Category Archives: Octobre 2014

Gimme Shelter

Écrit par Werner Dejaeghere

Gimme Shelter est l’exemple parfait du film ni fait, ni à faire. Réalisé par l’inconnu Ron Krauss (réalisateur américain aux films jamais parus chez nous), le film c’est fait connaître grâce à la plus connue (et même célèbre) Vanessa Hudgens qui avait fais le tour du web avec les photos du tournage, car l’ancienne star Disney qui après Spring Breakers de Harmony Korine essaye à nouveau de casser son image et elle y arrive, mais encore une fois, qu’en surface ici elle arbore des cheveux court, sale, des piercings, des traits marqués et un look de sdf bref une transformation pour le rôle et comme souvent transformation physique rime souvent avec mauvais film, Gimme Shelter n’échappe pas à la règle, mais pas à cause de cette transformation. Explication…

Synopsis :

Apple, une jeune adolescente de 16 ans, s’enfuit de chez sa mère toxicomane pour se lancer à la recherche de son père qu’elle n’a jamais vu.

(Source : AlloCiné)

Gimme Shelter est un ratage complet, une purge de 1H40 où rire involontaire et grosse morale dégoulinante sont au rendez-vous. En suivant le parcours d’une jeune mère complètement déboussolée qui essaye de s’en sortir, on sait qu’il y aura de l’émotion, sauf que le film saute la tête la première dans le pathos et on se fout alors de tout. Ron Krauss a passé un an dans un refuge pour jeune maman pour apporter de l’authenticité à son film et c’est très bien car on sait de quoi il parle, mais il y a aucune mise en scène, rien à quoi on peut se raccrocher et surtout Krauss en rajoute toujours des tonnes dans le drame. Les bons sentiments dégoulinent de partout et on ne croit plus en rien, pire tout semble ridicule. Gimme Shelter a beau vouloir être sincère, il joue tellement sur la corde sensible et cherche tellement les larmes qu’il perds son spectateur au bout de vingt minutes.

Heureusement que le ridicule ne tue pas, car Ron Krauss serait foudroyé sur place, crise de ridicule stade maximale en nous servant un film repoussant de par ses bons sentiments et une morale exécrable, le tout saupoudré d’un puritanisme dissimulé. Acteurs en totale roue libre, d’une Vanessa Hudgens minable qui vends ses qualités à un Brendan Fraser aux airs de chien battu en passant par une Rosario Dawson hideuse aux sommets du ridicule, tout ici est drôle, le scénario sans forcément ennuyeux et tellement plat qu’on ce désintéresse encore plus vite de l’histoire sans publier une réalisation inexistante et un peu facile. Mention spéciale au compositeur Olafur Arnalds qui ne fait que balancer deux, trois morceaux du Top 50 à des moments de joies (Price Tag de Jessie J) ou de tristesse (Born To Die de Lana Del Rey) pour en rajouter encore plus.

Vous l’aurez compris, Gimme Shelter est très mauvais et réellement repoussant. Même dans les moments les plus touchants, le film fait rire. Aucun film de Ron Krauss n’était alors sorti chez nous… espérons qu’après celui-ci on est encore la chance de ne pas connaître ce réalisateur.

Gimme Shelter de Ron Krauss : 1/5

(sortie le 29/10/2014)

Laisser un commentaire

Filed under Octobre 2014

Balade Entre Les Tombes

Écrit par Werner Dejaeghere

Liam Neeson au casting d’une série B, seul avec un flingue, usé par la vie, on avait une sacré impression de déjà vu en s’intéressant au deuxième film de Scott Frank, car si le film existe ce n’est que grâce à Liam Neeson qui arrive à porter et à vendre un film de par sa seule présence et cette impression déjà vient du fait que depuis la fin des années 2000, notre irlandais préféré a joué dans pas mal de mauvais film. De Taken de Pierre Morel à Non-Stop de Jaume Collet-Sera en passant par Chloé de Atom Egoyan ou encore Sans Identité de Jaume Collet-Sera (encore lui !), sans oublier ses petits rôles dans Battleship de Peter Berg, Le Choc Des Titans de Louis Letterier et sa suite La Colère Des Titans de Jonathan Liebesman. Sans compter non plus qui prête sa voix dans des films d’animations (l’argent ?), Opération Casse-Noisette de Peter Lepeniotis entre autre. Vous l’aurez compris, ce Balade Entre Les Tombes n’augurait rien de bon, mais surprise, il s’avère encore plus que bon, très intéressant.

