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Flop 2015

Écrit par Werner Dejaeghere

Classement à la fois facile et difficile à faire que celui des ratés de l’année. Facile parce que comme chaque année il y a évidemment de mauvais films, mais difficile parce que souvent on a eu mal devant, vraiment. On se dit que il mérite tous une place parce qu’ils sont à nos yeux tous mauvais, mais pourtant il faut faire un choix. Ce choix c’est ici, c’est maintenant, pour mon Flop 2015 ça ira de film foncièrement mauvais vers ce qui s’avère plutôt être des déceptions.

2015 à au-delà du Cinéma était une bien mauvaise année pour le Monde et c’est certainement pas les films (et tellement d’autres !) qui ont aidés. Cette année le site fut quasiment inactif, j’ai vu beaucoup moins de films (au total 125). J’ai essayé de privilégier les bons films dans une année globalement décevante et c’est pourquoi il n’y pas ces films qui au vu de la bande-annonce, le réalisateur, les acteurs, … auraient pu très certainement être dans cette liste : Cinquante Nuances De Grey de Sam Taylor-Wood, Pyramide de Grégory Levasseur, Entre Amis de Olivier Baroux, Tracers de Daniel Benmayor, Gunman de Pierre Morel, Poltergeist de Gil Kenan, Hitman : Agent 47 de Aleksander Bach ou encore Nos Femmes de Richard Berry.

Voilà une liste de 20 films qui font partis de ce qu’il y avait de pire cette année.

20. N.W.A – Straight Outta Compton de F. Gary Gray

On commence par une énorme déception, biopic sur le groupe mythique N.W.A par F. Gary Gray (Friday, Braquage À L’Italienne, ). On s’attendait pas forcément à quelques choses qui ne serait que pure vérité dans les faits où dans le portrait d’un groupe si hardcore au parcours assez remarquable, mais là c’est carrément de la rigolade. Compton devient juste un quartier black où les flics sont tous des gros nazis et où si t’as pas d’objectif t’es un branleur, rien d’un des quartiers les plus violents du monde, l’ascension du groupe est tellement lissée que ça en devient ennuyeux malgré un casting exceptionnel qui essaye de sauver le navire. N.W.A – Straight Outta Compton est à l’image du rap « gangsta », il a que de la gueule.

19. Tale Of Tales de Matteo Garrone (Il Racconto Dei Racconti)

Certainement LA déception de l’année, Tale Of Tales déçoit tant il avait du potentiel. Déjà ses acteurs, le casting avait de quoi faire saliver et puis surtout proposer un discours moderne au travers de conte. Au final Matteo Garrone (Gomorra, Reality, …)ce la joue premier degré tout du long dans un long-métrage qui assemble tout les pires clichés de ce qu’on peut penser d’un film qui va à Cannes. Il n’y a ici aucune magie et surtout aucune poésie, Tale Of Tales applique une espèce de réalisme qui se veut chic, mais où tout paraît toc. Garrone crée un paradoxe assez désolant, faire de toute fantaisie une surenchère grotesque, ce qui dans un film sur le conte est tout même un comble.

18. Everest de Baltasar Kormákur

L’un des films les plus surestimés de l’année, Everest c’est de grands acteurs, une grande aventure, de grands paysages et c’est surtout grandement mauvais. Tout ici relève plus ici du marche digestive que de l’expédition incroyable. Baltasar Kormákur (Contrebande, 2 Guns, ) brasse du vent pendent deux très longues heures où ils se passent trois péripéties dont on peut clairement se foutre et où il y a tellement de grosses ficelles qu’elles auraient pues servir pour l’ascension de l’Everest. Everest c’est le gros raté de l’année tant le projet était plein de promesse.

17. À 14 Ans de Hélène Zimmer

Hélène Zimmer n’a absolument rien à dire sur la jeunesse d’aujourd’hui du coup elle se contente de la regarder sans rien proposer. À 14 Ans réussi l’exploit de ne pas être ennuyer malgré le fait qu’il est vide de toute substance à part celles prises par ces jeunes qu’ils vomiront juste derrière et en prime on verra tout. Ici tout le monde à 10 de Q.I., tout le monde parle mal, les filles sont des connes et les gars des connards, c’est tellement caricatural que ça en devient risible. Un bon gros raté qui rappelle ces encore pire sitcom AB.

16. Cops – Les Forces Du Désordre de Luke Greenfield (Let’s Be Cop’s)

Comédie n’y faite, n’y à faire, Let’s Be Cop’s ce n’est que de la gêne. Jamais drôle malgré des dialogues bien envoyés, mais le pire étant que Luke Greenfield (Girl Next Door, Something Borrowed,) y va à fond dans le premier degré avec presque l’envie de réaliser un polar. Que ça soit dans son intrigue policière ridicule à son humour inoffensif tout est lourd.

15. Le Monde De Nathan de Morgan Matthews (X+Y)

Prenez Rain Man de Barry Levinson rajoutez lui encore plus de gros sabots puis le teen-movie rajoutez encore plus de clichés qu’il n’en a dans le genre, ajoutez-y une pincée de réalisme social à l’anglaise bien gonflant et mélangez le tout vous obtiendrez l’épreuve qu’est Le Monde De Nathan. Mis à part Asa Butterfield (Hugo Cabret, La Stratégie Ender, )qui s’en sort pas trop mal en autiste et un Rafe Spall (Prometheus, Mariage À L’Anglaise, ) plutôt bon en prof désabusé, rien à garder dans ce premier film de Morgan Matthews qui se vautre dans la niaiserie exaspérante.

14. Le Dernier Coup De Marteau de Alix Delaporte

Vous l’aurez peut-être compris juste au-dessus, j’ai dû mal avec le film social et quand celui-ci ressemble à tout les autres c’est encore pire. Le Dernier Coup De Marteau c’est les frères Dardenne sous xanax tellement il ne s’y passe rien ! Tout dans le film de Alix Delaporte (Angèle Et Tony) est inintéressant, du gamin qui essaye de retrouver un semblant de famille, du cancer de la mère, de la famille portugaise qui vient d’arriver, c’est pauvre, c’est ennuyeux et interminable. On gardera la beauté du cadre et l’excellent Grégory Gadebois (Le Prochain Film, Mon Âme Par Toi Guérie, ) ça reste peu.

13. Bis de Dominique Farrugia

En soit Bis est un film éminemment sympathique où même les deux comiques les plus utilisés de France que sont Kad Merad et Franck Dubosc (à l’affiche vingt films par an) ne sont même pas lourd. Le problème c’est que le Nul Dominique Farrugia (La Stratégie De L’Échec, Le Marquis, ) n’est plus tellement drôle depuis un bout de temps et aurait même tendance à virer au ringard, son film n’est qu’un enchaînement de situations attendues et de gag lourdingue. Il en reste quelques séquences qui fonctionnent plutôt bien et un casting étonnamment attachant, mais ça ne suffit pas à sauver ce Bis de la pauvreté scénaristique dont il souffre.

12. Charlie Mortdecai de David Koepp (Mortdecai)

Comme pour Bis, Mortdecai est en soi plutôt sympathique et même assez divertissant à tel point que je me demande comment il a fait pour finir dans ce classement. En fait ce film est un énorme nanar de luxe où les acteurs en font des tonnes. Entre grosse farce et très mauvais film, la nullité l’emporte toujours qu’importe le point de vue. David Koepp (Hypnose, Premium Rush, ) emballe le tout proprement pour un ensemble dès plus basique. De l’action à l’humour, Mortdecai se fait plus désespérant qu’autre chose.

11. 108 Rois-Démons de Pascal Morelli

Bouillie esthétique complète où l’animation se mêle au réel et inversement pour un résultat absolument dégueulasse. Pascal Morelli (Corto Maltese, La Cour Secrète Des Arcanes, Shuriken School, …) démontre de grandes ambitions, mais il se perds dans son projet. Certes intéressant et même parfois amusant, 108 Rois-Démons est tellement brouillon qu’il en devient lourd. Réellement moche, le film de Morelli ressemble plus à un jeu vidéo au graphisme digne de la Playstation 2.

