Category Archives: Septembre 2013

Rush

Écrit par Werner Dejaeghere

Rush est autant le dire tout de suite un grand film, un grand film, mais surtout du très grand cinéma, classique et moderne à la fois. Ron Howard signe un biopic non pas sur une personnalité , mais deux ou plutôt leur rivalité (célèbre), les pilotes de formule 1 James Hunt et Niki Lauda. Plus qu’un biopic, Rush est une plongée au cœur de deux hommes que tout oppose, un portrait sans concession de deux stars, mais aussi un fantastique film de course. Le film de sport à son meilleur niveau et un biopic de grande qualité qui propose un vrai regard.

Synopsis:

RUSH retrace le passionnant et haletant combat entre deux des plus grands rivaux que l’histoire de la Formule 1 ait jamais connus, celui de James Hunt et Niki Lauda concourant pour les illustres écuries McLaren et Ferrari. Issu de la haute bourgeoisie, charismatique et beau garçon, tout oppose le play-boy anglais James Hunt à Niki Lauda, son adversaire autrichien, réservé et méthodique. RUSH suit la vie frénétique de ces deux pilotes, sur les circuits et en dehors, et retrace la rivalité depuis leurs tout débuts.

(Source: AlloCiné)

Rush c’est le retour au classicisme hollywoodien, le fait que le film se déroule dans les 70’s ne fait que renforcer l’impression (car outre le mouvement du Nouvel-Hollywood et ses films contestataires qui offraient une nouvelle vision du cinéma, Hollywood proposer des choses très simple et très classique), mais là où Ron Howard a été très malin, c’est d’apporter à ce classicisme ambiant beaucoup de modernité, grâce à sa mise en scène, son ambiance et sa liberté. Rush est d’un rythme implacable et une sorte de machine à Oscar, mais c’est avant tout un film passionnant qui malgré la vitesse qu’il filme prend le temps de se poser et de nous montrer deux grand hommes dans leurs gloires, leurs doutes, leurs peurs, mais surtout dans toutes leurs magnificences. Ron Howard filme les valeurs de ces deux grands pilotes (que l’on connaît tous, au moins de nom) et plonge au cœur de leur rivalité et de leur environnement sans jamais les juger et toujours en nous intéressant.

Rush : Affiche

Le scénario est un bijou d’écriture, car Peter Morgan en choisissant d’aller dans l’humain et de mettre à nue deux icônes (comme il l’avait déjà fais pour The Queen, Le Dernier Roi D’Écosse, Frost/Nixon ou encore The Damned United) ajoute beaucoup de drame et ne fait qu’ajouter de la fascination dans son récit. Les personnages sont d’une écriture incroyable, d’une humanité belle à crever et compliqué et donc encore plus humain. Ils sont aussi très attachants. Les dialogues sont bien écrits et il y a quelque scène d’échange entre les deux pilotes qui mettent parfois plus de frissons que les scènes de course, car c’est saisissant de justesse et d’émotions.

Les acteurs sont très bons. Chris Hemsworth est très bon et montre enfin à un vrai talent d’acteur, il campe un James Hunt convaincant, Daniel Brühl est parfait et malgré sa tonne de prothèse et de maquillage, il transmet ses émotions avec un talent hors norme, Alexandra Maria Lara est bonne en femme aimante, Pierfrancesco Favino et Christian McKay sont toujours juste, Olivia Wilde est en-dessous.

La mise en scène est parfaite, que ça soit dans les scènes de course d’une rare intensité ou les scènes plus intimes. On se croit dans la voiture et à la fois dans la tête et le cœur du pilote, Ron Howard maîtrise tout. La photographie de Anthony Dod Mantle est encore une fois parfaite, il capte le naturel avec brio et y ajoute un travail sur la lumières incroyable, ce qui fait que l’image est d’une beauté sidérante. Hans Zimmer signe un B.O. simple, mais terriblement efficace. La musique apporte beaucoup d’intensité, mais aussi beaucoup d’émotions.

