Category Archives: Mai 2014

The Homesman

Écrit par Werner Dejaeghere

The Homesman c’est le retour de l’acteur Tommy Lee Jones à la réalisation 9 ans après son premier film, Trois Enterrements qui lui avait valu un Prix du Scénario et un Prix d’Interprétation masculine (pour lui-même) à Cannes. L’acteur de 67 ans revient au western pour notre plus grand plaisir, car son premier film est à l’image du jeu du vieux bougre…solide et efficace. Alors que vaut The Homesman qui a lui aussi eu droit à son ticket pour la Compétition au dernier Festival de Cannes ? Et bien il est déjà réussi et c’est déjà pas mal.

Synopsis:

En 1854, trois femmes ayant perdu la raison sont confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska.
Sur sa route vers l’Iowa, où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de George Briggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente.  Ils décident de s’associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière.

(Source: AlloCiné)

Au départ on se dit que le film va être très long et il l’est réellement, mais c’était sans compter sur l’incroyable humanité et l’étonnante sensibilité qu’apporte Tommy Lee Jones à son film. The Homesman est un hommage au grand western classique à la John Ford dont le successeur moderne est Clint Eastwood, mais depuis Impitoyable en 1992 Clint a changé de genre, fini les western pour lui et c’est assez surprenant que ça soit un de ses amis qui l’honore aussi bien. The Homesman se déroule sans accroche, c’est efficace et surtout très solide (comme Trois Enterrements), on a pas grand-chose a reprocher à au film de Jones a part qu’il soit un poil trop classique, mais c’est bel et bien histoire de chipoter. La beauté de The Homesman est aussi une des ses qualités, les grands espaces sont sublimés par des cadres composés à la perfection.

The Homesman : Affiche

Le scénario est très bien écrit et surtout très bien construit. On est pris dans ce road-trip comme si on était à bord de cette roulotte. C’est un peu long, mais on ne s’y ennuie jamais. Les personnages sont attachants au possible, ils sont emplis d’humanité qu’on ne peut faire autrement que de les aimer. Les dialogues sont dès plus basiques, mais ils sont et ceux assez souvent étonnamment tendre, ce qui est plutôt agréable. L’humour y est aussi présent et fait toujours mouche… « Tu ne sais même pas pisser droit » à ressortir dans chaque bon dîner !

Le casting est parfait, ils sont tous une gueule qui est fait pour le western. Chaque acteur a quelque chose a raconter. Tommy Lee Jones nous sert une interprétation tout en profondeur bien loin de ses habituelles moues boudeuses. Hilary Swank est parfaite en vieille fille et pour la première fois, elle arrive à faire ressentir des émotions. Miranda Otto, Grace Gummer et Sonja Richter qui jouent les femmes folles du film sont toutes trois incroyable, elles sont sidérantes de naturel. Mention à Grace Gummer (la fille de Meryl Streep). Après les acteurs présent est de l’ordre de l’apparition qu’importe, mais ils jouent comme à fonde leur rôle. William Fichtner est né pour jouer dans des western après Lone Ranger, Naissance D’Un Héros de Gore Verbinski il vient confirmer que dans le genre on fait pas mieux. Tim Blake Nelson est encore une fois parfait en attardé quelque peu siphonné. Le seul point négatif vient de Meryl Streep qui se contente de faire le job.

La mise en scène est parfaite. Sans aucune vague Tommy Lee Jones construit des plans, des cadres d’une maîtrise assez bluffante. Si il n’a pas de réellement de style propre, sa réalisation est d’une classe folle. La photographie de Rodrigo Prieto est absolument sublime. L’alliance de la mise en scène et de la photo. font des grands espaces américains des tableaux époustouflant de beauté formelle. Marco Beltrami signe une très grande B.O. comme on a pas entendu depuis un bout de temps. Un véritable bonheur auditif.

