Category Archives: Mars 2014

Les Gazelles

Écrit par Werner Dejaeghere

Autant le dire dès le départ la séance du film de Mona Achache fut une véritable épreuve, car le propos est totalement gerbant et pourtant je ne peux m’empêcher de trouver des qualités à ces « gazelles ». Si le film s’avère en plein dans l’air du temps, ces temps actuels n’ont rien de beau donc durant 1H39 on regarde des femmes célibataires de 30 ans se faire baiser par le premier barbu qu’elles croisent le pire étant que Les Gazelles porte un regard très juste et il est très sérieux, c’en est d’autant plus désolant.

Synopsis:

Marie et Eric, trentenaires en couple depuis le lycée, signent l’achat de leur premier appartement quand Marie est saisie d’un doute vertigineux. Sa rencontre avec un beau brun ténébreux va précipiter sa décision : elle quitte Eric pour plonger dans le grand bain du plaisir et de la liberté.
Mais elle va surtout se manger le fond de la piscine…
Et découvrir un monde sans pitié : à son âge, le célibat est vite perçu comme une tare suspecte.
Eclairée par des amitiés nouvelles, Marie va apprendre à envisager son célibat comme une chance d’où elle pourrait sortir plus forte, et enfin prête à être heureuse.

(Source: AlloCiné)

Cette comédie douce-amer, c’est Mes Meilleures Amies de Paul Feig à la sauce française et le côté comique de Les Gazelles est très réussi, on ne rit jamais vraiment , mais tout le festival de bon mot et de situations cocasses est jouissif, mais le problème est que Mona Achache est très sérieuse ce qui rend Les Gazelles très repoussante.

Les Gazelles : Affiche

Le scénario est très bien écrit, il se déroule très bien. On est certes sûr des chemins balisés, mais c’est très bien fait donc ça passe. Les personnages sont écrits à la perfection, ils sonnent tous très juste, mais ils sont tous (sans exception!) absolument immonde et dotés d’une morale bien douteuse. Les dialogues sont un régal. Durant tout le film on a droit a quelques lignes bien senties assez amusantes.

Le casting est franchement génial et c’est ce qui fait supporter un minimum le film. Camille Chamoux est très bonne, Audrey Fleurot est parfaite et poursuit son parcours en s’affirmant comme une actrice qu’on verra bientôt partout, Franck Gastambide est surprenant dans un rôle différent que la « kaïra », Joséphine De Meaux est mauvaise et dans le surjeux constant, Samuel Benchetrit est toujours juste, Naidra Ayadi est bonne et on peut aussi voir le jeune Miljan Chatelain qui nous avait enchanté dans Quand Je Serai petit de Jean-Paul Rouve.

La mise en scène est dans l’ensemble assez plaisante, mais elle s’essaye bien trop souvent à des effets clipesques lourdingues et vraiment inutile. La photographie de Patrick Blossier est d’une incroyable fadeur. Il y a beau avoir un travail sur la lumière, ça reste trop léger et surtout vain. Eric Neveux signe une B.O. agréable, mais pas originale pour un sou. On reconnait les titres passés, mais il n’apporte aucune émotion et ne feront levés que les pieds.

Les Gazelles : Photo Audrey Fleurot, Camille Chamoux, Joséphine de Meaux, Naidra Ayadi

Les Gazelles a des qualités immenses, mais il se dote d’un récit dès plus abject et donc annihile tout le plaisir qu’on aurait pu avoir. L’un des gros problème du film est aussi que la plupart du temps, il se tire une balle dans le pied par exemple dans des moments très fort en émotion ou plutôt au potentiel émotionnel important Mona Achache vient y ajouter un élément comique qui vient tout détruite et donc venir nous interroger sur l’utilité de la chose, on arrive donc jamais à s’accrocher au récit et surtout aux enjeux déjà très maigre.

En fait Les Gazelles est assez bon dans le sens où il est très soigné et que pour une fois dans la comédie française on pose un vrai regard et celui-ci est sans concession sur la société actuelle, mais le problème c’est que cette société est abject et on la vit au jour le jour alors le film de Mona Achache est totalement inutile. Les Gazelles ou comment un film au qualité indéniable vient se rendre détestable du fait de son horrible propos. Dommage. Si les femmes se reconnaîtront et que le film parlera aux autres, il n’en reste pas moins que Mona Achache filme des salopes qui sont à vomir.