 

Rush réussi un tour de force, passionné pendant 2H sur un sport que peu de personne suive ou aime, grâce à une seule chose, mettre à nue deux personnes célèbre. Ron Howard signe un biopic qui ne relatent pas la vie de James Hunt et Niki Lauda, mais nous montre avec justesse qui ils étaient. Rush nous montrent les contradictions de deux hommes, leurs façon d’aborder la vie et les montrent « eux » humains et pas seulement « eux » pilotes et en ça le film de Ron Howard est passionnant, car il ne se contente pas de faire un film sur la formule 1, mais aborde aussi amour, vie et mort.

Rush est un grand film qui comme on dit « mets le frisson », car grâce à la mise en scène de Ron Howard, on vit les courses avec intensité et l’ombre des courses avec passion, le film en plus de faire de deux célébrités des hommes accessibles, nous livre un film sur la formule 1 (et donc sur le sport) et ses vices, ses secrets et donc nous montre ses sportifs qui défie la mort dans leurs « cercueils sur roue » dans leur humanité la plus viscérale. Ron Howard réalisateur de renom, mais à la carrière qui fait des hauts (pas très haut!) et des bas nous offre son meilleur film, mais aussi un film passionnant qui nous tiendra en haleine et touchera même parfois, son Rush est un grand film, mais aussi du très grand cinéma. Une réussite totale.

Rush de Ron Howard: 4,5/5

(sortie le 25/09/2013)

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Ma Vie Avec Liberace

Écrit par Werner Dejaeghere

Ma Vie Avec Liberace est à la base de tout un téléfilm, car les producteurs le trouvait trop « gay ». Au États-Unis, ce qui pourrait bien être le dernier film de Steven Soderbergh est donc un téléfilm de la chaîne câblée HBO, alors qu’en Europe il est distribué en salle et a même été sélectionné en compétition au dernier Festival de Cannes. Savoir que l’on doit considérer Ma Vie Avec Liberace comme un téléfilm est une sorte de farce de mauvais goût, car on a rarement vu un film transpirer autant le cinéma que le film de Steven Soderbergh.

Synopsis:

Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de scène et des plateaux télévisés. Liberace affectionnait la démesure et cultivait l’excès, sur scène et hors scène. Un jour de l’été 1977, le bel et jeune Scott Thorson pénétra dans sa loge et, malgré la différence d’âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans. « Ma Vie avec Liberace » narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre au Las Vegas Hilton à leur douloureuse rupture publique.

(Source: AlloCiné)

Ma Vie Avec Liberace est avant d’être un biopic assez secondaire sur le pianiste Liberace, c’est une grande histoire d’amour, belle et à la fois malsaine, une sublime histoire qui prends aux tripes, ça nous bouleverse, ça nous fait parfois rire, le scénario de Richard LaGravenese est éblouissant d’émotions, mais le film de Steven Soderbergh est avant tout chose un bijou de…cinéma. De la mise en scène à l’interprétation ou des décors au costumes, tout est maîtrisé et au service d’une narration qui n’en est que plus prenante. Ma Vie Avec Liberace est un film totalement fascinant sur le petit monde de Liberace.

Ma vie avec Liberace : Affiche

Le scénario est juste bon, car oui l’histoire est prenante, mais c’est surtout car on est toujours emporté dans un torrents d’émotions et ça cache quelque faiblesse scénaristique, le film est assez mal construit. Les personnages sont incroyablement bien écrits, d’une grande simplicité, mais aussi d’une humanité et d’une sensibilité folle, ils sont très attachants. Les dialogues sont bien écrits, on a droit a quelques joutes verbale sorti tout droit de The Social Network et qui sont souvent drôles, mais on peut aussi assister à des monologues qui sont très souvent émouvants.

Les acteurs sont extraordinaires, on éprouve un certain plaisir à voir ces grands acteurs affublés de costume et perruque kitsch et de les voir jouer les homo-sexuel avec un naturel incroyable. Michael Douglas trouve certainement (et à 69 ans!) là son meilleur rôle, il est tout simplement parfait, mais il ne l’aurait surement pas était si il n’y avait pas eu Matt Damon qui est tout aussi parfait et dans un composition plus théâtrale et qui complète Douglas, l’un n’allant pas sans l’autre, il fallait qu’il soit tout les deux égal dans leurs jeux, Dan Aykroyd est méconnaissable (vraiment!) et est très bon, Scott Bakula est bon, Rob Lowe est toujours juste.