The Homesman : Photo Tommy Lee Jones

The Homesman n’est pas un grand film ni même un grand western, non la seconde réalisation de Tommy Lee Jones est un drame intimiste empli d’une nostalgie dès plus émouvante. The Homesman a aussi une part de divertissement pur, un film où comme on dit « on en se prends pas la tête » (produit par Europa Corp. a.k.a. Luc Besson) et tout en même temps, il foisonne de thématique où mine de rien Jones vient quelque peu critiquer la conquête de l’Ouest.

Ce western est plein de chose à la fois. Drame intimiste et grand road-movie, divertissement et réflexion sur la place de l’humain, western âpre et tableaux magnifique, Tommy Lee Jones mixe tout ça sans jamais se perdre et mieux encore, tout est parfaitement cohérent. The Homesman est un hommage au grand classique et en même temps il a son identité propre, Jones signe film certes classique, mais remarquable en tout point. Si l’ensemble est dès plus rugueux, The Homesman ne peut que bouleverser ne serait-ce que par ce qu’il incarne. Un western, un vrai.

The Homesman : Photo Tommy Lee Jones

The Homesman de Tommy Lee Jones : 3,5/5

(sortie le 18/05/2014)

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Adieu Au Langage

Écrit par Werner Dejaeghere

« Je ne n’écrirai rien sur ce film, c’est une merde ! » c’est certainement cette réplique culte qui conviendrait le mieux pour parler de ce Adieu Au Langage, petit film métaphysique criant sa haine de la modernité signé Jean-Luc Godard. Comment le grand réalisateur de certains classiques de la Nouvelle Vague tel que A Bout De Souffle, Le Mépris ou encore Pierrot Le Fou pour ne citer qu’eux a pu en arriver là ? Adieu Au Langage est un pensum sous forme de mash-up philosophique sur tout et n’importe quoi dont on va pas mentir, on se fout royalement et de surcroît c’est un film  bien prétentieux et surtout très arrogant. Godard nous dit que « c’était mieux avant » et que notre époque c’est de la merde tout en filmant avec les outils les plus modernes, smartphones, Go Pro, appareils photos et le tout en 3D (qui vous filera un sacré mal de tête!). Voilà tout le paradoxe et la complexité de cet Adieu Au Langage qui irrite plus qu’il n’intéresse.

Synopsis:

« Le propos est simple. Une femme mariée et un homme libre se rencontrent. Ils s’aiment, se disputent, les coups pleuvent. Un chien erre entre ville et campagne. Les saisons passent. L’homme et la femme se retrouvent. Le chien se trouve entre eux. L’autre est dans l’un. L’un est dans l’autre. Et ce sont les trois personnes. L’ancien mari fait tout exploser. Un deuxième film commence. Le même que le premier. Et pourtant pas. De l’espèce humaine on passe à la métaphore. Ça finira par des aboiements. Et des cris de bébé. »

(Source: AlloCiné)

Ce qui m’énerve le plus étant l’importance qu’on accorde à ce film sous couvert de son réalisateur aussi pathétique soit-il devenu, car non content d’être en Compétition lors du dernier Festival de Cannes, le film est reparti avec le Prix du Jury (ex-æquo avec Mommy de Xavier Dolan). Même si chacun à le droit de s’exprimer comme il le souhaite, à 83 ans éteignez vos caméras et laissez nous tranquille. Pour citer comme vous le faites si bien avec Adieu Au Langage, je vais reprendre les paroles d’un des personnages du film « Les mots…les mots je ne veux plus en entendre parler » et bien moi c’est vous que je ne veux plus écouter ni même voir d’ailleurs. Vous n’avez aucun langage cinématographique et si vous voulez vous amuser avec la 3D, allez plutôt au Futuroscope. Adieu Mr. Jean-Luc Godard.