10. Les Chevaliers Du Zodiaque – La Légende Du Sanctuaire de Keiichi Sato (Saint Seiya: Legend Of Sanctuary)

L’animation a beau être superbe, l’univers de la série Les Chevaliers Du Zodiaque en long-métrage est une abomination. Keiichi Sato (Asura, Black Butler, ) mêle un humour lourdingue qui fait passer tout les personnages pour des clowns et qui désamorce chaque enjeux ou émotions, enjeux qui en plus de ça se révèle très vite sans intérêt. Un bien triste film d’animation pour cet univers cultissime qui se transforme en véritable purge.

9. Valentin Valentin de Pascal Thomas

Le thriller est ici bien amené et même assez original, mais Valentin Valentin dérive sur une réflexion sur le désir qui rends le tout très pénible à suivre. Pascal Thomas (La Dilettante, L’Heure Zéro, ) livre un film qui veut à tout prix se faire intellectuel. Des dialogues récités au acteurs aux jeux surfaits, l’ensemble se transforme très vite en un calvaire juste gonflant.

8. Une Histoire Américaine de Armel Hostiou

Ça passe vite, ça s’oublie tout aussi vite, la faute à la banalité du projet qui fait tomber Une Histoire Américaine dans une vacuité totale. Armel Hostiou a être inspiré c’est tellement pauvre que tout devient fade alors que la tragédie sentimentale et une des choses les plus intéressante à voir. Dans la nouvelle vague de comédie française loin des codes commerciaux, celle-ci est déjà anecdotique. Même Vincent Macaigne (La Fille Du 14 Juillet, Eden, …) à l’air de s’y ennuyer !

7. Journal D’Une Femme De Chambre de Benoît Jacquot

Le rythme c’est surtout ça qui manque à Journal D’Une Femme De Chambre qui est tout de même doté d’une bonne histoire, mais c’est tellement lent dans son développement qu’on se fout de tout. Benoît Jacquot (Les Adieux À La Reine, 3 Cœurs, ) exploite à peine ses deux-trois pauvres idées et en oublie d’insuffler un peu de vie dans ce film d’époque complètement désincarné. Même les acteurs –Vincent Lindon– qui se demandent ce qui fout là n’y peut rien, rien à garder dans ce film dès plus médiocre.

6. Ouija de Stiles White

Depuis quelques années le cinéma d’horreur n’est plus que l’ombre de lui à quelques rares exceptions près. Ouija n’y échappe pas, nanar première classe où le frisson ne peut être que par un froid dans la pièce où vous le regardez. Stiles White dont c’est le premier film en tant que réalisateur impressionnerait en prenant le parti pris de ne rien montrer, ni même suggérer, ce qui est admirable vu l’explosion du quota de jump-scare idiot dans le genre, sauf que si en soit c’est agréable de pas avoir un film agressif qui gueule toute les deux secondes ici il n’y a malheureusement rien à raconter. Ouija ou le film d’horreur sans peur.

5. Into The Woods, Promenons-Nous Dans Les Bois de Rob Marshall (Into The Woods)

La comédie musicale, un genre qui si on est dans une bonne forme n’est pas forcément déplaisant et qui surtout revient depuis quelques années assez régulièrement. Into The Woods c’est une adaptation d’une pièce de Broadway par Disney. On y retrouve le musical hystérique qui a frappé Hollywood, celui qui part dans tout les sens et le pire de la chanson Disney bien énervante, l’insupportable qui reste en tête le tout emballé dans une esthétique immonde et durant deux (longues) heures. On saluera la tentative de relier les contes avec malice, mais Rob Marshall (Chicago, Nine, ) certainement en pause café durant tout le temps du tournage n’insuffle aucune idée à son film. On vous épargnera la critique des acteurs qui à part Emily Blunt (Looper, Sicario, …) sont tous navrants de ridicule, Meryl Streep (Out Of Africa, The Hours,) en tête qui ici continue son hécatombe cinématographique.

4. Robin Des Bois, La Véritable Histoire de Anthony Marciano

Je préfère même pas en parler. Je résumerais son infinie nullité par deux arguments qui obligatoirement vous feront fuir de ce qui ce fait de pire dans la comédie française. 1. Il y a Patrick Timsit et 2. Il y a un caméo de Matt Pokora. Voilà. C’est encore plus triste quand on sait que Anthony Marciano avait réalisé une des grosses surprises de 2013, Les GaminsMax Boublil était bon et surtout où Alain Chabat était hilarant comme il ne l’avait plus été depuis longtemps.

3. The Humbling de Barry Levinson

Énième crise existentielle d’un acteur hasbeen en fin de carrière, The Humbling ne propose rien de nouveau sur le sujet et donc ennui. Barry Levinson (Rain Man, The Bay, ) signe un gros brouillon de scénario qui put le déjà-vu, mais auquel on aurait tenté de cacher la médiocrité par des semblants de scènes originales. The Humbling est en fait plus triste qu’autre chose, triste de voir Al Pacino (la trilogie Le Parrain, Scarface) devenir de plus en plus mauvais, triste de voir Greta Gerwig (Damsels In Distress, Frances Ha, …) aussi insupportable et triste qu’en 2015 on cautionne encore de traiter un sujet aussi éculé avec aussi peu d’originalité. Levinson signe l’anti-Birdman, rien à montrer, rien à dire de nouveau et le tout doté d’un style foncièrement moche.

2. Cake de Daniel Barnz

Frustrant c’est le mot qui ressort pour Cake, frustrant parce que très intéressant dans son sujet (la mort et le deuil surtout) et pourtant rien n’est vraiment abordé dans le film, tout y est floue, on ne sait jamais où il nous mène ou ce qu’il veut dire. Daniel Barnz (Learning To Fly, Sortilège,) signe un film d’une laideur de sans nom, c’est affreux dans sa tentative de parler de la mort en y ajoutant plein de sentiment, le casting, Jennifer Aniston -mode « filez moi un Oscar »- activé en tête sont d’un ridicule constant. On ne croit en rien dans Cake, longue séance où l’on voit des gens boire, pleurer et rien faire pour après boire, pleurer et rien faire. Long, très long.

1. Soux-X de JMC

Tentative de cinéma social (encore !) complètement foireuse dans ce premier film de JMC. Une multitude de sujets sont abordés dans Sous-X, mais le gros problème étant que déjà il y en a trop et surtout que jamais il y a un seul qui est traité. JMC livre un film qu’on sent très personnel où il essaye de donner le meilleur, mais il n’a aucune vision de cinéma et son film se transforme en une espèce de reportage de luxe dans lequel on aurait ajouté un semblant de fiction. Après tout ça n’a certes jamais empêché de passer un bon moment devant un film en sachant bien qu’il est mauvais, mais ici les 1H40 en paraisse quatre, ennuyeux à mourir en plus de jamais finir, Sous-X se transforme en véritable épreuve.

Des films comme Les Minions de Pierre Coffin et Kyle Balda, Taken 3 de Olivier Megaton ou encore Pitch Perfect 2 aurait pu venir faire un tour dans ce classement, mais dans les 125 films vus entre le 01 janvier 2015 au 31 décembre 2015 ce que j’ai vu de pire est bel et bien ce qu’il y a ci-dessus. Entre un cinéma social encombrant, l’animation lourdingue ou du déjà-vu, cette année 2015 n’aura pas manquée de livrer son lot de mauvais films.

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Crazy Amy

Écrit par Werner Dejaeghere

Crazy Amy (Trainwreck en V.O.), 5ème film du pape de la comédie trash US, Judd Apatow qui après avoir produit bon nombre de film devenu culte (Présentateur Vedette : La Légende De Ron Burgundy, SuperGrave, Délire Express, ), scénariste de ses propres films et sur d’autres qu’il a aussi produit (Walk Hard – The Dewey Cox Story, ) mais surtout réalisateur désormais tout aussi culte que ses productions (40 Ans, Toujours Puceau, En Cloque, Mode D’Emploi, …). En bref un génie de la comédie aussi juste que hilarante. Cette fois-ci il n’est « que » le réalisateur, le scénario étant écrit par l’actrice principale du film, Amy Schumer. Autant le dire tout de suite, ça ce ressent tout du long. Crazy Amy n’est pas mauvais loin de là, mais c’est un peu différent de ce que Apatow a pu faire avant. Le point de vue chez le réalisateur a toujours été masculin, il est ici féminin, en plus d’être très drôle, l’humour a toujours était teinté d’une certaine mélancolie presque de tristesse, ici c’est soit la scène va dans la comédie ou l’émotion, jamais ce n’est mélangé. On a vite fait de remarquer que Judd Apatow n’est pas scénariste, mais pourtant ça reste fondamentalement la même chose, du schéma narratif à l’humour ça reste sensiblement identique.