La mise en scène est totalement maîtrisé, Soderbergh a une idée à chaque plan, à chaque mouvement. C’est un véritable bijou, une mise en scène d’une incroyable technicité. La photographie de…Steven Soderbergh (car oui il est son propre chef op’, comme souvent) est ultra-léchée, il y a un travail exceptionnel sur la lumières, certes moindres que sur Magic Mike ou Contagion, mais la qualité est très haute. C’est d’une incommensurable beauté. Marvin Hamlish signe une B.O. assez jolie et surtout très efficace. Il y rien de transcendant, la musique est juste agréable à écouter et c’est déjà pas mal.

Ma vie avec Liberace : Photo Matt Damon, Michael Douglas

Ma Vie Avec Liberace est un film soigné et qui même si on ne l’aime et véritablement fascinant, ne serait-ce que pour sa technicité et au minimum pour sa reconstruction ultra-précise du Las Vegas « gay » de la fin 70’s et début 80’s qui ressemble d’ailleurs beaucoup à la reconstruction de Casino de Martin Scorsese. Steven Soderbergh affranchi de toute les contrainte d’un plateau de cinéma, nous sert une bien belle partition et qui est joué sans fausse note.

Si Ma Vie Avec Liberace est le dernier film de Steven Soderbergh, il partirait sur une bonne note et qui pourrait même en faire un réalisateur culte pour les générations à venir, car en arrêtant parce qu’il est fatigué et dégoté de ce que le cinéma propose avec son système fondé sur l’argent, un système dont-il a été victime avec son film, alors qu’il est un réalisateur qui a offert plein de bonne chose au cinéma, il démontre que l’on a pas besoin des studios pour faire et de plus réussir un film. Avec Ma Vie Avec Liberace, Steven Soderbergh a su utilisé les alternatives du cinéma pour nous offrir un des ses plus beau films.

Ma Vie Avec Liberace de Steven Soderbergh: 3,5/5

(sortie le 18/09/2013)

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Les Miller, Une Famille En Herbe

Écrit par Werner Dejaeghere

Les Miller, Une Famille En Herbe est une comédie dont on attendait rien au vu de sa bande-annonce, mis à part un divertissement comique du samedi soir et c’est donc avec beaucoup de surprise qu’on ressort du film de Rawson Marshall Thurber, car Les Miller, Une Famille En Herbe est divertissant et surtout très drôle tout du long et pour une comédie américaine grand public c’est devenu très rare et c’est d’autant plus réjouissant. On prends un grand plaisir à suivre cette « famille » à travers leur road-trip de convoyeur de drogue.

Synopsis:

David Burke est un dealer à la petite semaine qui se contente de vendre sa marchandise à des chefs cuisiniers et des mamans accompagnant leurs fils au football, mais pas à des ados – car, au fond, il a quand même des principes ! Alors que tout devrait se passer au mieux pour lui, les ennuis s’accumulent… Préférant garder profil bas pour des raisons évidentes, David comprend, à son corps défendant, qu’on peut subir la pire injustice même lorsqu’on est animé des meilleures intentions : tentant de venir en aide à des jeunes du quartier, il se fait agresser par trois voyous qui lui volent sa marchandise et son argent. Il se retrouve dans une situation des plus délicates puisqu’il doit désormais rembourser son fournisseur, Brad. Afin d’éponger sa dette – et de rester en vie –, David n’a d’autre choix que de jouer dans la cour des grands en se rendant au Mexique pour ramener une importante cargaison de drogue à Brad. Réussissant à convaincre ses voisins – Rose, une strip-teaseuse cynique, Kenny, qui aimerait bien tester la marchandise et Casey, une ado débrouillarde couverte de tatouages et de piercings – de lui venir en aide, il met au point un plan censé être infaillible : avec ses complices qu’il fait passer pour sa femme et ses deux grands enfants, il met le cap sur le Mexique au volant d’un camping-car flambant neuf le jour de la fête nationale. Ce week-end risque bien d’être explosif…

(Source: AlloCiné)

Les Miller, Une Famille En Herbe est une comédie au abord trash, mais qui s’avère tout de même assez calme et qui est surtout très conne. C’est d’une simplicité et d’une connerie incroyable, le scénario tient sur un mouchoir, les personnages sont clichés, le tout est trop convenu, il n’y a aucune trace de cinéma et pourtant tout fonctionne à la perfection. Le problème du film de Rawson Marshall Thurber c’est que tout du long il devient de moins en moins bien à cause de son scénario qui est trop convenu et simple, mais heureusement il y a ces gags et cet humour tout simplement hilarant qui nous tienne et qui fait de Les Miller, Une Famille En Herbe une comédie bien sympathique.