Adieu au Langage : Affiche

Adieu Au Langage de Jean-Luc Godard : 1/5

(sortie le 21/05/2014)

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MALÉFIQUE – I HAD A DREAM

Écrit par Quentin Didier

Vous connaissez tous cette fameuse phrase commerciale « tout ce que vous connaissez va être remis en question ! » (« 2012 «  ,« Le Monde De Narnia 2 », « The Devil Inside »…). Si elle a pour habitude de faire saliver les foules, elle attire plutôt les foudres à la sortie de séance. « Maléfique » de Robert Stromberg surfe sur cette logique (qui ne l’est pas tant… à défaut d’être épatant !). En choisissant de réinventer un personnage classique de Disney (un classique d’un classique en somme, oh quelle belle mise en abime !), il cherche à se mettre tout le monde dans la poche… pour se les remplir ?! Finalement, porté par une promotion à l’image de ses actrices, somme toute(s) anorexique(s), « Maléfique » s’avère être le vilain petit canard (allez au coin-coin !) au milieu de tous ses blockbusters actuels. Mais chez Disney, tout ce qui est petit est mignon alors pourquoi ne pas tenter l’expérience… Même si ici Robert Stromberg fait ses débuts en matière de réalisation, il a auparavant travaillé sur les effets spéciaux de « Avatar » et de « Le Monde Fantastique D’Oz ». De quoi rêver, non ? (rêver c’est gratuit, une séance de ciné beaucoup moins !)

Elle, (c’)est Maléfique, une créature pure, d’une beauté aussi impénétrable que son royaume. Lui, Stéphane, un humain au cœur de pierre qui ne l’a laissera pas de marbre ! Le hasard les fit se rencontrer, s’aimer… puis se séparer. Digne successeur pour reprendre le trône de son père mourant, Stéphane privilégia trahir cet amour pour la gloire. Rancunière, Maléfique jura de se venger. Chose qu’elle exécuta des années plus tard lorsque Stéphane devint prince, qu’il trouva sa princesse et qu’ils eurent un enfant. Lors d’une cérémonie en son honneur, Maléfique, au-delà de jeter son dévolu sur le pauvre bébé, lui jeta également un sort : le jour de ses seize ans, elle tombera dans un sommeil sans fin … qui n’aura que le baiser d’un amour sincère comme seule échappatoire.  (« Eh bien c’est mal barré ! »).

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Pendant une heure et demie, « Maléfique » imposera un bon tempo. Des scènes à la durée exemplaire qui à aucun moment ne nous feront gagner le sommeil (nous avons vaincu la malédiction!!!!). Je vous vois venir sur vos grands chevaux, pauvres parjures que vous êtes, qui espéraient voir un film de deux heures et demie et qui auraient à coup sûr été la cible de vos venins à cause des longueurs. Là le film fait ce qu’il a à faire dans une constante parfaite. Si avec cela, il semble avoir fait le plus dur, il sera cependant très loin de convaincre les spectateurs de moins de six ans qui ne bénéficient pas encore du SMIC (Système en Marche de l’Implantation du Cerveau).

On l’annonçait comme un film plus sombre qu’à l’accoutumée chez notre ami aux oreilles rondes ! Certes je vous l’accorde il l’est mais c’est loin d’être l’orgasme absolu. Le tout est sans cesse plombé par des décors, des effets spéciaux, des dialogues déjà vus et revus ! Les effets en vert … mon Dieu que c’est moche ! Disney à l’air de penser qu’avec du vieux on fait du neuf ! Le problème c’est  qu’il faut une baguette magique pour cela ! Et de baguette, il n’y eu que celle en fer que nous nous sommes empressés d’acheter pour botter le derrière de ce cher Robert Stromberg.