Synopsis :

Ancien flic, Matt Scudder est désormais un détective privé qui travaille en marge de la loi. Engagé par un trafiquant de drogue pour retrouver ceux qui ont enlevé et assassiné sa femme avec une rare violence, Scudder découvre que ce n’est pas le premier crime sanglant qui frappe les puissants du milieu… S’aventurant entre le bien et le mal, Scudder va traquer les monstres qui ont commis ces crimes atroces jusque dans les plus effroyables bas-fonds de New York, espérant les trouver avant qu’ils ne frappent à nouveau…

(Source : AlloCiné)

Balade Entre Les Tombes fait parti de ces série B qui sortent dans sans vraiment faire de bruit et qu’on attends comme l’énième navet policier, sauf que cette fois-ci il se place au-dessus du lot, car Scott Frank se concentre comme pour The Lookout, son premier film, sur ses personnages et ça fais toute la différence. En laissant son récit qu’on très convenue et qu’on a déjà vu mille fois  en arrière-plan, il laisse place a une réelle humanité qui manque parfois au genre et qui pourtant est essentiel. Là où ce le film se démarque c’est qu’il emprunte plein de chemin différent malgré une intrigue attendue et se montre donc très intéressant, car Frank nous plonge dans un monde froid et sale où le Mal règne et c’est dans cette exploration (un peu sage) de la violence que le film captive.

Ballade Entre Les Tombes sent délicieusement bon les 90’s, c’est d’ailleurs dans cette nostalgie qu’il tire son charisme, car si de nos jours la plupart des séries B en manque cruellement, celle-ci nous révèle un côté très sombre et amer qui la fait virer dans le film noir, car c’est ce que le film est réellement. Scott Frank sait y faire, de la technique, – réalisation impeccable – à la narration – intrigue et personnage en béton -, il nous régale avec ce thriller ultra-efficace qui tire de son classicisme un vrai charme et un réel supplément d’âme. Ballade Entre Les Tombes sans être un futur classique, car un poil trop sage, arrive à nous captiver de bout en bout tout en créant une atmosphère bien crade qui ravie, car dans une époque où les films noirs un minimum soigné se font rare, on ne peut qu’apprécier. Un régal devant lequel il serait bête de bouder son plaisir. Et puis aussi et surtout parce Liam Neeson est devenu un maître dans le rôle de l’ancien flic qui se fait justicier et qui casse du méchant en solo.

Balade Entre Les Tombes (A Walk Among The Tombstones) de Scott Frank : 3/5

(sortie le 15/10/2014)

Laisser un commentaire

Filed under Octobre 2014

LE LABYRINTHE – The Maze Runner

Écrit par Quentin DIDIER

Parler de « The Maze Runner » sans spoiler revêt de l’exercice de style le plus pointu. Et même en disant cela, j’en dis déja trop. Vous l’aurez compris, je vais me taire… À la prochaine et… Bon film !

Car oui, ce « The Maze Runner » est un bon film ! Dans un monde enseveli d’ « adaptations pour teenager », les places sont chères (sauf pour les moins de 14 ans me direz-vous !). Impossible de s’improviser le digne successeur d’Harry Potter ou d’Edward Cullen… Souvenez-vous, « Vampire Academy » de Mark Waters avait mordu la poussière en début d’année ou encore « Sublimes Créatures » de Richard LaGravenese adapté de « 16 Lunes » était bien loin de les avoir décrochées ! Paix à nos « Les Âmes Vagabondes » de Andrew Niccol également !

Sur le principe, le film a tout de la nouvelle franchise à succès. Premièrement, un casting qui parle ! Malgré leurs petites carrières, les acteurs principaux semblent déja voir été adoptés par le public. Dylan O’Brien arrache la vedette dans « Teen Wolf » alors qu’il n’est même pas le héros principal et Will Poulter a été littéralement inoubliable dans « Le Monde De Narnia : L’Odyssée Du Passeur D’Aurore » de Michael Apted ou « Les Miller, Une Famille En Herbe » de Rawson Marshall Thurber. Ajoutons à cela un melting pot dont en résulte un black, un chinois,un mec de GoT, une fille à l’allure fadasse qui nous rappelle Bella Swan, ou encore un petit obèse qui semble sortir de « Les Goonies » de Richard Donner, et le tour est joué. Deuxièment, il s’agit d’une adaptation d’un livre « Young Adult » mondialement connu et plutôt récent (2012 pour le premier opus). Enfin, troisièmement (quand je vous disais que cela relevait de l’exercice de style !) le film surfe sur une atmosphère sombre. S’il y a quelques années, la mode était au trio amoureux, les adolescents salivent désormais devant les dystopies (no futur my friends !!).

c96d98f0-eab5-11e3-bb65-2b2db7e7cc81_the-maze
« The Maze Runner » en action !