Les Gazelles de Mona Achache: 2/5

(sortie le 26/03/2014)

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Her

Écrit par Werner Dejaeghere

Il faut avant de commencer cette critique préciser que je ne sais pas si j’ai aimé Her et que cette critique est susceptible de ne plus refléter mon avis dans 2 semaines comme dans 3 mois.

Her a été annoncé partout comme un chef-d’œuvre, un grand film d’amour comme on en a jamais vu et dans un sens c’est vrai, car Her est une révolution dans le cinéma romantique (ou peut-être même le cinéma tout court), c’est une sorte de Gravity du film d’amour, une expérience jamais vécu, une immersion au cœur de l’émotion et là où je trouvais Gravity assez stupide (notre critique est ici) dans son fond, ce qui m’empêchais d’en apprécier la forme, le film de Spike Jonze lui offre un regard tout bonnement hallucinant sur son sujet, Jonze dissèque l’amour, l’émotion et même l’être humain avec grand génie et dans sa forme c’est d’une précision extraordinaire. MAIS, car oui il y a un « mais » Her m’a totalement effrayé, même si le film est totalement génial et je pense que oui peut-être que c’est un chef-d’œuvre.

Synopsis:

Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de ‘Samantha’, une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…

(Source: AlloCiné)

Le quatrième film de Spike Jonze est un film futuriste où les hommes pour contrer la solitude s’offre les services d’une sorte d’intelligence artificielle appelée OS et le film se base sur cette relation entre Theodore (le personnage principal) et cette ordinateur avec une vraie personnalité dont le seul support est une voix, sur ce point là Her est du déjà vu sur toutes la ligne, amour impossible, crise de jalousie, fin vous connaissez, mais le film se démarque en se concentrant sur les tourments intérieure de son héros. Her nous fait alors ressentir une multitude d’émotions dont des choses que l’on a jamais ressenti et ça fait véritablement peur, surtout que Jonze mets une distance avec son spectateur qui fait qu’on de s’attache jamais au personnage, ce qui rend le film assez froid et pourtant on ressent les choses sans vraiment les comprendre. Ses émotions inexplorées sont vraiment surprenantes et c’est ce qui m’a fais peur, comment un film peut créer un tel effet, toucher l’humain jusque dans son for intérieur, comme si Her nous manipuler et nous explorer le cerveau, le cœur, je trouve vraiment ça effrayant et je fus assez énervé durant la séance.

Au-delà du fait que j’ai vraiment était réticent à ce qu’offrait Spike Jonze en terme d’émotions, le film en soit est ennuyeux voir très ennuyeux. Heureusement Her bénéficie d’un sujet toujours intéressant, mais le gros problème c’est que Jonze n’offre aucun point de vue, il se contente d’observer l’homme sans jamais émettre une critique et de ce fait, Her se déploie et on vraiment que faire de ce qui arrive. Les personnages ont beau être d’une justesse, les dialogues et leurs mésaventures et explorations amoureuses elles ne mettent jamais dans le mille et pire tout sonne souvent faux.

L’un des gros points forts de Her c’est son casting tout en tendresse et en mélancolie, Spike Jonze est un excellent directeur d’acteur. Joaquin Phoenix qui n’a pourtant plus rien à prouver arrive encore à approfondir son jeu et comme dans Two Lovers de James Gray, il n’est jamais aussi touchant que quand il joue les maux de cœur. La grande surprise du film vient du personnage invisible qu’est l’OS dont je parlais plus haut et qui n’est rien d’autre qu’une voix et pourtant elle est fascinante, belle, bouleversante et mystique, car oui c’est bien cette voix interprétée par Scarlett Johansson (son meilleur rôle?) qui nous fait ressentir ces émotions jamais vécu. Sinon Amy Adams confirme qu’elle est un actrice indispensable. Le casting porte bel et bien Her et malgré leurs look, leurs coupes d’un autre monde ne paraissent jamais ridicule.

Her : Photo Joaquin Phoenix

Je n’attendais rien de ce Her, car un flou énorme entouré le projet et je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, le film ne m’excitait vraiment pas et heureusement, car j’aurais été sacrément déçu. Tout le monde m’avait dis « Oui, c’est d’ores et déjà le chef-d’œuvre de l’année et peut-être le film de la décennie, tu pleures du début à la fin », on verra bien, j’ai vu et comme d’habitude quand on parle d’un film comme LE film de l’année…j’ai détesté (Pacific Rim en tête et Gravity en second), ce n’est pas le fait qu’on me l’a vendu comme ça qui me fait ne pas aimer Her, mais le film de Spike Jonze est surtout bourré de défaut, un rythme pesant, un côté philosophique de bistrot et surtout du déjà vu, malgré du jamais vécu.

