga est bien rodée (et gaulée !). Si vous vouliez du changement donc, je vous conseille plus le chamboule-tout juste à côté ! « Honey », « Street Dance » et dernièrement « Battle Of The Year » … les films de danses pour adolescents pullulent aussi vite que les moustiques posent leur tentes (acules !) sur les jolies frimousses en cette pleine période estivale ! Saga la plus rentable du genre, « Sexy Dance » choisit de ne pas s’arrêter en si bon chemin….

Cependant, cette année, elle prévoit de chausser les gros sabots (pas l’idéal pour l’été !). Là où le premier opus avait autant révélé les abdos. de Channing Tatum qu’un scénario maîtrisé, les suites (je n’ai pas vu le 4, que Saint-Père me pardonne !) furent toutes plus factices et en plastique les unes que les autres, pour atteindre leur heure de dégloire dans ce cinquième opus (à peu de chose près) raté ! Comme pour remercier les fans de la première heure, la saga se branche sur « 90.4 » (pour Paris) en mode nostalgie ! C’est le retour des héros … Retrouvez l’insupportable Andie de « Sexy Dance 2 », le virevoltant Moose qui s’est presque incrusté dans toute la saga, Eddy ou bien Sean de « Sexy Dance 4 », Monster de « Sexy Dance 3 » (qui a aussi joué dans « Battle Of The Year » parce que sinon ça serait trop facile à suivre) ou encore la potiche mais néanmoins (MEGA) séduisante Camille de « Sexy Dance 1 » et « Sexy Dance 3 » plus connue pour son rôle dans « Camp Rock » qui semble avoir un abonnement demi pension dans la saga ! Vous avez suivi ? Moi non plus !

Rassurez-vous, ce « All In Vegas » ne fera pas un seul instant appel à vos méninges. Tout au plus, le seul effort qu’il vous demandera c’est d’essayer de vous décoller de ce siège reconvertit en canapé-lit pour l’occasion pendant deux heures (Parce que oui, un voyage à Las Vegas c’est long !!!!) et d’éviter le coup du lapin. Une chose est sûre c’est que Trish Sie nous l’a bien posé ce lapin !

Synopsis ( source AlloCiné) :

Alors qu’un danseur de rue de Miami, Sean Asa, emménage à Hollywood rêvant de fortune et de gloire, il se retrouve confronté aux contraintes quasi insurmontables requises pour réussir dans le milieu professionnel de la danse. Mais lorsque la nouvelle équipe qu’il forme avec la belle et opiniâtre Andie West se quali¬fie en finale d’un reality show de qualité sous les paillettes de Las Vegas, il trouve alors l’occasion de réaliser son rêve.

Le film se décompose en deux parties : la réunion des anciens en vue d’intégrer la compétition du moment et (attention voici le spoiler le plus horrible de toute l’histoire …) cette fameuse compétition qu’ils essayeront de gagner.

Il ne faudra pas attendre très longtemps pour sentir le coup fourré ! Le prologue/ générique manque cruellement d’originalité et de peps ! « Sexy Dance 5 », contrairement aux autres films de la saga, opte pour un démarrage exponentiel (malheureusement ce ne sera qu’une apparence !). C’est aussi dur à avaler qu’un burrito froid, pourtant c’est ce qui nous est gentiment proposé ici ! La première chorée pointe son nez et avec elle s’envole tous nos espoirs. Une sorte de battle brouillonesque ( comprendre « brouillonne » et « grotesque ») dans un bar. Le temps passe (eh oh les gars vous savez que vous avez un avion à prendre pour Las Vegas ??)… les clichés se pointent….la guerre des clans éclate (encore !) … les gens se réunissent … Pas l’ombre d’un semblant de chorées originales, de musiques pimpantes à l’horizon … tout est littéralement plat. Pas de doute, après la demi heure de film, l’avion est toujours sur la piste … nous beaucoup moins sur celle de danse ! Justement, la danse et la musique qui auraient dû être omnipotents ne se présentent que trop partiellement, laissant plus la place à des dialogues puériles et répétitifs. Ceci dit, c’est au travers d’une agréable prestation revisitant le mythe de Frankenstein que la lumière vacillera au bout du tunnel. Rien de déchirant malheureusement mais une certaine beauté dans la mise en scène. On reprend espoir … avant de basculer dans une seconde partie de film aussi frustrante que mauvaise …