Pourtant le film commence plutôt bien. Nous écoutons les dires d’Angelina Jolie prônant que l’amour vrai n’est que simple mascarade ! A ce moment précis, toutes les filles de la salle se mirent à penser que si elle ne voulait pas de Brad Pitt, elles seraient très heureuses d’en prendre soin ! Bref, après s’être effectivement envolée au septième ciel avec son amour d’enfance, son amour commença à battre des ailes avant que celles-ci ne lui soient retirées par cet homme avide de pouvoir (reprendre le trône de son père). Le changement d’attitude du futur prince est assez concis, les débuts de la guerre entre les Landes (le royaume de Maléfique) et le monde des humains plutôt lissent. J’ai presque eu un moment de pitié quand j’ai vu cette pauvre cinquantaine de soldats se battre contre deux arbres et une femme avec des ailes (le combat de l’année vous avez dit ?). On ne peut pas aller vite et en même temps tout raconter, certes.  Après ce prologue, le film se met en place, le sort en est jeté, le spectateur tout autant … dans la gueule du loup. Parce que le problème est bien là.  Nous sommes comme tous les personnages du conte, nous attendons désespérément que les choses se passent sans pouvoir en changer la destinée. Aurora, le bébé victime de l’enchantement, est élevée dans un lieu lointain par trois fées aussi agaçantes que superficielles ( la Disney touch est dans la place !), le prince attend qu’elle ait ses 16 ans, date du début de la malédiction, pour la revoir en espérant que l’éloignement aura contrecarré tous les plans de Maléfique. Cette dernière, qui fera connaissance avec le sujet de son sort regrettera son choix d’antan à la vue de cette belle jeune fille en devenir sans finalement ne pouvoir faire quoi que ce soit ! On se contente donc d’attendre, d’attendre, non sans quelques scènes agréables, mais avec en tête l‘idée que le film ne réservera jamais aucune surprise, aucun enjeux, nada ! J’aime quand les films nous donnent une bonne raison de rester. Ici, au bout d’un quart tout semble tracé (et ils vécurent heureux…). L’on aurait pu espérer une bonne séquence d’anthologie au moment de l’endormissement de la belle. Le mot séquence est à revoir à la baisse tant l’instant est balayé aussi vite que Mickey dans « Fantasia » pour laisser place à une ultime scène de bataille évasive et un final niais au pas … possible !

Maléfique : Photo Elle Fanning

Alors si nous ne pouvons pas compter sur le visuel, le scénario… ( en sommes sur presque tout ce qui fait un film) pouvons nous au moins avoir l’appui de ces acteurs ? La réponse est négative. Si le personnage de Maléfique est en tout point ressemblant à l’originale, Angelina Jolie peine à dégager grand-chose. Alors oui elle est dans le personnage mais malgré sa tête d’affiche , on aurait plus envie de la lui couper… sa tête ! A moins que mes yeux n’eussent été trop occupés à regarder cet espèce d’os qui lui sort sur les joues (et moi par les trous de nez  au passage !). La deuxième star sur le plateau était Elle Fanning. Cette phrase au futur résume comme il se doit ma déception. Elle Fanning, fantasme de la gente masculine absolu est aussi molle qu’un accordéon. Mais où est passé l’égérie de Lolita Lempicka ???? Il est indubitable qu’Angelina Jolie lui rende ses cornes, et sur le champ! Pour le reste, Sharlto Copley totalement au bord de la dépravation irrite au plus haut point ! Brenton Thwaites, à défaut de se fondre dans son rôle, se fond parfaitement dans le décor! Imelda Staunton, bien connue des PotterHead, devait visiblement avoir besoin d’argent pour accepter de se rendre aussi ridicule de la sorte ! Seul Sam Riley tire légèrement son épingle du jeu malgré un personnage liposucé par Disney à mort !

Musicalement parlant, « Maléfique » doit revoir sa copie! James Newton Howard est fidèle à lui-même. Des soundtracks sans grand intérêt. Plus proche du grand canon que de l’onirisme. Il y en a quand même une qui fait exception à la règle avec un bon son en mode « choir » très appréciable. Et que dire du générique « Once Upon A Dream » réinterprété par Lana Del Rey ? La goutte d’eau qui fait déborder le vase de rhum ?! L’impression de se réveiller après une cuite monumentale.