Les Miller, une famille en herbe : Affiche

Le scénario est très simple et très sommaire, car ici ce n’est qu’un film comique qui veut enchaîner les gags et rien de plus. C’est donc assez répétitif et au final c’est le gros défaut du film. Les dialogues sont très cons, mais particulièrement hilarante. Gras et drôle, mais surtout très inventif dans certaines joutes verbale. Les personnages sont totalement clichés, malgré le fait qu’on a ici à faire à des dealer ou strip-teaseuse. Ils sont tous mal écris, mais on s’y attache très vite.

Les acteurs sont bons, même si ils en font tous parfois un peu trop. Jason Sudeikis est parfait et confirme qui l’est l’un des acteurs comiques américain les plus drôles de sa génération, Jennifer Aniston est très bonne et livre une prestation assez folle, Will Poulter est bon et joue les imbéciles comme peu d’acteurs savent le faire, Emma Roberts est mauvaise et quand elle confirme qu’elle n’est vraiment pas faite pour être actrice, Nick Offerman est toujours juste et est la petite fraîcheur au milieu du film, Kathryn Hahn est très mauvaise et même énervante, Tomer Sisley fait le minimum syndical.

La mise en scène est quasiment inexistante et donc bonne, car il n’y a rien de mauvais dans le peu de technique déployé. La photographie de Barry Peterson est assez jolie et fais même parfois pensé à à du travail de chef op. indépendant. Il y a souvent une certaine beauté qui se dégage de l’image. Theodore Shapiro signe un B.O. très peu utilisé et quand elle est, ça s’avère être très moyen. On a déjà des partitions plus inspiré.

Les Miller, une famille en herbe : Photo Emma Roberts, Jason Sudeikis, Jennifer Aniston, Will Poulter

Les Miller, Une Famille En Herbe aurait pu-être une très bonne comédie s’il ne voulait pas à tout pris être trash, car le film de Rawson Marshall Thurber finit par s’enliser dans son concept de la comédie qui casse les codes en proposant un humour plus osés, mais au final Les Miller, Une Famille En Herbe s’avère être tout aussi puritain que les autres comédie américaines grand public. Il reste du film de Rawson Marshall Thurber  une vista comique non négligeable qui le rend réussi et très sympathique.

Les Miller, Une Famille En Herbe ne propose donc rien de nouveau, mais on prends un tel plaisir à voir ces acteurs jouer des scènes embarrassante ou totalement stupide que l’on ne peut qu’apprécier le film, car il s’en donne tous à cœur joie étant donné qu’ils sont entre eux. Rawson Marshall Thurber ne signe bien entendu pas la comédie de l’année, mais à le mérite de nous avoir surpris et surtout de nous avoir fais rire. Les Miller, Une Famille En Herbe est une comédie idéal pour passer un bon moment et plaira à un très large public, le contrat est rempli. C’est une réussite.

Les Miller, Une Famille En Herbe de Rawson Marshall Thurber: 3/5

(sortie le 18/09/2013)

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No Pain No Gain

Écrit par Werner Dejaeghere

« Pain & Gain est un mélange entre Fargo et Pulp Fiction. C’est une comédie noire, et tout y est vrai. »

Michael Bay à propos de son film No Pain No Gain.

Peu de cinéaste aurait cité deux grands films de deux (ou plutôt trois) des plus grands réalisateurs actuels, mais c’était sans compter sur l’ego surdimensionné de Michael Bay. Et il faut dire qu’au fond  le bougre n’a pas tort, car on y retrouve tout ces imbéciles essayant de résoudre des choses banales de la pire des façons. No Pain No Gain est immense surprise, car Michael Bay qu’on connait pour ses films ultra-bourrin et assez bête au budget faramineux (la saga Transformers, Armageddon,…), vient réaliser un film avec un budget de 26$ millions de dollars (son plus petit budget depuis Bad Boys en…1995) et qui a mis un temps fou pour se faire et même pour lequel Bay et ses acteurs (Mark Wahlberg et Dwayne « The Rock » Johnson seulement) n’ont pas touché de salaire (ils toucheront tout de même un certain pourcentage sur les recettes du film). No Pain No Gain existe donc que par la seule volonté de son réalisateur et révèle bel et bien la démarche d’un auteur (et oui Michael Bay a signer un film d’auteur!)