« The Maze Runner » est ce que l’on pourrait appeler un film efficace. Il fait son boulot pendant deux heures et nous laisse frustré une fois son temps de travail terminé ! Pendant une demie-heure, l’on pense assister au renouveau du genre. À bas les fioritures, vive le rythme ! Quasiment sans voix, l’on découvre Thomas projeté au sein de ce bloc entouré par un gigantesque labyrinthe… Quel est le but ? Comment sortir ? Trois ans déjà que le bloc se peuple d’un nouveau membre chaque mois. Trois ans déjà, qu’aucun indice n’a été trouvé. Trois ans déjà que les coureurs cherchent une issue le jour… trois ans déjà que certains y meurent la nuit une fois le labyrinthe fermé… Mais la venue de Thomas, va tout changer, pour le meilleur, comme pour le pire ! En cinq minutes à peine, le film pose un nombre incalculable de questions. Si sur le papier, je suis déja conquis, la réalisation de Wes Ball et la Bande-Originale ne cessent de bluffer. Épaté, Subjugué, rien ne semble contrecarrer la bonne marche de la future grande saga pour ados ! Et pourtant… qui mieux qu’un Labyrinthe sait qu’il ne faut jamais croire trop vite à l’arrivée…

Passé cette demie-heure, le film se contente de montrer et non de démontrer. Les choses se passent dans une fluidité navrante. Le labyrinthe, cet élément que l’on croit impénétrable, empli de mystère, s’avère à quelques exceptions près n’être qu’un vieux tas de briques. Il y avait tellement à faire pourtant… Alors oui, c’est divertissant, mais c’est surtout bien frustrant. La noirceur du film s’abaisse d’autant plus quand l’on comprend que ce dernier n’a pas été écrit par une lumière. Dans le même temps, Will Poulter semble n’être que l’ombre de lui même en jouant cette pâle de copie de ses rôles précédents. Si l’arrivée d’une fille dans ce bloc jusqu’alors 100% testostérone ne tombe pas dans les clichés du genre, force est de constater qu’elle est reliée au simple rôle de plante verte. Et ça pour le coup, ça ne s’arrose pas !

Qui s’y frotte s’y pique… Attention aux Grievers !

Et puis, il y a la fin… Cette fin qui vous surprendra si vous n’avez pas pris soin préalablement de vous renseigner sur le titre du second opus bien sûr. Rassurez-vous, malgré la frustration qu’elle engendre, nous assistons à dix bonnes dernières minutes envahies de révélations (après une heure et demie sans grande avancée, il était temps !). Rien à voir avec « Cube » de Vincenzo Natali donc, qui inversement avait su pendant tout le film nous satisfaire et avait laissé de côté le « pourquoi du comment » sans regret (à la vue des opus suivants). Comme pour la plupart de ces films où des gens sont enfermés sans savoir pourquoi, le dénouement est toujours subjectif. L’on peut adhérer, adorer ou le renier. S’il y a quelques instants, je vous disais qu’il n’y avait rien à arroser, c’est que pour moi, ce dénouement part un peu en queue de tir bouchon. C’est presque trop facile… et surtout… ça n’augure rien de bon pour la suite. Une impression de revivre l’époque de « Hunger Games » où le charme du pitch initial s’évade pour laisser place à quelque chose d’autres, quelque chose de (SPOILER) plus grand !

À défaut d’être un grand casse tête chinois, ce « Le Labyrinthe » est un pur divertissement américain. Contrairement au Maze Runner, nous n’espérons jamais le finir tant c’est jouissif. Que l’attente va être longue pour la suite…

P.S. : Ce film m’a étrangement (c’est vraiment du côté du ressenti final) fait pensé à « The Killing Room » de Jonathan Liebesman que je vous conseille vivement.