Si je n’ai pas aimé Her, c’est car j’ai détesté être manipulé de cette manière comme un cobaye à qui on montrait le film du futur comme une chose vraie, alors que le côté S.F. du film de Spike Jonze est l’aspect le plus repoussant du film et mets cette distance qui fait que l’on ne s’attache à rien. Le manque d’enjeux dramatique nous fait décrocher très vite, mais pourtant Her arrive toujours à nous intéresser et ceux grâce à son sujet très bien traité, car on a rarement vu l’amour aussi bien regardé. Spike Jonze signe un prototype trop déstabilisant pour qu’on l’aime, mais Her promets un bel avenir. Un film en demi-teinte.

Her : Affiche

Her de Spike Jonze: 2,5/5

(sortie le 19/03/2014)

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Monuments Men

Écrit par Werner Dejaeghere

Monuments Men c’est le plantage hollywoodien dans ce qu’il a de plus cruel, au départ on s’attendait à un film d’histoire avec un grand H, un projet alléchant munis d’un casting de rêve, le tout orchestré par un des maîtres d’Holywood…Georges Clooney, forcer de constater que même si l’intention est louable et le sujet absolument génial, Clooney passe à côté de son film. On est devant une bande de copain qui s’amuse à faire un petit film entre eux, sauf que cette bande de copain est ultra-célèbre et on est pas devant un petit film indépendant fauché, mais bel et bien devant une grosse production hollywoodienne. Si Monuments Men est au final plus ou moins réussi, mais la déception est bien présente, quand on pense au grand film qu’on aurait pu avoir.

Synopsis:

La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. MONUMENTS MEN est inspiré de ce qui s’est réellement passé.
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

(Source: AlloCiné)

Le gros problème de ce Monuments Men, c’est l’écriture qui est d’une paresse flagrante, le film est très long et sur 2H il ne ce passe quasi rien. Clooney mêle le film de guerre, la comédie et le film de bande, sauf que le côté film de guerre est raté, car il n’y a aucun suspens, pas d’enjeu ni d’aventures, Spielberg aurait été parfait, le côté comédie ne fait jamais mouche, les Coen’s l’auraient réussi et le film de bande de procure aucun plaisir, Soderbergh l’aurait rendu cool, Clooney oscille entre tout tout ça sans jamais trouver le juste milieu. Malgré que Monuments Men soit un sommet d’académisme où il y a aucune vision de réalisateur, ni même de direction d’acteur, il s’avère assez sympathique à suivre, car Clooney essaye par ci par là de montrer l’horreur de la guerre et il y arrive plus d’un fois, mais malheureusement tout est trop lisse. Monuments Men manque de profondeur.

Le scénario est paresseux, il ne s’y passe quasi rien. L’histoire se déroule sans vraiment d’enjeu dramatique où s’ensuit des sketchs qui suit chaque groupe de personnage sans jamais vraiment s’attarder sur son sujet. Ça reste agréable à suivre. Les personnages sont très mal écrits, il n’y en a aucun qui est expliqué ou développé, ils manquent tous de profondeur. Au bout de 10 minutes, on a vu tout les personnages principaux sans même qu’on nous dise qui ils sont ou pourquoi ils sont là. Les dialogues sont parfois très pompeux, mais le verbeux patriotiques fonctionne plutôt bien.

La mise en scène est très académique, il y parfois quelques idée, mais rien de bien attrayant. Tout est filmé avec une extraordinaire lenteur, même les scènes d’actions (il doit y en avoir 3 maximum dans le film). La photographie de Phedon Papamichael est soit belle soit moche, durant tout le film ça oscille entre les deux. Le travail sur la lumière est assez génial. Alexandre Desplat (qui fait même une courte apparition) fait le job et comme d’habitude il le fait à merveille, mais il signe une B.O. très attendu qui malgré qu’elle soit très belle, il n’y a rien de bien neuf.

Les acteurs sont en totales roue libres, ce n’est pas qu’ils soient mauvais, mais c’est qu’ils n’ont rien a jouer. Chacun nous sert son petit numéro sans jamais surprendre, c’est donc l’expérience qui prime. Georges Clooney fait du « Clooney », ça fonctionne est c’est tout, Matt Damon (que je n’aime pas) joue de son sourire comme d’habitude et ne joue quasi pas, Bill Murray est parfait dans son rôle de « Bill Murray », il prouve encore une fois que c’est un immense acteur, John Goodman est très bon, Cate Blanchett arrive encore a s’effacer derrière son rôle, Jean Dujardin est encore une fois tout sourire, Bob Balaban est à côté, Hugh Bonneville est mauvais et Dimitri Leonidas est une bonne surprise.