Synopsis :

Depuis sa plus tendre enfance, le père d’Amy n’a eu de cesse de lui répéter qu’il n’est pas réaliste d’être monogame. Devenue journaliste, Amy vit selon ce crédo – appréciant sa vie de jeune femme libre et désinhibée loin des relations amoureuses, qu’elle considère étouffantes et ennuyeuses ; mais en réalité, elle s’est un peu enlisée dans la routine. Quand elle se retrouve à craquer pour le sujet de son nouvel article, un brillant et charmant médecin du sport nommé Aaron Conners, Amy commence à se demander si les autres adultes, y compris ce type qui semble vraiment l’apprécier, n’auraient pas quelque chose à lui apprendre.

(Source : AlloCiné)

Le fait que ça soit Amy Schumer à l’écriture donne au film un ton profondément moderne. Dans un Cinéma qui donne trop peu de place aux actrices et forcément aux femmes, Crazy Amy est un vent de fraîcheur qui rappelle « Mes Meilleures Amies » de Paul Feig dans cette manière de mettre en scène des femmes modernes, une vision actuelle où on montre que oui elles ont des coups d’un soir, boivent et font des trucs sales. Ça donne lieu à une agréable inversion des rôles, chose assez rare dans la comédie romantique. J. Apatow et A. Schumer s’en donnent à  joie pour démolir l’image de la romcom traditionnelle où les bons sentiments coulent à flots. Même si malgré tout sur sa fin le film se range dans le classique et l’attendue, une fin inhérente à la comédie romantique et ses happy end, mais inhérent aussi au cinéma de Judd Apatow qui responsabilise toujours ses personnages à la fin de ses films.

Le scénario est d’une grande efficacité, ça s’étire parfois trop, mais l’humour fait toujours mouche grâce à une relance de gag constante et le tout s’avère assez accrocheur pour ne pas ennuyer. L’ensemble est saupoudré de dialogues finement amenés et toujours très drôles tout en étant gorgés de culture pop. La réalisation  est encore une fois chez Judd Apatow particulièrement soignée, certes rien d’éclatant, mais c’est tout à fait correct.

Le film doit aussi beaucoup a son casting. D’une Amy Schumer (Jusqu’à Ce Que La Fin Du Monde Nous Sépare, Inside Amy Schumer, ) qui emporte vite l’adhésion à un Bill Hader (Adventureland : Un Job D’Été À Éviter, Paul, ) au réaction savoureuse. Rien que le duo principal enchante. Du côté des rôles secondaires on y trouve Brie Larson (21 Jump Street, States Of Grace, ) tout en justesse, Tilda Swinton (Burn After Reading, Only Lovers Left Alive, …) méconnaissable et absolument géniale, Colin Quinn (Une Nuit Au Roxbury, Copains Pour Toujours, ) avec un jeu simple et efficace, mais surtout le basketteur LeBron James qui s’en sort étonnamment bien au même titre que le catcheur John Cena (The Marine, 12 Rounds, ) qui dévoile un talent comique insoupçonné. Il y a aussi beaucoup de caméo ou courte apparition extrêmement amusant.

Comédie romantique très sympathique, d’une redoutable efficacité, d’une évidente simplicité. Le film pourrait presque paraître anecdotique si il n’avait pas ce ton moderne qui le rends au final presque nouveau, l’inversion du rôle homme/femme qui leurs rends justice et les mets à l’égal de l’Homme fait de Crazy Amy une date dans le cinéma comique. Judd Apatow  livre un film profondément féministe qui séduit par sa simplicité, son cast. tout en charme et surtout son humour ravageur. Il n’y a ici rien de grandiose, mais Crazy Amy a au moins le mérite de tenter des choses et mieux encore il le fait avec beaucoup de réussite.

Crazy Amy de Judd Apatow : 3,5/5

(sortie le 18/11/2015)

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TOP 2014

Écrit par Werner Dejaeghere

Werner :

L’exercice du Top annuel est toujours compliqué, privilégié tel ou tel film est toujours cruel quand on les a adoré, l’année 2013 fut particulièrement dure pour le coup vu le nombre incroyable de très bon film, on attendait donc pas grand-chose de 2014 mis à part quelque film prévu depuis un bail car 2015 s’annonçait et même s’annonce absolument énorme tant l’agenda est chargé de film venant de grand auteur (Eastwood, Mann, Iñárritu ou encore PTA pour ne citer qu’eux) et finalement elle était vraiment pas mal cette année 2014 peut-être parce qu’on en attendait rien, mais les surprises furent bien présentes. Pas aussi énorme que 2013 ni aussi excitante que 2015, mais un parfait pont entre les deux.

Cette année le blockbuster US fut particulièrement bon et le cinéma français a su nous réserver de bonne surprise. 2014 fut un savant mélange de nouveauté et de classicisme qui a souvent su surprendre le spectateur.

C’est donc parti pour le Top 20 de cette année 2014 :

(cliquer sur les titres soulignés en bleu ou juste soulignés pour la critique complète du film)

20. Captain America, Le Soldat De L’hiver de Anthony et Joe Russo (Captain America: The Winter Soldier)

Habituellement très peu fan de l’univers Marvel, c’est avec une grande surprise que je suis sortie de la salle, je n’en attendais rien de cette suite, mais obligé de constater que l’ambition folle du film fait passer un cap chez Marvel. Les Russo’s emprunte aux thrillers politiques des années 70 pour allier fond et forme pour en faire un sommet du blockbuster. Aussi fou dans ses scènes d’actions dantesque que dans son scénario mené à la perfection, ce Captain America, Le Soldat De L’Hiver m’a réconcilié avec Marvel et ça, ça me réchauffe le cœur.

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19. Young Ones de Jake Paltrow

Pas exempt de défaut certes, mais ce mix entre Mad Max et District 9 est tellement innovant et rafraîchissant qu’on lui pardonnerait tout. Jake Paltrow se perds parfois, mais avec son film il offre une réelle proposition de cinéma, mélangeant science-fiction, thriller et western avec brio, le résultat est inégal oui, mais Young Ones est doté d’une aura énigmatique qui apporte une force incroyable. Mainte fois je me suis demandé ce que je regardé, mais Paltrow a su m’intéresser et surtout me surprendre donc je ne peux qu’aimer son film porté par un casting impeccable.

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18. Nebraska de Alexander Payne

Alexander Payne allie mélancolie et absurdité sous un noir et blanc splendide, empruntant des chemins balisés pour mieux nous toucher, cette histoire de relation père/fils est particulièrement belle. Nebraska est un film qu’aurait pu réaliser les Coen’s tant Payne semble être influencé par les frères, tout en y injectant son propre langage cinématographique car prenant le temps de se dévoiler sur un rythme pépère mais jamais ennuyeux. Nebraska est à la fois d’une évidente simplicité dans ce qu’il montre et de la manière dont il le fait, mais à la fois complexe dans ce qu’il raconte. Alexander Payne signe un film à la fois profondément dépressif, mais aussi très drôle, autant road-movie que feel-good movie et surtout portrait de l’Amérique moyenne et relation filiale difficile. Nebraska est un film incroyablement riche.

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17. Fury de David Ayer

Le réalisme voilà toute la force du cinéma de David Ayer, en 2014 on a d’abord eu Sabotage qui était un festival de violence gratuite et d’une exceptionnelle vulgarité, mais doté d’un réalisme qui en faisait un film toujours bourrin certes mais aussi très fort. Puis vient Fury dont je ne savais pas trop quoi en penser, je m’attendais à un truc très lourd et très pro-américains. C’était sans compter sur Ayer qui signe là un grand film de guerre dans la lignée de Il Faut Sauver Le Soldat Ryan, le discours patriotique en moins. Fury est une œuvre crade et ultra-violente qui plonge viscéralement au cœur de l’enfer de la guerre.