« Maléfique » vendait du rêve mais ça c’était avant. Illico la séance terminée, je me suis empresser de retourner dans la boutique des rêves Euromillions pour changer le mien ! Un moment agréable pour les gens peu exigeants souhaitant se vider le cerveau. Pour les autres, la déception sera de mise autant que la simplicité qui enivre ce long métrage.

MALÉFIQUE (Maleficent) : 1,75/5 – Réalisé par Robert Stromberg – Sortie le 28 Mai 2014

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X Men: Days Of Future Past

Écrit par Werner Dejaeghere

Le voilà le X-Men que l’on attendait, le voilà le film de super-héros qui va rassembler tout le monde, Bryan Singer réinvente la saga pour nous offrir l’un des meilleurs blockbusters de tout les temps et même a faire oublier qu’il en est un. Ne comptez pas voir ce X Men: Days Of The Future Past sans avoir vu tout les films liés avant, oui vous allez comprendre, mais vous ne ressentirez rien. Singer prends le meilleur de la mythologie X-Men pour le concentrer dans un film époustouflant d’intelligence. Impossible donc de parler de ce nouvel film sur nos mutants préférés sans parler des précédents. C’est en 2000 que Bryan Singer lance la mode du film de super-héros avec X-Men (saga dont je ne suis pas spécialement fan, mais quand même…) divertissement subtil, mais terriblement ennuyeux qu’importe c’est un carton. Trois ans plus tard il rempile avec un second opus qui est le même film avec bien plus d’action et ça paye, il est considérait comme le meilleur puis vient l’heure de la débandade. Dixit Singer place à Brett Ratner qui signe un divertissement qui le fait le boulot et qui est certes moins subtil, mais pas totalement con et malheureusement tout le monde n’étant pas de mon avis, il est détesté. En 2009 vient un spin-off sur le personnage adoré du grand public qu’est Wolverine intitulé X-Men Origins: Wolverine signé Gavin Hood qui est sifflé partout et qui faut l’avouer n’est pas très bon, ça reste tout de même une honnête série B. Un autre spin-off est dédié à Wolverine intitulé Wolverine : Le Combat De L’Immortel signé James Mangold et qui lui a divisé, mais juste avant lui la Fox avait ressuscité les X-Men avec l’excellent X-Men: Le Commencement signé Matthew Vaughn qui racontait la genèse des mutants dans une ambiance géniale et un univers repensé. Bryan Singer avec X Men: Days Of Future Past prends le meilleur de chaque épisode pour nous servir un film dantesque.

Synopsis:

Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

(Source: AlloCiné)

Bon parce X Men: Days Of The Future Past c’est un peu long on va le raccourcir en DOFP ce sera plus facile. Dès le départ on attendait beaucoup de ce nouvel X-Men, car la Fox a su vendre son film avec grandes finesse et des choses bien plus intéressantes que des affiches ou des bandes-annonces, non elle teasait en nous montrant des photos de tournage où on pouvait voir des éléments connus et bien plus excitant qu’une promo normale. Puis vint l’heure de la bande-annonce finale qui était très bien construite et terriblement excitante, mais surtout elle était plein de promesses qui sont bel et bien tenues. DOFP est d’une grande intelligence, car en mixant les deux générations de mutants (passé et futur) il solidifie la subtilité de ce que la franchise X-Men aborde et cela apporte des enjeux dramatiques  inattendues. Pour la première fois dans un blockbuster on a réellement l’impression que le monde tel que nous le connaissons va disparaître.

X Men: Days of Future Past : Affiche

Le scénario est extrêmement bon, c’est finement construit et contrairement au premier, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Tout ici intéresse. Les personnages sont à la base bien écrit alors apporté leurs de la profondeur et de réel enjeu vous obtiendrez les meilleurs personnages de blockbuster jamais écrit. Ils ont une vraie résonance humaine. Les dialogues sont certes très américains en mode grand discours héroïques, mais il arrive par moment à vraiment capter le temps et donc viser juste. L’humour est aussi très présent et certaines joutes verbales sont vraiment drôles.