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Même en cherchant bien, on a du mal à trouver comment aimer « Sexy Dance 5 »

La deuxième partie se concentre sur le concours « Vortex » niché au cœur de Las Vegas et présenté par ce qui pourrait s’apparenter à la sœur d’Effie de « Hunger Games » en cent fois plus insupportable (oui c’est possible !). « Que les jeux commencent … ». Les scénaristes ont dû visiblement se perdre dans la ville du péché tant les ficelles et le manque d’intérêt sont omniprésents. Pour dire, l’histoire d’amour entre les deux protagonistes principaux (la marque de fabrique des « Sexy Dance » ndlr ) est balayée au profit d’un concours sans artifices. Pourtant à Las Vegas, y a vraiment de quoi mettre le feu ! Là, obligé de se produire dans des espaces minuscules, les meilleurs crews du monde vont devoir s’affronter pour décrocher un contrat. Le rythme infernal et quelques blagounettes bien trouvées servent pourtant de cache-misère à un cruel manque d’ambition.

Visuel d’une part. La 3D joue pleinement son rôle de gadget. Chaque objet nous arrive au visage comme une claque nous prouvant que l’Homme ne sait pas se servir habilement de cette technologie. Et où sont passé toutes les petites trouvailles des opus précédents ? (jeux de lumières, danse sur l’eau ou même dans des lieux insolites). Rien à signaler non plus sur les chorées. Personnellement, après m’être quasiment mangé tous les films du genre, je suis resté complètement insensible face à ses chorégraphies, même pire …. Profondément désemparé ! Certes, la danse du robot était de la partie mais toutes les danses semblaient tellement motorisées. Oui, fans de « Sexy Dance », après s’être farci tous les films, on se demande si la Danse a évolué depuis 2006 ! On leur jetterait bien des tomates tiens ! Grosse frustration également avec l’absence d’une scène de danse en extérieur (même pas une … !)

Et puis, sonore d’une autre part. Le choix des musiques est plutôt mauvais (chacun ses goûts après!). Toutes semblent se ressembler pour s’unir avec un but en commun : nous casser les oreilles ! Une impression d’écouter des mix à outrance avec aux manettes, un DJ bourré !

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 » L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération « 

Les rounds s’enchaînent a un très bon rythme, malmené inlassablement par des histoires niaises et naïves au possible. « Oh mais l’émission est truquée c’est horrible » … 2e spoiler dont il sera impossible de s’en remettre, désolé ! Et allez soyons fou avec un troisième « Oh mais j’embrasse une fille et comme de par hasard ma copine qui était à des milliers de kilomètres de moi se pointe pile à ce moment là ». Attention … les Razzie Awards ne sont pas loin se rythme là !

La saga « Sexy Dance » a visiblement fait son temps … Elle tombe à corps perdu dans les travers des « films anniversaire » et brise le notre par la même occasion. Sans fondations (une histoire d’amour impossible) et bons matériels (une réalisation plate), le film s’écroule sous la forte pression qui lui était donné ! À titre comparatif, le dernier film du genre « Battle Of The Year » littéralement démonté par la presse n’était certes un pas un joyau mais semble plus humain que ce qu’est devenu désormais « Sexy Dance » : une machine à fric !