Synopsis:

À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux. 

NO PAIN NO GAIN s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement… Rien ne se déroule jamais comme prévu.

(Source: AlloCiné)

No Pain No Gain est un film à prendre au second degré et il est d’ailleurs difficile de le prendre différemment. Michael Bay fait prôner le rêve américain et fait tout dans sa réalisation pour accentuer ça, esthétique flashy au texture hyper saturé et grasse, tout ce qu’il montre est d’une grande laideur, les hommes sont des bêtes difformes, les femmes sont filmées comme des putes, l’univers dégage presque une ambiance poisseuse et il n’y a jamais rien de saint et Bay pousse tout ça dans ses retranchements.

No Pain No Gain : Affiche

Le scénario est très bon et en soi tout simple. L’histoire est très bien tenu et assez accrocheuse, même si au final, elle n’est qu’un prétexte. Les personnages sont très bien écrit. D’une rare profondeur, ils sont d’une connerie ahurissante, mais d’autant plus humain. D’une force incroyable, ils sont tout en intériorité et sont capable du pire tout restant attachant. Les dialogues sont très bien  construit. Souvent très drôle et toujours inventif.

Les acteurs sont très bons et s’en donnent à cœur joie pour incarner ses grands imbéciles. Mark Wahlberg est parfait, Dwayne « The Rock » Johnson est très bon et trouve ici son meilleur rôle, car il lui va bien, Anthony Mackie est bon, Tony Shalhoub (oui, oui Monk!) à un rôle très difficile, car il est malmené malgré tout il arrive a apporter un vrai quelque chose à son personnage, Ed Harris est toujours juste.

La mise en scène est très bonne. Il y a beaucoup d’effet de style hyper efficace et ce Miami filmé comme un clip de rap (comme dans Bad Boys 2) est d’une force incroyable. La photographie de Ben Seresin est extraordinaire, car malgré son extrême laideur (volontaire) elle apporte une réelle ambiance et offre un univers complet, Steve Jablonsky signe une B.O. absolument géniale à l’ambiance hip-hop jouissive. Il ressort quelques classique hip-hop des 90’s qui fait toujours plaisir de réécouter tel Gangster’s Paradise.

No Pain No Gain : Photo Anthony Mackie, Dwayne Johnson, Mark Wahlberg

Le réalisateur le plus patriotique du 21ème siècles propose plusieurs niveau de lecture (et oui!), car il descends le rêve américain dans les règles tout en proposant un très bon divertissement. No Pain No Gain en donne pour son argent aux trois du fond de la salle qui sont juste venu pour les explosions et tout ce bordel, les autres percevront la réussite de la dimension critique et certains cinéphiles borderline pourront prendre le film comme une sorte d’autobiographie de Michael Bay.

Michael Bay aime ses gros débiles et porte un regard juste et malin sur eux et donc le rêve américain qu’ils inspirent. Malgré toute son intelligence, les deux heures de  No Pain No Gain passe très vite, car Bay reste tout de même le maître de l’entertainment. C’est justement parce que  No Pain No Gain est de Michael Bay qu’il est une réelle surprise et c’est cette nuance qui fait de No Pain No Gain un véritable objet de cinéma et certainement son meilleur film.

No Pain No Gain de Michael Bay: 4/5

(sortie le 11/09/2013)

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WHITE HOUSE DOWN – Ça casse pas la Barack !

Écrit par Quentin Didier

Avec « White House Down », Roland Emmerich revient à son premier amour : la destruction de la maison blanche (déjà culte 16 ans plus tôt dans « Independance Day » et plus récemment avec « 2012 »). Cet Allemand semble depuis, vouer un culte à la destruction de l’Amérique (« Godzilla », « Le Jour D’Après » ou encore « 2012 » sur une échelle planétaire). Mais voilà, ce chancelier du cinéma Allemand devrait faire attention car il n’est pas à l’abri de se brûler les ailes. A trop engendrer des catastrophes, plus dur sera… la chute. Et si ce « White House Down » était le film de trop ? Emmerich has fallen ?