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16. American Bluff de David O. Russell (American Hustle)

Armé de personnages en béton, David O. Russell livre un excellent film d’arnaque qu’il réinvente tout en lui rendant hommage et autant dire que ça fais des étincelles. American Bluff est il faut le dire jamais très intéressant, oui mais ! son propos et sa justesse tout du long allié à une touche d’humour fait mouche. Il est impossible de s’y ennuyer même si il est parfois long. O. Russell tout en rigueur livre un film très académique, mais qui séduit dans sa capacité à s’approprier le genre. Magnifiquement écrit, réalisé avec minutie, American Bluff est déjà un classique.

15. Yves Saint Laurent de Jalil Lespert

Premier biopic consacré à ce monument de la mode, juste avant Saint Laurent de Bertrand Bonello et dans cette bataille je dois bien l’avouer en plus de l’avoir aimé, je trouve le film de Bonello bien meilleur, plus osé, plus beau, mais voilà j’ai adoré la version de Jalil Lespert qui se fait plus conforme et lisse, mais qui arrive à nous retranscrire la vie du bonhomme avec une efficacité redoutable. Bonello y a ajouter des visions auteuristes qui apporte une aura incroyable à son film, mais Yves Saint Laurent à ce côté accessible que j’aime tant dans les biopic. Et puis Pierre Niney et Guillaume Gallienne y forment un duo formidable.

14. Nos Pires Voisins de Nicholas Stoller (Neighbors)

Nos Pires Voisins est ce que les productions Apatow peuvent nous offrir de mieux tant c’est maîtrisé dans ce que ça propose. Nicholas Stoller signe-là une espèce de 40 Ans, Mode D’Emploi de la comédie régressive, car comme Judd Apatow, Stoller s’attaque à la famille, proposant derrière une comédie absolument hilarante, de belle valeur. Le casting qui s’en prends à cœur pour nous faire marrer d’un Seth Rogen toujours aussi énorme à un surprenant (et bon) Zac Effron en passant par une Rose Byrne qui confirme encore une fois que c’est valeur comique indéniable, ils se donnent à fond pour nous faire à croire à cette grosse comédie pas si bête qu’elle en l’air. Nos Pires Voisins s’avère franchement génial.

13. Les Grandes Ondes (À L’Ouest) de Lionel Baier

C’est là toute la magie du cinéma, nous faire vouloir vivre des époques que l’on a pas connu et nous faire rêver et c’est exactement ce que propose Les Grandes Ondes (À L’Ouest), un petit voyage au Portugal pour aller y faire la révolution. Le film possède un atout imparable…le charme, un charme qui agit quasi instantanément et qui nous embarque dans une aventure dans laquelle Lionel Baier insuffle une liberté de ton absolument jouissive. Si ce n’est pas extrêmement drôle, Les Grandes Ondes (À L’Ouest) à le mérite d’être amusant tout du long de sa courte durée. Baier livre une comédie comme j’aimerais en voir plus souvent, détonnant et rafraîchissante.

12. Dans L’Ombre De Mary – La Promesse De Walt Disney de John Lee Hancock (Saving Mr. Banks)

Certainement le film qui m’a le plus surpris cette année, jamais j’aurais cru aimé un produit Disney qui s’annonçait extrêmement calibré et plein de morale dégoulinante au final Saving Mr. Banks est un film profond sur la liberté de création et surtout un grand film qui n’hésite pas à taper sur Disney (alors que c’est du studio). Tout ici était fais pour être indigeste et détestable, mais John Lee Hancock livre un travail impeccable pour signer ce qui est bien plus qu’un making-of sur la genèse de Mary Poppins. Tout en étant très grand public, Saving Mr. Banks arrive aussi à proposer une réelle vision sur l’art, le studio aux grandes oreilles et son fondateur, mais aussi un beau mélo familiale. Hancock signe un film bougrement malin.

11. Comment Tuer Son Boss 2 de Sean Anders (Horrible Bosses 2)

On prends les mêmes et on recommence… ou presque. Le premier était une bonne surprise c’est avec un certain plaisir que je suis allé le voir et à nouveau ce petit groupe m’a bien surpris, car Sean Anders en plus de faire mieux que le premier, en fait une vraie bonne comédie. Comment Tuer Son Boss 2 est très bien dosé, entre son côté comique régressif irrésistible et un côté film d’action parfaitement rythmé, cette suite montre que oui on peut faire une suite rien que pour l’argent (ce qui était inévitable le premier fut un énorme succès) sans pour autant livre un film de merde. Comment Tuer Son Boss 2 doit beaucoup à son casting impeccable et qui faut le dire fait même tout le film. Entre un Jason Sudeikis qui démontre encore tout son talent, Jason Bateman et son expérience et un Charlie Day énergique, sans oublier Chris Pine qui s’avère avoir un registre comique insoupçonné, ces acteurs ce font plaisir et ça ce ressent. Anders livre une comédie déjantée comme on en fait de moins en moins et qui pourtant fait tant de bien.

10. Astérix – Le Domaine Des Dieux de Louis Clichy et Alexandre Astier

Le domaine des Dieux c’est bien de cet ordre que Alexandre Astier et Louis Clichy semblent venir en venant t redorer le glaive du petit moustache qui avait pris pas mal de plomb dans les ailes de son casque. Astérix – Le Domaine Des Dieux est un excellent divertissement familial, un film d’animation réussi, mais surtout une comédie absolument hilarante. Doté d’une verve incroyable, d’un sens inouïe de la vanne et un débit mitraillette dans le gag, Astier insuffle une énergique incroyable à ce nouvel anime. Astérix – Le Domaine Des Dieux est un excellent moment à passer et un plus une adaptation parfaite. Certes il y a des défauts, mais Astier et Clichy démontrent une envie sincère de crier leurs amour pour la BD.

9. Horns de Alexandre Aja

Alexandre Aja ce chien fou signe un délire total et assumé, mais surtout maîtrisé car il mixe le genre avec une aisance impressionnante. Horns se révèle très vite être une série B, mais de grande qualité fonçant à pleine vitesse vers les sommets du culte. Aja en rajoute toujours des tonnes et donne à voir un bordel absolument mémorable et carrément génial. Doté d’une narration détonante, Horns surprends en permanence et surtout séduit dans sa façon de vouloir être énorme…ce qu’il est.

8. La Crème De La Crème de Kim Chapiron

Conte de fée moderne où les sentiments sont morts, mais l’amour toujours ambiant La Crème De La Crème est un mélange des genres détonnant, mais surtout puissant. Kim Chapiron signe un teen-movie à la justesse de ton absolument incroyable où se côtoie un humour ultra-efficace, une critique intéressante, mais surtout un saisissant portrait adolescent et avant tout un grand film sentimental. La Crème De La Crème est un film complexe et à la fois très simple à l’image de ses personnages, mais sa force réside dans cette capacité à nous emmener dans un monde à part tout étant très accessible. On a en prime la révélation Alice Isaaz. Chapiron démontre encore un talent immense et signe un film brillant.

7. Tom À La Ferme de Xavier Dolan

Xavier Dolan le petit génie est déjà en train de renouveler son cinéma et s’essaye au thriller psychologique, mais garde ses thèmes et un style incroyable. Avec Tom À La Ferme, Dolan réinvente Hitchcock avec brio et n’hésite jamais à faire du rentre dedans. À la fois grand film d’amour particulièrement bon et aussi très intéressant, mais grand thriller haletant et parfois même effrayant, Tom À La Ferme c’est un grand film sur les sentiments et l’humain où l’on croise des personnages d’une profondeur exceptionnel. Dolan assure comme toujours sur la forme, mais cette fois-ci surtout sur le fond. Ajouter à cela un casting immense et vous obtenez un très grand film.