Monuments Men est un ratage complet, mais un ratage qu’on prends plaisir à suivre, certes le film est d’un académisme complet, souvent d’un ennuie mortel et il n’est jamais juste, mais Clooney lui insuffle un petit côté sympathique qui donne au film un certain charme. On est devant une espèce de film hybride qui ne trouve jamais le juste milieu et qui souffre du manque d’une ligne directrice dans sa narration, le sujet est certes génial, mais il est jamais vraiment traité. Monuments Men a le mérité de nous éclairer sur un point plus ou moins méconnu de la Seconde guerre mondiale, mais Georges Clooney ajoute beaucoup trop de patriotisme et donc on a le droit a tout les clichés américain.

Si c’est très maladroit, Monuments Men est parsemé de moment où il arrive à capter l’absurdité de la guerre et à s’intéresser au horreur, mais toujours de façon très primaire. Georges Clooney réalise sans panache et avec une paresse générale assez ennuyeuse, mais son film s’en sort grâce à son casting qui essaye tant bien que mal de faire tenir le film et une ambiance générale très sympathique. Monuments Men est un cours d’histoire donné par un stagiaire, mais qu’il est intéressant de connaître, même si c’est bourré de défauts, on prends une certaine forme de plaisir à suivre cette chasse au trésor. Clooney signe donc un film plus ou moins réussi ou plus ou moins raté, c’est selon…

Monuments Men de Georges Clooney: 3/5

(sortie le 12/03/2014)

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300 : La Naissance D’Un Empire

Écrit par Werner Dejaeghere

300 : La Naissance D’Un Empire c’est la suite (qui n’en est pas vraiment une) de l’époustouflant et on peut le dire culte 300 (302 donc?) de Zack Snyder qui nous reste en mémoire comme un film très esthétique sur des mecs en slip qui se battent, mais bien plus que ça, Snyder esquivé la série B, grâce à une mise en scène intelligente, un propos pas totalement con et surtout un récit bien mené. Mais Snyder n’est plus à aux commandes, place à Noam Murro qui lui saute la tête la première dans la série B, mais c’est le principal attrait de cette suite dont les bande-annonce vendaient un spectacle dantesque et ultra-léché. Alors 300 : La Naissance D’Un Empire est un spectacle ultra-jouissif d’une redoutable efficacité, mais surtout un film prenant et aussi très excitant où la tension sexuelle transpire toujours. On peut d’ores et déjà l’annoncer, cette suite est réussie.

Synopsis:

Le général grec Thémistocle tente de mobiliser toutes les forces de la Grèce pour mener une bataille qui changera à jamais le cours de la guerre. Il doit désormais affronter les redoutables Perses, emmenés par Xerxès, homme devenu dieu, et Artémise, à la tête de la marine perse…

(Source: AlloCiné)

On le disait plus haut, Zack Snyder n’est plus réalisateur, mais il n’y a pas que ça de nouveau, oublié aussi le charismatique Gerard Butler, la star du film c’est Sullivan Stapleton qui n’a malheureusement pas l’aura de Butler, mais qui est tout aussi impressionnant, sans oublier Eva Green LA grosse surprise du film. 300 : La Naissance D’Un Empire est un film parallèle au premier 300, mais on est très vite pris dans l’histoire qui nous tient en haleine tout du long. Mais que vaut ce spectacle de Noam Murro qu’on annonçait dantesque et bien il est bel et bien dantesque, à tel point que dès les premiers combats on est impressionné et totalement captivé par les chorégraphies, l’ambiance et les effets de style absolument génial. Mais 300 : La Naissance D’Un Empire est d’une tension sexuelle puissante et souvent troublante, Murro nous réserve une scène de sexe après un face-à-face assez énorme et particulièrement excitante.

Le scénario est tout simple, mais on très vite pris dans l’histoire. C’est bien écrit, bien tenu et c’est intéressant, alors que demander de plus? Bah rien. Les personnages sont écrits qu’en surface, il y a un petit travail d’écriture qui leurs offre un minimum de profondeur et même si ils sont pas super bien écrits, on s’y attache très vite. Les dialogues sont stupides, mais bon on est devant un péplum, on va pas venir y chercher de grandes réflexion sur le statut des guerriers dans une Grèce en pleine mouvance. On écoute et surtout on regarde.