LE LABYRINTHE (2,75/5) – Réalisé par Wes Ball – Date de Sortie : 15 Octobre 2014 

Laisser un commentaire

Filed under Octobre 2014

Bodybuilder

Écrit par Werner Dejaeghere

Troisième long-métrage de l’acteur Roschdy Zem sous la casquette de réalisateur après Mauvaise Foi et Omar M’A Tuer, avec Bodybuilder on sent qu’il cherche ses marques en tant que metteur en scène, mais qu’il a une vraie envie de cinéma. C’est donc avec une tonne d’idée que Zem nous plonge dans l’univers du bodybuilding. Le film est une plongée fascinante dans ce milieu méconnu qu’est celui du bodybuilding, mais pas que, car Bodybuilder c’est aussi une jolie chronique familiale. Roschdy Zem malgré qu’il ne livre pas un grand film, dresse un portrait généreux et étonnamment divertissant.

Synopsis :

À Lyon, Antoine, vingt ans, s’est mis à dos une bande de petites frappes à qui il doit de l’argent. Fatigués de ses trafics en tous genres, sa mère et son grand frère décident de l’envoyer à Saint-Etienne chez son père, Vincent, qu’il n’a pas revu depuis plusieurs années. À son arrivée, Antoine découvre que Vincent tient une salle de musculation, qu’il s’est mis au culturisme et qu’il se prépare intensivement pour un concours de bodybuilding. Les retrouvailles entre le père et le fils, que tout oppose, sont difficiles et tendues. Vincent va tout de même accepter qu’Antoine travaille pour lui afin de l’aider à se sortir du pétrin dans lequel il s’est mis. De son côté, Antoine va progressivement apprendre à découvrir et respecter la vie que son père a choisie.

(Source : AlloCiné)

En choisissant de montrer autant la trajectoire du fils que du père, Zem rends son film immensément attachant et plein de sincérité. Bodybuilder plus que de nous plonger dans un milieu, dépeint de belle relation plein d’humanité qu’on ne peut qu’apprécier. Alors certes c’est plutôt banal et quelque peu simpliste, mais c’est aussi tellement généreux que tout fonctionne. Roschdy Zem signe là un projet dès plus curieux, mais traité avec beaucoup d’entrain et plein d’idée, aussi bonne que mauvaise. Le cinéma français c’est parfois ça aussi, des films tout simple, mais tellement surprenant qu’on se surprends nous même à y trouver plein de qualités.

Le scénario est dès plus simple, mais tellement bien tenu que ça n’ennuie pas une seule seconde malgré un ensemble parfois bancal. Les personnages sont magnifiques d’humanités et particulièrement attachants. Ils se montrent parfois un peu clichés, mais sans que ça soit forcément mauvais. Les dialogues n’ont rien d’exceptionnels, mais le naturel des échanges est saisissant. Tout paraît vrai.

Le casting est absolument génial où chacun joue parfaitement le non-jeu, car encore une fois tout ici paraît vrai. Vincent Rottiers continue son petit bonhomme de chemin et s’affirme de plus en plus comme un bon comédien. Yolin François Gauvin véritable culturiste est impeccable et pour son premier rôle s’invite en révélation. Marina Foïs a déjà fais mieux, mais même quand elle fait le minimum syndical elle reste bonne. Nicolas Duvauchelle montre encore un jeu très physique qui pour une fois fonctionne à merveille. Roschdy Zem joue très naïvement ce qui lui apporte un certain charme. Adel Bencherif est très bon en petite frappe. Dominique Reymond est très bonne.

La mise en scène est peu maîtrisé, car encore hésitante, mais pleine de bonne intention et surtout d’idée. C’est basique, mais on ressent réellement l’envie de cinéma. La photographie de Thomas Letellier elle est au contraire très maîtrisé, surtout dans les scènes de nuit où le mélange de lumière naturelle et artificielle donne un rendue sublime. La B.O. est véritablement nulle, une compilation de hit ringard est juste présent pour combler les scènes. Un modèle de médiocrité, un exemple à ne pas suivre. Heureusement ça ne nuis pas au film.