6. Boyhood de Richard Linklater

La vie condensée en un film, c’est là toute l’ambition qu’avait Richard Linklater qui au travers d’un film fleuve capte l’essentiel, les choses simples tout en évidence et pourtant quel film réfléchis. Tourné sûr douze ans avec les mêmes acteurs et pourtant jamais Boyhood à la prétention de dire « regardez le travail », loin de là, le film raconte, montre avant tout et ne souffre jamais de son système. Linklater réussi avec brio son film qui est un monument de mélancolie pure et qui parlera à chacun car il fait écho à la vie. Boyhood c’est ces petits instants de rien qui font un tout et rendent à la fois profondément triste, mais heureux… la vie quoi !

5. Libre Et Assoupi de Benjamin Guedj

Je n’ai absolument pas peur des mots et avec ce qui est LA surprise de l’année, Libre Et Assoupi mérite celui-ci… culte ! Et oui, le premier film de Benjamin Guedj a tout pour le devenir, car c’est certainement le film français le plus pertinent depuis L’Auberge Espagnole de Cédric Klapisch. Rafraîchissant grâce une nonchalance qui lui confère un style pépère, mais jamais ennuyeux Libre Et Assoupi est un portrait de vie amusant et une réjouissante crise existentielle. Enchaînement de scénettes certes, mais il y a dans le film de Guedj un vrai propos mature qui sera intéresser et surtout faire réfléchir.

4. Interstellar de Christopher Nolan

Immense voilà ce qu’est Interstellar qui est d’ores et déjà un classique du cinéma de science-fiction grâce à un univers sidérant d’imagerie et une aventure haletante au cœur de tout ce qui fais le monde. Christopher Nolan avec une ambition bien géré nous emmène dans des limites encore inexploré du cinéma et trouve enfin ce qui manquait tant à ses films… l’émotion. Interstellar c’est une aventure de presque trois heures à couper le souffle. On pourrait le comparer à d’autres grand classique de la S.F., mais ce serait réduire sa force, mais au jeu des comparaisons je dirais juste que Nolan a livrer son 2001 : L’Odyssée De L’Espace.

3. The Raid 2 de Gareth Evans

The Raid 2 est lui aussi déjà culte, car il réinvente complètement le film d’action et le pousse jusqu’à des limites jamais atteintes en offrant un ballet d’ultra-violence où le sang coule un flot et les coups ne sont donné avant tout au spectateur, c’est sonné qu’on ressort des 2H30 que dure le film et c’est avec un plaisir presque masochiste qu’on y retournerait. Gareth Evans s’encombre parfois d’un scénario un peu lourd et des dialogues trop nombreux, mais c’est nécessaire (au moins pour reprendre notre souffle !). The Raid 2 est un hommage et une redéfinition du film d’action qui est ahurissant de technicité. Evans signe un film ultra-jouissif.

2. The Rover de David Michôd

The Rover est certainement le film le plus impressionnant que l’on verra dans la décennie 2010, car ce film c’est l’apocalypse même et sous apparats de petit film fauché ce cache un grand film d’anticipation absolument sidérant. David Michôd réalisateur australien découvert avec Animal Kingdom revient avec ce qui est ni plus ni moins qu’un chef-d’œuvre, un film sans concession, âpre et qui n’hésite pas à bousculer voir tabasser le spectateur, car dans The Rover l’humain et surtout l’humanité en prends plein la gueule. Michôd signe un trip post-apocalyptique sous forme de cauchemar éveillé.

1. Mommy de Xavier Dolan

Xavier Dolan n’était alors qu’un jeune prodige à qu’on comparait à tout le monde, c’est désormais finis. Avec Mommy il devient un grand réalisateur, chef-d’œuvre n’est même pas assez fort pour définir un film dont je suis ressorti troublé, le souffle coupé, le sourire en coin et la larme à l’œil. Je ne peux même pas parler de ce film qui est riche de tout, qui est l’évidence même, Dolan signe un film somme tout en sincérité, capte toute la complexité du monde, de l’humain pour en ressortir ce qu’il y a de plus fort. Mommy c’est un monument d’émotion pure. La justesse de ton, la perfection de la forme et un casting touché par la grâce, un trio gagnant pour un grand film de cinéma. Dolan a tout compris.

Et voilà pour ce qui est de mes films préférés de l’année, ce que je considère comme les meilleurs. Mais il y a aussi cela qui n’était pas loin de rentrer dans ce Top :

The Homesman de Tommy Lee Jones

Le Conte De La Princesse Kaguya de Isao Takahata

The Spectacular Now de James Ponsoldt

Leviathan de Andrei Zviaguintsev

Whiplash de Damien Chazelle

Il aurait pu y être, mais je ne les ai malheureusement pas vu : A Most Violent Year de J.C. Chandor, Maestro de Léa Fazer, Pas Son Genre de Lucas Belvaux, Eden de Mia Hansen-Løve, Exodus : Gods And Kings de Ridley Scott, Un Illustre Inconnu de Matthieu DelaporteDumb And Dumber De de Bobby et Peter Farrelly, Samba de Eric Toledano et Olivier NakacheNight Call de Dan Gilroy, Mister Babadook de Jennifer Kent, Tonnerre de Guillaume Brac ou encore Le Hobbit : La Bataille des 5 Armées de Peter Jackson.

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FLOP 2014

Écrit par Werner Dejaeghere

2014 année cinématographique qui s’annonçait comme assez pauvre et surtout à l’agenda  en apparence chargé de mauvais films, résultat il ne fallait pas se fier aux apparences, car si les mauvais films étaient bel et bien présent (comme chaque année), il s’avère que ce n’est pas forcément ceux que l’on croyait. Et oui cette année c’était une année intermédiaire entre 2013 qui était excellente quand les films étaient bons (et ils étaient légions) et les mauvais étaient exécrables, en attendant 2015 qui s’annonçe énorme.

Je dis tout ça, mais je dois avouer de pas être totalement un bon spectateur pour le coup, car si l’année dernière ça me plaisait d’aller voir de mauvais film juste pour le plaisir de les descendre ou me rendre compte par moi même à quel point ils étaient mauvais, en 2014 j’ai privilégié les bons films. Donc c’est normal que ne se trouve pas dans ce Flop : Annabelle de John R. Leonetti, Divin Enfant de Olivier Doran, Dracula Untold de Gary Shore, Tarzan de Reinhard Klooss, SMS de Gabriel Julien-Laferrière, Piégé de Yannick Saillet, Grace De Monaco de Olivier Dahan ou encore The Ryan Initiative de Kenneth Branagh qui sont considérés souvent comme très mauvais ou au mieux juste mauvais, je les ai tout simplement pas vu par manque d’envie, de courage et surtout de temps.

Il est temps de dévoilé ce Flop 2014 en allant du meilleur des mauvais au pire des pires. C’est parti pour mes 20 daubes de l’année… (en cliquant sur les titres soulignés en bleu, vous tomberez sur la critique complète du film)

20. Et (Beaucoup) Plus Si Affinités de Michael Dowse (What If)

En soit, What If n’est pas désagréable à regarder et ce laisse voir sans problème, mais Michael Dowse en apportant non seulement une romcom déjà vu ajoute à cela des personnages absolument abject auxquels on juste envie de leurs dire « ta gueule ! », sans parler des situations gênantes et pas drôle. Malgré une certaine légèreté qui aurait pu fonctionner si le film n’était pas aussi repoussant et un Daniel Radcliffe réellement bon, What If est un petit objet qu’on aimera détester tellement il fait tout pour paraître bien.

19. Match Retour de Peter Segal (Grudge Match)

Il y a certainement eu pire cette année je dois bien l’avouer, j’ai même ri une voir deux fois, mais Match Retour m’a d’abord gonflé et puis étonnamment rendu triste la faute à Peter Segal qui ne rends pas hommage à Rocky, Raging Bull, mais surtout Sylvester Stallone et Robert De Niro (mon acteur préféré), non il offre une invitation à se ridiculiser autre travers de scènes pas drôle et surtout d’une infinie lourdeur. On aurait pu avoir avec un Match Retour un chouette petit délire pour les fans de l’univers, des films, un retour au source dans une sympathique, mais non Segal rate tout. Et en plus de ça le film essaye de sortir une espèce de critique du système hollywoodien à laquelle on ne croit pas une seule seconde. On sauvera de ce film Alan Arkin et Camden Gray qui sont géniaux.