Le casting est comme toujours dans la franchise X-Men est juste, mais plus encore cette fois-ci. Hugh Jackman revisite son interprétation du rôle qui l’a fais connaître pour y apporter plus de profondeur. James McAvoy est toujours juste. Jennifer Lawrence colle très bien à son personnage. Michael Fassbender est en-dessous ce qui est assez étonnant. Nicholas Hoult est bon. Peter Dinklage est mauvais. Patrick Stewart est bon. Ian McKellen est à côté est paraît très fatigué. Halle Berry fait comme toujours le boulot. Shawn Ashmore est très bon. Si tout le casting est pas parfait l’homogénéité de l’ensemble fait que tout passe.

La mise en scène est démente. Singer a plein d’idée et il prends un malin plaisir a nous le montrer. Il nous offre l’une des scènes les plus cool de l’histoire…rien que ça! La photographie de Newton Thomas Sigel est très belle surtout dans les scènes se déroulant dans le futur où il nous en mets plein la vue. John Ottman signe une B.O. extraordinaire. Jamais dans les extravagances sonores dont nous a habitué Hollywood depuis quelques temps non, Ottman trouve toujours le ton juste.

X Men: Days of Future Past : Photo Evan Peters, Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender

X Men: Days Of Future Past est un vrai régal et un modèle de divertissement comme on aimerait en voir plus souvent. Tout dans le film de Bryan Singer s’enchaîne avec grande fluidité pour au final être un récit qui arrive à la fois à être réellement divertissant tout du long avec de nombreuse scènes d’actions trépidantes et d’une intelligence rare en questionnant le monde dans une ambiance assez sombre et étonnante. DOFP c’est aussi un soin tout particulier accordé aux effets spéciaux qui servent à l’histoire et c’est plaisant de voir un film où la destruction n’est pas là que pour le plaisir. Singer fait des X-Men des personnages plus humains et les encrent enfin dans un monde plus réalistes et ceux pour notre plus grand plaisir. De ce DOFP émane une grande émotion dû à cette humanité..

Bryan Singer reste dans les chemins balisés du blockbuster, mais il arrive à en extraire une certaine poésie en y apportant tout l’amour qu’il porte à cette fantaisie héroïque. Avec DOFP le réalisateur explore la mythologie des mutants et de cette curiosité il se réapproprie le blockbuster américain pour faire bien plus que l’énième film de super-héros qui marche, non Bryan Singer signe un véritable chef-d’oeuvre de sciences-fiction. DOFP n’est donc pas une surprise, il confirme tout ses promesses et nous donne l’espoir qu’un jour on verra bien plus souvent des blockbusters de cette qualité. La Révolution est en marche.

X Men: Days Of Future Past de Bryan Singer: 4,5/5

(sortie le 21/05/2014)

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Godzilla

Écrit par Werner Dejaeghere

Autant le dire dès le départ…je n’ai pas aimé ce Godzilla! Un Godzilla version 2014 (29ème adaptation quand même!) que j’attendais avec grande impatience, car la Warner a gérée sa promotion à la perfection entre bande-annonce mystérieuse et affiche d’une grande beauté, on en attendait forcément beaucoup. Même si je n’ai pas aimé le film de Gareth Edwards, je n peux m’empêcher de lui trouver des qualités non-négligeables, mais aussi des défauts qui sont finalement que très peu dérangeant. Très mitigé donc.