Les mauvaises langues diront que le film aurait pu ce passer dans n’importe quel autre milieu, ça ne changerait rien, mais c’est justement parce que Roschdy Zem choisi le bodybuilding que ça fascine, car il y a quelque chose d’insondable qui se dégage de cet univers de ces Mr. Muscle. Ce qui le rends fascinant, impressionnant et surtout intéressant. Le bodybuilding s’avère incroyablement cinégénique. Bodybuilder aurait pu tomber dans le vrai-faux documentaire ou le téléfilm de luxe, mais non c’est tellement emplie de justesse et d’une originalité pudique que c’est un vrai bon petit film.

Zem ce montre encore prudent derrière la caméra, mais démontre un vrai talent de direction d’acteur et arrive à placer ses envies de cinéma dans son casting. Bodybuilder a certes des faiblesses, mais tout y sonne juste et c’est aussi très attachant ce qui rends le mélange de plongée dans un milieu et de retrouvailles père-fils prenante à souhait et ça fait tout l’intérêt du film. Avec un sujet basique, le comédien/réalisateur trouve un angle original certes, mais surtout parfait. Le film est à l’image de ses personnages, simples et vrais. Balèze !

Bodybuilder de Roschdy Zem: 3,5/5

(sortie le 01/10/2014)

Laisser un commentaire

Filed under Octobre 2014

Mommy

Écrit par Werner Dejaeghere

Le prodige Xavier Dolan a encore frappé et très fort, du haut de ses 25 ans, le déjà incontournable réalisateur québécois nous revient avec son cinquième film qui avait eu les honneurs de la Compétition cannoise où il reçu ex-aequo avec l’imbuvable Adieu Au Langage le Prix du Jury, mais autant dire qu’il est la Palme d’Or dans le coeur de tous. Sobrement intitulé Mommy, le film est déjà le film somme de son réalisateur qui après J’Ai Tué Ma Mère qui posait les bases, Les Amours Imaginaires qui établissait les thèmes, Laurence Anyways qui démontrait toute son ambition et Tom À La Ferme qui montrait tout son savoir-faire, ce Mommy sonne comme le plus aboutie de tout les films de Dolan et prouve tout son génie. Parfaite association du fond et de la forme, Mommy c’est 2H10 de grand cinéma, un film qu’on regarde le sourire en coin et la larme à l’œil. Dans cette critique qui n’en sera pas vraiment une, on vient criait tout notre amour du film et surtout de ce jeune, mais déjà immense réalisateur qu’est Xavier Dolan.

Synopsis :

Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.

(Source : AlloCiné)

Depuis ses débuts, on compare Dolan à tous ceux qui y ressemblent tout en soulignant qu’il avait un style propre, un style neuf et rafraîchissant et son dernier film, Tom À La Ferme s’inscrivait encore dans cette lignée, il y passait au mixeur Hitchcock tout en y injectant tout ses thèmes et Mommy semble avoir enterré cette tradition de comparaison tant Dolan livre un film fort et à l’intensité incroyable tout en proposant un cinéma plein d’idée et fascinant de beauté. On passe par toutes sortes d’états devant le film. Mommy c’est 2H10 d’humanité, d’émotions fortes et de vie tout simplement, un film dans lequel on avance avec des papillons ou la peur au ventre, il nous file la rage, l’envie d’aimer et de vivre tout simplement. Dolan prône la vie et le cinéma car il filme comme il respire et nous coupe le souffle.

Xavier Dolan nous porte un coup en plein coeur, mais on en redemande car son cinéma c’est une bouffé d’air frais où l’on ce prends des tranches de vies d’une justesse net d’une sincérité ébouriffant en pleine de gueule et surtout on en ressort avec le coeur émietté, mais en même temps avec plein de bonheur. Avec Mommy il prouve encore tout son génie et aura avec son cinquième film dépassé son statut de jeune prodige pour devenir ce grand réalisateur, un symbole de la jeunesse tout en naïveté et en fougue et celui qui aura le mieux résumé qui est Xavier Dolan dans un discours sublime de sincérité (à lire et surtout à voir ICI). Je n’ai pas parlé des acteurs de Mommy sans qui le film ne serait pas ce qu’il est, mais Anne Dorval, Suzanne Clément et Antoine Olivier Pilon sont parfaits, rarement des acteurs ont été dans une symbiose aussi belle. Mommy est déjà culte, mais c’est avant tout un chef-d’oeuvre.

Mommy de Xavier Dolan : 5/5

(sortie le 08/10/2014)

Laisser un commentaire

Filed under Octobre 2014