18. The Face Of Love de Arie Posin

La romcom cette année c’était compliqué, The Face Of Love se place elle aussi comme un film très classique dans le genre, fin un film façon de parler, on est plus ici devant un téléfilm qui arrive en salle que grâce à son casting. Même le casting (en roue libre) n’y peut rien, Arie Posin signe une comédie romantique sans une seule once de charme qui ennuie et surtout mets mal à l’aise dans son propos. Téléfilm de luxe doté d’une trame mode Vertigo, mais Posin ne maîtrise rien et encore moins son film. Le seul bon point du film ira à Ed Harris particulièrement fascinant.

17. Les Trois Frères, Le Retour de Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus

Les Inconnus font leur retour 18 ans après le premier film et il faut bien le dire, ils font peine à voir certes Les Trois Frères, Le Retour est amusant par moment car les trois bougres savent faire rire, mais leur film n’est rien d’autre qu’un assemblage de sketch sans réelle continuité d’où une histoire qui nulle part et se fondant sur trois idées pour faire tenir tout ça. En plus d’être souvent très lourd, Les Trois Frères, Le Retour est totalement ringard. 1H45 où l’on ce demande un peu ce qu’on fait là d’autant que le plaisir de revoir Les Inconnus cache la misère du film pas plus de quinze minutes.

16. Sarah Préfère La Course de Chloé Robichaud

D’habitude j’aurais tendance à sauver les films d’auteurs français un peu ennuyeux dû un rythme plat qui passionne guère, sauf qu’ici c’est québécois et en plus de ça il lui manque quelque chose, bien malin celui qui trouvera quoi tant le film pose des questions et surtout Sarah Préfère La Course est désespérément plat. Chloé Robichaud aborde ses thèmes avec une grande subtilité à tel point que le film paraît passif, comme si elle en avait juste rien à foutre de ce dont elle parle ou qu’elle montre. L’ennui est bel et bien présent dans Sarah Préfère La Course où faire un relais de visionnage semble la meilleure idée pour ne pas s’endormir.

15. Heli de Amat Escalante

Audacieux film qu’est Heli dans sa peinture du Mexique au travers d’image crue où la dénonciation emprunte beaucoup au documentaire, mais voilà à côté de ça Amat Escalante justement récompense du Prix de la Mise en scène à Cannes en 2013 propose du vraie bon cinéma où plan-séquence s’allie au propos, ce qui fait un peu tâche dans on dirait plus un exercice de style qu’autre chose. Heli est aussi doté d’un ennuie mortel, jamais il n’intéresse vraiment et pourtant la démarche était louable. Avec ce film Escalante ne laisse aucun souvenir.

14. Shirley, Un Voyage Dans La Peinture D’Edward Hopper de Gustav Deutsch (Shirley: Visions Of Reality)

Le projet de Gustav Deutsch était réellement très intéressant, proposer des tableaux vivants au travers des peinture d’Edward Hopper, ce qui était une assez bonne idée se transforme vite en un film sans intérêt où l’on s’ennuie ferme. Shirley: Visions Of Reality ne raconte absolument rien (ou plutôt donne un semblant de substance) et se révèle bien vain. Évidemment on soulignera l’esthétique du film absolument parfaite, mais ça ne compense l’ennuie polie qu’on l’on aura devant ce qui est plus une œuvre d’art qu’un film.

13. Puzzle de Paul Haggis (Third Person)

Certainement le film le plus long de 2014, 2H16 qui paraissent durer un siècle tant le film n’avance jamais. Third Person avait pourtant énormément de potentiel, il est donc d’autant plus triste de la mettre dans ce classement, mais Paul Haggis muni d’un casting de star (Liam Neeson, Adrien Brody ou encore Mila Kunis et Olivia Wilde) et surtout d’un scénario qui laissé entrevoir un grand film sur l’amour, mais non Third Person c’est tout d’abord de très mauvais acteur sauf Neeson qui n’a plus joué aussi bien depuis un bail, mais surtout des intrigues insignifiantes. Haggis signe un film très ennuyeux et surtout inintéressant malgré toute sa bonne volonté.

12. I, Frankenstein de Stuart Beattie

Énième relecture moderne de personnage mythique I, Frankenstein se tient là dans toute l’inutilité de la chose. Ennuyeux, laid et surtout inintéressant voilà tout le film de Stuart Beattie qui n’arrive même pas à divertir. Il n’y a rien d’autre à dire sur ce film si ce n’est qu’on en a rien à foutre. Il n’y a rien à sauver dans ce gros nanar qui n’en pas vraiment un. Aïe Frankenstein !

11. Lovelace de Rob Epstein et Jeffrey Friedman

Ah un biopic, que serait le cinéma sans eux, souvent très inutile et guère informatif Lovelace n’échappe pas la règle, ici on oscille entre raconté la personnalité de Linda Lovelace et raconter les événements autour du film Gorge Profonde bref vous l’aurez compris on ce fait chier ! Le duo Epstein/Friedman livre (pour faire dans le sujet) un film sans aucune profondeur si ce n’est dans son classicisme extrême. Illustration toc des 70’s, deux, trois voitures, des costumes et un néon reconstitution au top de la nullité pour un film construit au bulldozer sans aucun recul. Lovelace est un bien mauvais biopic, mais surtout un mauvais film avec en prime un casting ridicule.

10. Ablations de Arnold de Parscau

Arnold de Parscau a eu cette bonne idée de faire de son film, une espèce de trip influencé par David Lynch, le gros problème c’est que malgré toute la beauté de la chose ça ne convainc pas une seule seconde. Ablations ne va nul part pourtant il y avait plein de possibilité dans ce qu’il proposait, mais De Parscau surnage et signe une espèce de thriller de genre sombrant dans le grotesque. Tournant constamment en rond, n’intéressant jamais vraiment, Ablations ne s’affirmant jamais finit forcément par ennuyer. On saluera tout de même le travail esthétique.

9. Avis De Mistral de Rose Bosch

Rose Bosch signe non pas un film, mais ce qui ressemble plutôt à une longue pub pour l’huile d’olive Puget ou toute forme de cinéma est absente. Avis De Mistral est un cinéma de région comme on en fais et comme ne devrait plus en faire tellement c’est ringard dans ce que ça véhicule, Bosch y ajoute une sous-intrigue sous forme de retrouvailles familiales aussi indigeste qu’un Ricard resté trop longtemps au soleil. Avis De Mistral est tout simplement nul !

8. À Coup Sûr de Delphine de Vigan

À coup sûr Delphine de Vigan de fera pas carrière surtout quand on voit son À Coup Sûr qui est d’une pauvreté à tout les niveaux. Plutôt bien dialogués certes avec un casting assez agréable, mais son côté comique sans l’être tout en voulant l’être est bizarre ce qui en plus de ne rien donné est complètement ratée. À Coup Sûr fait parti de ces films « aussitôt vu, aussitôt oublié ».

7. Un Éte À Osage County de John Wells (August: Osage County)

Le film le plus épuisant de l’année, le plus bruyant, le plus classique peut-être aussi, John Wells dépoussière vieux film hollywoodien dans une réunion familiale de presque 2H où l’hystérie est totale et où tout le monde en fais des tonnes, Un Éte À Osage County est totalement ridicule dans tout ce qu’il raconte et montre. Gênant quand il est essaye d’être drôle, drôle quand il essaye d’être sérieux, balayant les enjeux les plus intéressant du film en cinq minutes tout dans ce film va dans l’outrance et la lourdeur. J’aurais pu parler du casting, mais non car c’est en parti à cause que le film est ce qu’il est… un supplice.

6. The Baby de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (Devil’s Due)

J’y sauverais le début qui est assez amusant à regarder, mais au-delà du fait soit très mauvais comme peut l’être les pires found-footage le gros problème de The Baby c’est qu’on arrive pas une seule seconde à s’y accrocher tellement c’est vide. Deux réalisateurs pour accoucher d’un film raté dans tout ce qu’il entreprends, incroyablement moche et surtout jamais crédible. La peur est évidemment au abonné absent.