Synopsis:

Godzilla tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l’humanité semble impuissante…

(Source: AlloCiné)

Gareth Edwards signe-là sa deuxième réalisation après Monsters, film de monstre très intimiste et si avec ce deuxième film il passe au niveau supérieur (rien que pour le budget, 800 000$ pour Monsters contre 215 millions de $ pour Godzilla), il n’en oublie cependant pas ses préoccupations d’auteur. Edwards dépoussière le mythe Godzilla (oublions l’immense nanar de 98 signé Roland Emmerich) tout en lui rendant un très bel hommage en braquant les projecteurs sur la bête et en mettant en retrait ses acteurs sans pour autant les faire passer à la trappe. Avec Godzilla Gareth Edwards a eu le soucis de bien faire, il y a un vrai soin apporté à l’ensemble et c’est très appréciable. On sent très clairement que le réalisateur aime le gros lézard.

Godzilla : Affiche

Le scénario est assez foutraque dans son ensemble certes les scènes sont très bien écrites quand on les prends séparément, mais le récit en lui même se perds souvent et n’est pas forcément très cohérent. Godzilla est surtout très long et mets beaucoup trop de temps à s’installer et se finit sur un final vite expédié. Les personnages sont très basiques, ils sont même clichés, néanmoins on s’y attache sans trop de difficultés. Les dialogues sont confondants de banalités, mais ça colle bien à l’ambiance du film ce qui fait que c’est pas un gros défaut.

Le casting fait le minimum syndical et se contente d’être là. Aaron Taylor-Johnson fait le boulot sans rien apporter de plus. Ken Watanabe est à côté, mais son charisme l’emporte. Bryan Cranston recycle son jeu sans rien n’y apporter non plus. Même si Elizabeth Olsen est bonne et toujours aussi magnifique, son rôle et tellement vide qu’elle n’a rien a jouer. David Strathairn est une grosse erreur de casting. Juliette Binoche est mauvaise, mais fait en 10 minutes à l’écran que Jean Reno dans l’ensemble de la version de 98.

La mise en scène est très bonne, Edwards sait tenir une caméra et n’oublie jamais de nous le faire savoir. Il filme la bête avec beaucoup de maîtrise et surtout beaucoup de talent. La photographie de Seamus McGarvey est d’un naturel assez sidérant dans ses scènes d’extérieure et d’une impressionnante maîtrise de la lumière. Il arrive a créer des ambiances en jouant tout simplement avec les contrastes. Alexandre Desplat se contente comme souvent de faire le job, il signe une B.O. pas mauvaise carle bonhomme a du talent, mais pas extraordinaire non plus au vue de se talent.

Godzilla : Photo

Certes Godzilla est assez fou dans ses scènes d’actions (on est surpris plus d’une fois) et assez bien construit dans ses scènes intimistes, mais il lui manque toujours la petite étincelle qui ferait de lui un film dantesque ou plus sobrement un grand film. Gareth Edwards aborde son film au premier degré et ce n’est pas pour déplaire, c’est même une très bonne idée à l’heure où le blockbuster est de plus en plus simpliste et bourrin, Godzilla colle à la réalité comme le faisait La Planète Des Singes : Les Origines de Rupert Wyatt et n’essaye pas d’inventer un univers à la différence de l’imbuvable Pacific Rim de Guillermo Del Toro qui n’existait que pour ses scènes d’actions et qui était d’une connerie abyssale.

Godzilla n’est donc pas la claque annoncé et surtout espéré, il en est même très loin malgré le fait qu’il arrive à de rare moment a s’en approcher. Gareth Edwards démontre tout ses talents de réalisateur en maîtrisant tout le côté techniques de son film, mais malheureusement ça ne suffit pas à convaincre car Godzilla souffre d’une écriture assez fade qui se contente tout simplement de se dérouler et d’envoyer son petit message, mais l’ensemble est bourré de clichés et c’est surtout beaucoup trop long. Godzilla est avant tout une déception, car il n’est pas spécialement mauvais Edwards grâce à un indéniable talent arrive à faire d’un film qu’on aurait à l’habitude détesté un film passable et même agréable, il reste ses défauts et malheureusement ça ne pardonne pas.

Godzilla : Affiche

Godzilla de Gareth Edwards: 2,5/5

(sortie le 14/05/2014)

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