La mise en scène est moins inventives que le premier film, mais Murro a quelque idées assez géniales et qui apporte beaucoup aux chorégraphies, ce qui résulte une bonne mise en scène qui n’a pas à rougir devant son prédécesseur. La photographie de Simon Duggan est en soi immonde, car tout est sous fond vert est bourré d’effet numérique qui même si ils sont époustouflant ne rentre pas dans l’ordre de la photographie, mais le travail sur l’image et les effets sont incroyables. Junkie XL nous sort une B.O. sortie de nul part, un petit bijou qui ajoute énormément d’intensité et offre une densité épique non négligeable.

Les acteurs font tous un bon travail, sans être exceptionnel ils s’en sortent tous avec les honneurs. Sullivan Stapleton est d’un incroyable charisme et joue plutôt bien, Eva Green est troublante (et parfaite) en guerrière en quête de vengeance, Hans Matheson est bon, on a eu droit un une petite découverte du nom de Jack O’Connell qui est très bon en jeune prêt à tout pour défendre ses terres, on retrouve aussi Lena Headey qui use de tics grimaçant, mais ça fonctionne bien. L’ensemble du casting sans vraiment briller (excepter Eva Green) ne se fous pas du projet et chacun donne de sa personne pour donner un tout convaincant et c’est réussi.

300 : La Naissance D’Un Empire est une série B de bonne qualité, mais aussi un très bon divertissement. Hollywood nous sert une « suite » pour amasser les billets verts, mais pour une fois c’est avec un travail rigoureux (oublier la catastrophe Match Retour). Si il y a clairement un manque de profondeur et même d’envergure, le film de Noam Murro a bel et bien une réelle densité épique et surtout on y prend un plaisir fou. 300 : La Naissance D’Un Empire est un spectacle ultra-jouissif où le travail sur les effets impressionne souvent. Entre bataille, discours et même romantisme, cette « suite » n’oublie pas les fans de premier et est une série B assumée.

Zack Snyder (scénariste et surtout producteur) avec l’aide de Noam Murro à la réalisation nous offre un divertissement comme on aimerait en voir plus souvent et vient prouver (Snyder) qu’il est l’homme qui peut sauver Hollywood d’un point vu financier (le film ne se plantera pas) et surtout sur un point de vue artistique, Snyder a prouvé qu’il savait offrir des relectures de genre (Watchmen et 300 en sont les meilleures exemples) qui savent plaire aux plus grand nombres, tout en offrant un univers et surtout en étant très bien écrit et réalisé. 300 : La Naissance D’Un Empire fait parti de ces films à part et qui le temps d’un instant nous font tout oublié et cerise sur le gâteau c’est très bon.

300 : La Naissance D’Un Empire de Noam Murro : 3,5/5

(sortie le 05/03/2014)

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Dans L’Ombre De Mary – La Promesse De Walt Disney

Écrit par Werner Dejaeghere

Dans L’Ombre De Mary – La Promesse De Walt Disney ou Saving Mr. Banks en VO (on va d’ailleurs le nommer ainsi pour cette critique) est le récit de la genèse du film Mary Poppins et qui mit pas mal de temps à se faire, car l’auteure du livre d’origine était contre et c’est ce que vient nous raconter avec brio John Lee Hancock et surtout les studios Disney. On attendait rien de Saving Mr. Banks, même rien du tout à par du mauvais, voir du très mauvais, une sorte de produit plein de bon sentiment et ennuyeux, alors qu’elle fut la surprise de voir que le film est une réussite et bien plus. Si Hancock force un peu le trait et malmène certainement la vérité, il est assez incroyable de voir le studio aux grandes oreilles se moquer de lui même, tout en restant certes assez gentillet, mais ils vont quand même dans la critique de ce qu’était les studios et juste pour ça le film vaut le coup d’œil.