5. Sous Les Jupes Des Filles de Audrey Dana

Une épreuve pour les nerfs que fut ce Sous Les Jupes Des FillesAudrey Dana ce joue des clichés pour mieux les embrassé où tout est d’une aberrante bêtise en plus d’être lourdingue à souhait. Sous Les Jupes Des Filles c’est une succession de sketch raté et pas drôle en plus d’être incroyablement con. Dana signe une espèce de comédie fait pour la femme, les ménagères y ont certainement trouvé leurs comptes, les autres trouvé l’ennuie.

4. La Liste De Mes Envies de Didier Le Pêcheur

Le précédent avait au moins l’intelligence d’être moderne, La Liste De Mes Envies est lui ringard, à base de femme qui aime la couture,  découvre les blogs, veule des centrales vapeur, bref ce film est clairement à rayer de la liste de vos envies. Didier Le Pêcheur signe une espèce de long reportage Sept-À-Huit qui n’en finit plus et qui n’intéresse pas une seule seconde. On pourrait se raccrocher au charme d’une comédie sans prétention, mais même pas étant donné que La Liste De Mes Envies n’est pas une comédie, plutôt un film social (raté) aux accents comiques. Le Pêcheur livre un film insupportable te bien inutile.

3. La Légende D’Hercule de Renny Harlin (The Legend Of Hercules)

Si vous n’avez pas compris juste en regardant l’affiche que ce film était une daubasse sans nom, vous pouvez filer chez un opticien et vite ! Renny Harlin mixe 300 et Gladiator dans une surenchère qui pique les yeux. On dirait rien d’autre sur La Légende D’Hercule sauf pour dire que c’est bel et bien une merde.

2. Gimme Shelter de Ron Krauss

Ridicule est le maître mot de Gimme Shelter qui entre son casting en roue libre qui joue de leurs transformations physique et une morale dégoulinante de bon sentiment à rajouter à ça une espèce de puritanisme caché, vous obtenez le film le plus repoussant de 2014. Ron Krauss avait pourtant de quoi faire un beau film sur la vie de cette ado cassée par la vie, mais en étant involontairement drôle à force d’en rajouter des tonnes, Gimme Shelter ne touche jamais et atteint les sommets du ridicule. Une grosse purge.

1. Adieu Au Langage de Jean-Luc Godard

Sans allez jusqu’à dire comme Durendal « c’est amusant que le personnage principal de son film soit un chien, parce qu’il est temps de le faire piquer… Je veux dire, c’est une catastrophe… à ce niveau-là, c’est… y faut… Ouais ! Injection létale, ouais. Cette espèce de vieux con, là, qui se permet de donner des leçons de cinéma à tout le monde, alors qu’il maîtrise même pas son outil à la base… », je vais pas être aussi méchant et pourtant il y a de quoi ! S’amusant avec la 3D pour nous brûler les yeux et nous retourner la tête, Godard nous sert un pensum philosophique chaotique où ce côtoie le rien et le vide. Torture 1H20 qui en paraissent trois tellement c’est pesant, le plus irritant avec Adieu Au Langage qui est un objet détestable sur tout ce qu’il entreprend, c’est que Godard maîtrise tout ! Tout pour nous livrer ça, c’est assez exaspérant. Il aurait mieux fais d’aller passer une journéed au Futuroscope pour jouer avec les nouvelles technologies.

Et Quentin qui a été beaucoup moins en salle que l’année dernière a comme souvent des goûts qui vont à l’encontre de la masse, mais cette année il a aussi réussi à la rejoindre ce qui prouve bel et bien que 2014 était une année intermédiaire en attendant 2015, non c’est vrai ça n’a pas de sens ce que je viens de dire, mais comme c’est tout des films autant dire n’importe quoi !

Flop 2015 de Quentin :

1. Ida de Pawel Pawlikowski

2. The Two Faces Of January de Hossein Amini

3. Supercondriaque de Danny Boon


4. Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu de Philippe de Chauveron


5. Les Gardiens De La Galaxie de James Gunn

Et voilà pour les pires films de 2014 qui ont chacun à leurs manières su nous ennuyer et surtout démontrer toute leurs nullités pour notre plus grand malheur.

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2014 – Surprises et Déceptions

Écrit par Werner Dejaeghere

Parce que j’ai pas écrit depuis un bout de temps, parce que j’ai déserté les salles pendant un certain moment, parce que j’ai raté pas mal de chose, parce que que c’est la fin d’année et que je vais attendre encore un peu avant de balancer les Top et les Flop de l’année et parce que je dis trop « parce que », parce que j’adore dire « parce que » (pardon). Bref il est l’heure de faire un petit bilan de mes plus grosses surprises et de mes immenses déceptions.

Commençons par les mauvaises nouvelles étant donné que c’était les films que je voulais le plus voir cette année et qui m’ont énormément dessus, car vraiment pas au niveau espéré (une déception quoi !). J’en ai pas énormément (six), mais autant dire que j’en attendais beaucoup. (les titres soulignés sont un lien vers la critique du film donc pour plus d’info. vous savez où ça ce passe)

6. La Vie Rêvée De Walter Mitty de Ben Stiller

Je l’attendais pas forcément à la base, mais au vu de la bande-annonce le film avait vite fait de m’intriguer c’était donc avec ma seule curiosité que je voulais voir le cinquième film de Ben Stiller, finalement je l’ai zappé à sa sortie en salle je me suis rattrapé en vidéo et sans que ça fut un véritable calvaire ou que ça soit spécialement un mauvais film, mais c’est juste loin de ce que ça nous vendait… une escapade poétique entre rêve et courage. La Vie Rêvée de Walter Mitty c’est juste un bon gros produit formaté qui vends du « vie tes rêves au lieu de rêver ta vie » à la manière de Sean Penn (au cast. du film tiens donc !) et son tout aussi con Into The Wild. Juste 1H50 de naïveté sans âme.

5. Her de Spike Jonze

Alors là il paraîtrait que je m’attaque à du lourd ! Un des films cité comme l’un des meilleurs de l’année, bon comme pour le précédent je l’attendais pas, fin surtout je ne savait pas à quoi m’attendre, j’étais dans le floue total quand la séance à démarrer, résultat j’ai ni pas aimé, ni aimé je sais à l’heure actuel toujours pas quoi en penser de ce Her. Tout ce que je peux dire c’est que tout le monde en disais du bien et en parlais comme d’un grand moment d’émotion donc forcément j’étais un peu excité à l’idée de découvrir cette univers à part et prendre ma petite claque, j’ai juste était mal à l’aise pendant 2H car Jonze m’a fais ressentir des trucs que j’ai jamais ressenti au cinéma et même en temps normal, ça m’a même terriblement effrayé ! C’est peut-être un signe de réussite, mais mis à part une technique irréprochable je ne sauve rien dans Her. Une sorte de Gravity du film d’amour.

4. Bande De Filles de Céline Sciamma

Ah Bande De Filles avec Les Poings Contre Les Murs de David MacKenzie, Timbuktu de Abderrahmane Sissako et Pride de Matthew Warchus c’est les films plein de qualité et qui se laisse regarder sans aucun déplaisir, mais au propos vaseux et qui va à toutes les facilités pour faire adhérer à son sujet. Bandes De Filles à la particularité d’être en plus celui que j’attendais le plus grâce à sa réputation et surtout parce que Céline Sciamma c’est quand même Naissance Des Pieuvres et Tomboy, elle livre là un film d’une pauvreté absolue qui s’oublie instantanément malgré le capital sympathie du projet.

3. Maps To The Stars de David Cronenberg

David Cronenberg qui s’attaque à Hollywood au travers d’un brûlot trash et burné autant dire que ça a de quoi exciter la cinéphilie et pourtant à l’arrivé la claque est sévère, la déception encore plus. Maps To The Stars est réussi dans sa critique on ne peut le nier, mais pour y arriver est-ce que Cronenberg avait besoin de se faire cousin détraqué de Woody Allen en utilisant un verbiage insupportable et des métaphores faussement complexe pour ce donner un petit côté cool/intello à la manière de Robert Pattinson qui casse son image (à merveille) dans des films de ce genre (Cosmopolis, The Rover par exemple). 1H50 de pur ennui pour un ensemble lourdingue dont on sauvera Pattinson et Evan Bird une des révélations de l’année.