SEXY DANCE 5 – All In Vegas (1.75/5) – Réalisé par Trish Sie – Date de sortie : le 16 Juillet 2014

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The Face Of Love

Écrit par Werner Dejaeghere

On tient là le genre de film qui passe totalement inaperçu, qui est totalement raté et qu’on oublie au bout d’une heure, celui-ci est un summum du genre. The Face Of Love c’est une sorte de remake de Sueurs Froides (Vertigo) d’Alfred Hitchcock à la sauce romcom et si tout le film se déroule sans problème (il est plutôt bien construit d’ailleurs) c’est d’un ennuie mortel. Arie Posin arrive pourtant à faire une chose assez innovante par les temps qui courent, ne pas pas faire de sa love story un film pour ados et rien que pour ça on peut lui tirer notre chapeau. Le défaut majeur de beaucoup de comédie romantique moderne c’est qu’elles sont adaptés pour le jeune public et ici les personnages principaux sont deux vieux cassés par la vie ce qui est appréciable, mais cela n’empêche pas le film d’être raté.

Synopsis :

Nikki est veuve depuis 5 ans. Un jour, elle tombe sur le double parfait de son mari défunt. Envahie par son trouble, elle décide de le séduire.

(Source : AlloCiné)

Si la situation de départ avait de quoi emballer, The Face Of Love est très vite exaspérant du fait de ses dialogues débile, de sa réalisation clipesque et surtout cette idée de départ jamais vraiment exploité. Tout s’enchaîne très vite et surtout tout est très vite expliqué, mais là encore on peut pardonner mais c’est après que ça ne va plus. Posin n’approfondi jamais ses situations et au final la relation entre les personnages devient malsaine presque dérangeante. Tout dans The Face Of Love est attendu et ne surprends jamais car il ne s’éloigne jamais des codes de la romcom classique, mais là où le bât blesse c’est que si certaine comédie romantique sont très classique elles possèdent un charme qui en fait un film appréciable (All About Albert de Nicole Holofcener sorti en début d’année en est le parfait exemple), le gros problème dans le film de Arie Posin c’est qu’il n’a aucun charme et que même le casting n’y peut rien alors qu’il n’y a que de bon acteur.

The Face of Love : Affiche

The Face Of Love est un téléfilm de luxe fainéant et complètement inutile. On y retrouve un Ed Harris assez bon, une Annette Benning tellement en roue libre qu’elle agace et le plaisir de retrouver Robin Williams qui n’est pas très bon pour le coup, malgré ce beau casting rien n’y fait, Arie Posin s’obstine à faire de son film une romcom pépère sans saveur et sans aucun intérêt. Ce n’est pas non plus la réalisation outrancière qui va aider, elle fatigue surtout dans les moments disons… d’émotions. Les émotions justement, parlons-en tiens, elles sont tout simplement aux abonnés absent ce qui pour une romcom qui parle du deuil est assez inouï. Heureusement Posin évite toutes sortes de mièvrerie ou de situations mielleuses.

À aucun moment on ce sent concerné par The Face Of Love qui s’avère être terriblement ennuyeux malgré un sujet et une trame narrative assez intéressante, mais qui est traité n’importe comment voir même pas du tout. Au final on ne sait même pas de quoi Posin veut parler avec son film qui touche plusieurs sujet sans jamais rentrer dedans même si il faut le dire on s’en fout, car en plus d’être une romcom sans charme, un film inutile, The Face Of Love est aussi terriblement inintéressant. Malgré le fait que le film soit très ennuyeux, il passe assez vite ce qui est plutôt génial car ce retrouver devant un mauvais film qui en plus est long, c’est un supplice. Non Arie Posin nous livre ici juste un téléfilm de luxe raté qui de toute façon s’oubliera très vite. Il n’y a dans The Face Of Love absolument rien a garder à part peut-être les beaux yeux bleus de Ed Harris. Le fond du panier de la comédie romantique classique qui ne ce fera heureusement pas connaître.

The Face of Love : Photo Annette Bening, Ed Harris

The Face Of Love de Arie Posin : 1,5/5

(sortie le 16/07/2014)

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