Synopsis:

Lorsque les filles de Walt Disney le supplient d’adapter au cinéma leur livre préféré, “Mary Poppins”, celui-ci leur fait une promesse… qu’il mettra vingt ans à tenir! Dans sa quête pour obtenir les droits d’adaptation du roman, Walt Disney va se heurter à l’auteure, Pamela Lyndon Travers, femme têtue et inflexible qui n’a aucunement l’intention de laisser son héroïne bien aimée se faire malmener par la machine hollywoodienne. Mais quand les ventes du livre commencent à se raréfier et que l’argent vient à manquer, elle accepte à contrecoeur de se rendre à Los Angeles pour entendre ce que Disney a imaginé…  

Au cours de deux semaines intenses en 1961, Walt Disney va se démener pour convaincre la romancière. Armé de ses story-boards bourrés d’imagination et des chansons pleines d’entrain composées par les talentueux frères Sherman, il jette toutes ses forces dans l’offensive, mais l’ombrageuse auteure ne cède pas. Impuissant, il voit peu à peu le projet lui échapper… 

Ce n’est qu’en cherchant dans le passé de P.L. Travers, et plus particulièrement dans son enfance, qu’il va découvrir la vérité sur les fantômes qui la hantent. Ensemble, ils finiront par créer l’un des films les plus inoubliables de l’histoire du 7ème art…

(Source: AlloCiné)

Saving Mr. Banks ce n’est pas qu’un film sur le film, c’est aussi la personnalité de Pamela Travers (l’auteure de Mary Poppins) qui passé en revu et Hancock vient nous expliquer pourquoi elle ne veut pas lâcher les droits de son livre (Walt Disney aura mis 20 ans a les obtenir!) avec des flash-back sur son enfance qu’on aurait pu croire indigeste et bourré de bon sentiment lourdingue (Disney quoi!) et comme par magie, tout fonctionne à merveille. Saving Mr. Banks est tour à tour, amusant, délicieux, grave et mélancolique, Hancock trouve le parfait dosage.

Le scénario est en soi tout simple, car le film ne fait que relater une histoire déjà existante, mais Saving Mr. Banks s’avère prenant et surtout jamais ennuyeux. Avec ses ellipses, il aurait pu tomber dans un schéma un peu lourd, mais loin de là, on vit le film avec passion et intérêt. Les personnages sont très attachant et le face-à-face très agréable à regarder. Ils sont bien écrits et ils ont tous quelque chose à dire, ce qui n’est pas déplaisant. Les dialogues sont souvent très amusant et même assez grinçant par moment. On aurait aimé plus de joute verbale, mais c’est déjà très bien construit.

La mise en scène est très académique, mais il y a beaucoup de bonne idées. Tout est très léger et agréable, la réalisation est efficace et pas mauvaise alors que demander de plus? La photographie de John Scwartzman est très jolie, elle ne parait jamais superficielle et sans retranscrire certains codes esthétique, elle séduit. Un bon travail sur le visuel, sans jamais être extrêmement bon non plus. Thomas Newman signe une B.O. magnifique reprenant les classiques de Mary Poppins et il y ajoute une certaine modernité plaisante. Les paroles de « Un Morceau De Sucre » ou encore « Chem Cheminée » vont très vite vous revenir en tête.

Les acteurs sont très important et ce sont quasi eux qui jouent sur la réussite du film. Emma Thompson est très bonne en vieille fille froide, Tom Hanks est génial en Walt Disney, même si on l’a déjà vu mieux jouer, le rôle lui va très bien, Colin Farrel qui d’habitude en fait des tonnes et étonnamment juste,  Jason Scwartzman est comme à son habitude parfait, Paul Giammati est bon, Ruth Wilson est à côté.

Saving Mr. Banks est une immense surprise, car à aucun moment on s’attendait à voir Disney se moquer d’eux-même et montrer son développement créatif tout en critiquant leur créateur en le montrant tel qu’il était (il s’adoucisse un peu le trait quand même). Si John Lee Hancock signe un bon divertissement, c’est aussi un film très profond sur l’héritage de la famille et l’influence sur l’enfance, sans jamais sombrer dans le pathos, Savings Mr. Banks vient nous raconter les coulisses d’un classique et tout un pan de l’histoire du cinéma.

Si l’ensemble peut paraître un brin académique ou léger, John Lee Hancock avec un style simple et efficace nous emmène dans les arcanes de Disney pour notre plus grand plaisir. On s’amuse et on pleure aussi devant Saving Mr. Banks qui est un film immense de et sur son studio où l’histoire passionnante et aussi déchirante qu’amusante. Le film vaut aussi pour ce face-à-face qu’on suit avec le sourire. Hancock signe une grande réussite, un film qu’on prends autant de plaisir à suivre qu’on en prends a chanter devant Mary Poppins, dans les deux cas on en ressort charmé et le sourire aux lèvres. Saving Mr. Banks vient aussi prouver que Disney peut encore nous surprendre. Superfragilisticexpialidocious.

Dans L’Ombre De Mary – La Promesse De Walt Disney de John Lee Hancock: 4,5/5

(sortie le 05/03/2014)

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