2. Les Brasiers De La Colère de Scott Cooper

Casting de folie, bande-annonce mystérieuse, citer Voyage Au Bout De L’Enfer (mon film préféré) sur son affiche, plongée violente dans l’Amérique profonde, Casey Affleck, ce film avait tout pour me plaire et ce fut pour commencer la première déception de l’année et puis surtout qu’est-ce que c’est nul ! Scott Cooper fait la caricature de son univers, tombe dans la démonstration gratuite et surtout ce montre inintéressant. Les Brasiers De La Colère est un film étonnamment sage au vu de son sujet qui aborde la crise par le milieu des combats tout en parlant de la famille, de la guerre, mais Cooper se perds dans son illustration est mets cette « colère » partout et n’importe comment comme si il venait d’apprendre à se battre et qu’il voulait le prouver. Reste un casting impeccable qui arrive à faire tenir le film sans qu’il soit complètement médiocre.

1. Godzilla de Gareth Edwards

Là voilà LA déception de l’année et dire qu’il avait tout pour devenir LE blockbuster de l’année. Je sais même pas quoi dire tellement c’est décevant un tel matériel gâché, pourtant ça commencé bien, une promo plus excitante que jamais, un mystère complet, des bons premiers retours et puis ça quoi ! Godzilla a finis par se mordre la queue, attention je n’ai pas encore dis que c’était une merde il y a eu bien pire, mais il y avait moyen de faire tellement mieux. Un scénario claqué en deux secondes et étiré à son maximum qui se pose quand il devrait faire tout péter, qui fait tout péter quand il devrait se poser, plein de questions posé pour aucune réponse, ce film c’est une apocalypse scénaristique. Edwards pourtant a un profond respect pour la bête et déploie une tonne d’idée pour au final livrer qu’un film qui ne convainc et qui surtout n’emporte jamais. Un bon gâchis que ce Godzilla.

Au tour des films qui fut une surprise, car quand je m’attendais à rien (voir pire) et ce fut énormément le cas en 2014 avec beaucoup de film qui arrivait comme un film inutile de plus. Au final toute ces surprises sont peut-être des bouses, mais au moins elles auront eu le mérite de me surprendre et de ce faire apprécier car pas si mauvais que prévu. Vu que j’en ai choisi six pour mes déceptions autant en faire de même pour les surprises.

6. Ex-æquo : Qu’Est-Ce Qu’On A Fait Au Bon Dieu de Philippe De Chauveron et Albert À L’Ouest de Seth MacFarlane

Je ne fais d’habitude pas attention au critique quand je vais voir un film, je les lis sans vraiment les prendre en compte comme facteur d’envie de voir ou non un film sauf dans les cas extrêmes des avis très positifs et pour le coup négatifs, Qu’Est-Ce Qu’On A Fait Au Bon Dieu et ses 10 millions d’entrées ne m’intéressait absolument d’autant plus qu’il y avait bien mieux qui sortait à côté à ce moment là donc les critiques très négatives (et gratuite) me motivaient encore moins quand à Albert À L’Ouest je l’attendais énormément, mais ce déchaînement de mauvaise critique pour la plupart assassines m’ont éviter d’y aller, rattrapage effectuer en vidéo il s’avère que dans les deux cas j’ai eu tort pour le film de De Chauveron si il est loin d’être exceptionnel son humour franchouillard un peu lourd pèse au début, mais son capital sympathie en fait vite un film qui ce regarde avec grand plaisir quand MacFarlane et sa parodie de western elle est tout simplement hilarante, il se perds parfois un peu mais qu’est-ce que c’est bon (sauf quand il en fait trop). Deux films très différents mais qui au final ont su se créer un univers bien à eux.

5. Brick Mansions de Camille Delamarre

Le dernier rôle de Paul Walker au cinéma après son décès dans un accident (il y a encore Furious 7, mais c’est compliqué) sera dans le remake de Banlieue 13 et avec une promo mettant les pires côtés du film en avant, je m’attendais à un divertissement Europa Corp. complètement bâclé (comme beaucoup trop de leurs prods.) et qui se prenait en plus au sérieux, quelle surprise de se retrouver alors en face d’une très bonne série B. Brick Mansions c’est un remake complètement inutile certes mais il assure au niveau du divertissement, il envoie des punchlines bien nulles mais tellement cool tout du long et puis surtout il ennuie pas une seule seconde ce qui assez rare. Delamarre signe-là une vraie bonne série B totalement décomplexée comme il en manque cruellement actuellement. Et puis Paul Walker quoi !

4. Sex Tape de Jake Kasdan

Du côté de la comédie américaine la surprise vient de Jake Kasdan qui retrouve Cameron Diaz après Bad Teacher et Dieu sait que je croyais pas en ce film, Sex Tape est l’archétype de la comédie que je déteste et il l’affichait haut et fort dès ses premières bandes-annonces, produit hautement commerciale qui sert une histoire pour faire la promotion d’un produit, existant que pour les billets verts, c’est donc sans aucun remords que je ne me suis pas déplacé en salle. Et parce que j’aime voir un maximum de dit mauvais film le rattrapage vidéo de Sex Tape s’imposait et qu’elle surprise et je me demande encore pourquoi, mais j’ai non seulement passé un excellent moment et surtout j’ai ri à tel point que parfois ça m’étonnait, j’avais un sourire jusqu’aux oreilles. Sans être parfait Sex Tape s’avère très sympathique et puis surtout Kasdan fait preuve d’une incroyable générosité, rarement une comédie commerciale aura su autant livrer de gag. Surprise totale donc. Et puis le film possède un atout majeur… le génie comique de Jason Segel.

3. Une Rencontre de Lisa Azuelos

Comédie romantique et France n’ont jamais fais bon ménage, il y a toujours un petit problème dans l’exercice et Une Rencontre n’échappe pas à la règle, très convenue et surtout classique le film ne m’a impressionné que pour une raison… son ambition et oui Lisa Azuelos a une réelle envie de cinéma et un talent de réalisatrice étonnant, il y a des idées partout. La comédie populaire dans ce qu’elle a de plus respectable.

2. Blackout Total de Steven Brill

Plus haut je vous disais que la comédie américaine m’avait vachement surpris avec Sex Tape, mais c’et surtout parce que je m’en faisais une certaine idée avec Blackout Total je me lançais dans l’inconnu car il est sorti dans l’indifférence totale et pourtant le film de Steven Brill est une vraie bouffée d’air frais. Déjà vu et caricatural certes mais dans le genre de comédie qui ne paye pas de mine Blackout Total surprends car on y passe un très bon moment et surtout Elizabeth Banks nous emmènerait dans n’importe quelle aventure tant elle porte le film. Une très bonne surprise.

1. Fiston de Pascal Bourdiaux

OUI !! Je sais et j’en suis le premier surpris… J’ai aimé une comédie avec Kev Adams et Franck Dubosc ! J’avais un peu dea temps libre, vu tout ce que je voulais voir au ciné, c’est ainsi que je me suis retrouvé à la dernière séance de Fiston et quelle surprise. J’en avais absolument pas entendu parler, mais les apprioris qu’on sur la comédie française d’autant plus avec Franck Dubosc et désormais avec le nouveau fléau Kev Adams sont tenaces, mais c’est là que Fiston m’a surpris il détient une telle énergie et un rythme implacable qui nous emporte avec lui et qui fait du film une réussite. Le meilleur c’est que le film de Pascal Bourdiaux est drôle, tout simple mais très efficace. C’est sans honte que je dis que j’ai beaucoup la prestation de Kev Adams qui étonnamment juste et jamais dans le surjeux qu’on lui connait et Franck Dubosc qui fait du Dubosc et ce serait hypocrite de dire qu’il ne nous amuse pas un minimum. Fiston est donc LA bonne surprise de cette année 2014.

En attendant le meilleur et le pire de 2014… voilà pour les déceptions et les surprises de l’année, n’hésitez pas un commentez les vôtres. Espérons que 2015 ne soit que surprise dans un cinéma qui se renouvelle que très peu.

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