White House Down : Affiche

En mars dernier, nous avions vu débarquer sur nos écrans « La Chute De La Maison Blanche ». A la vue des critiques et de la distribution, le film s’annonçait sans prétention être un petit apéro en attendant la rentrée. Mais voilà, force est de constater après avoir vu les deux que la comparaison est effectivement indéniable … mais dans le sens inverse. Ce « White House down » n’est qu’une ombre du premier ! L’histoire est à peu près similaire : la maison blanche est attaquée, une personne à qui on ne faisait guère confiance s’improvise garde du corps du président et tente de mettre fin à ce carnage. Ajoutons à cela une histoire de famille, un président qu’on croit mort mais qui ne l’est pas, et des explosions … beaucoup d’explosion. Partant donc d’un synopsis similaire et d’un genre de film stéréotypé, l’on pourrait s’attendre à un simple contrôle C ; contrôle V … mais pas du tout. Le cas.t de « Olympus has fallen » (« La Chute De La Maison Blanche » en VO) est bien meilleur. Malgré son budget deux fois plus petit, on s’y croit plus, il y a plus d’action, ça part vraiment dans tous les sens et c’est juste jouissif !

Si le film avec Gerard Butler démarrait sur les chapeaux de roue (justement avec un accident de voiture !), celui avec Channing Tatum se cherche, avance à tâtons ! Ça commence sur des hélicoptères numériques absolument hideux, puis sur un dégoulinement de patriotisme, puis … ah non ça ne commence toujours pas ! Il faudra attendre plus d’une demi heure pour que le film se mette en marche. Le temps pour nous d’observer le cast. de plus prêt. Channing Tatum est froid, pas mauvais, mais digne d’un burrito manquant d’épice. Jamie Foxx est juste très mauvais et d’autant peu avantagé avec ce rôle de président ridicule ! Jason Clarke, habitué des rôles de méchant est un peu en retrait mais s’en sort. Non vraiment, je n’aurais que deux coups de cœur à faire partager. L’un pour Nicolas Wright, absolument excellent en guide et l’autre pour Joey King, qui après une demi heure où l’on comprend que c’est une fille, nous sort un numéro à la Hit Girl !

Alors je vous vois venir, vous vous dites, on s’en fout du cast., de l’intrigue, des musiques … nous ce qu’on veut c’est de l’action et c’est tout ! Je dois avouer avoir eu un faible à l’époque pour « Le Jour D’Après » et « 2012 » qui malgré ce que l’on peut dire, en foutent plein la vue. Là malheureusement, tout est trop sage, tout est systématiquement pareil, tout est trop numérique, tout est ennuyeux en fait ! « La Chute De La Maison Blanche » à ce niveau là… c’était du plus haut niveau : une armée d’asiatique en délire armés jusqu’aux dents, un bâtiment défoncé de partout à s’en demander « mais comment ça tient encore ce truc ? », une menace internationale bien plus présente. Alors rendez nous notre Roland Emmerich qui faisait des choses pas du crédible mais fun ! Alors pour l’action, effectivement on repassera, alors je retourne à ma musique.

White House Down : Photo Channing Tatum, Jamie Foxx

Blockbuster (et Channing Tatum) oblige, le film se doit de passer par des moments d’émotion…et là … catastrophe, que c’est mauvais ! Et je pense notamment à cette dernière scène, AU SECOURS !!! Comme un sentiment vomitif, qui laisse un goût plus qu’amère au film ! Le tout sous une photographie aussi hideuse que « Les Experts: Miami ».

Le film se permet quand même un semblant de scénario avec cette histoire de vengeance, mais c’est totalement ridicule du début jusqu’au twist final ! Pourtant le twist est similaire dans les deux films. Mais tandis que pour l’un ça fonctionne, pour l’autre, c’est l’achèvement.

On l’aura compris, si vous devez faire un choix pour savoir qui doit détruire la maison blanche, demandez plutôt à Antoine Fuqua. Plus fun, plus rythmé, plus sale, mieux joué, y a pas photo même avec tous ses clichés !

WHITE HOUSE DOWN (1,5/5) – Réalisé par Roland Emmerich – Sortie le 4 Septembre 2013

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